711-1492

Tolède, Cordoue, Grenade

Pendant près de huit siècles, la péninsule ibérique a connu sur son sol de grands États musulmans. Al-Andalous est le nom ancien de cette Espagne musulmane. Il dérive de Vandalousie ou Andalousie, nom donné à l'Espagne après qu'elle fut brièvement occupée au Ve siècle par les Vandales, une tribu germaine venue d'outre-Rhin (noter qu'al-Andalous, dont les frontières ont beaucoup varié au fil des siècles, n'a rien à voir avec la province actuelle d'Andalousie).

Rarement unifiée, l'Espagne musulmane s'est étendue jusqu'au Douro, un fleuve qui se jette dans l'Atlantique au niveau de la ville de Porto. Mais elle n'a jamais occupé toute la péninsule. Dès le VIIIe siècle, des seigneurs chrétiens héritiers de l'ancienne dynastie wisigothe se sont réfugiés dans la chaîne cantabrique, au nord du Douro, et de leurs nids d'aigle, ont combattu les nouveaux-venus avec l'aide des Francs d'outre-Pyrénées. 

La présence musulmane et la « Reconquête » qui s'en est suivie ont profondément imprégné l'Espagne moderne. On en prend la mesure sur les routes d'Andalousie en observant des clochers aux allures de minarets, résultat de la transformation d'anciennes mosquées en églises.

André Larané
Zone de friction, trait d'union

En marge des guerres frontalières entre seigneurs chrétiens et émirs andalous, l'islam espagnol a servi de trait d'union entre l'Occident et l'Orient.

C'est par exemple dans un monastère catalan, au contact des érudits andalous, que le moine Gerbert d'Aurillac, pape du Ier millénaire, a découvert la numérotation « arabe » (en fait hindoue) et l'a diffusée en Europe.

Au XIIe siècle, les savants d'al-Andalous redécouvrent l'œuvre d'Aristote. Leurs traductions et travaux ont nourri en Occident l'école scolastique illustrée par saint Thomas d'Aquin. Parmi ces savants figure le médecin musulman Averroès (Ibn Rushd), né à Cordoue en 1126.

Le rabbin Moïse Maïmonide, né dans la même ville et à la même époque en 1138, a dû quant à lui fuir à Fès puis au Caire pour échapper aux conversions forcées sous la pression des Almoravides. C'est sur les bords du Nil qu'il a pu composer son oeuvre. 

Des Romains aux Wisigoths

Disputée entre Carthage et Rome au IIIe siècle av. J.-C., la péninsule ibérique est divisée par Rome en deux provinces (Hispania ulterior à l'est et Hispania citerior à l'ouest), puis subdivisée en Bétique (actuelle Andalousie), Lusitanie (actuel Portugal) et Tarraconaise.

Au début du Ve siècle de notre ère, christianisée et relativement prospère, elle subit les invasions germaniques comme le reste de l'empire romain d'Occident. Les Alains s'installent en Murcie et Lusitanie et les Suèves en Galice, au nord-ouest et les Vandales en Bétique. La Tarraconaise demeure romaine.

En 440, les Wisigoths, installés en Aquitaine, de l'autre côté des Pyrénées, sont invités par l'empereur à réprimer des révoltes paysannes (les « Bagaudes ») en Espagne. Ils s'installent définitivement dans la péninsule ibérique au début du VIe siècle, après avoir été chassés d'Aquitaine par Clovis et ses successeurs.

On évalue le nombre des nouveaux-venus à 200 000 environ, pour une péninsule qui compte alors quatre ou cinq millions d'habitants.

Les Wisigoths combattent les Suèves et repoussent une tentative de reconquête de l'empereur Justinien. Sous la conduite du roi Leovigild (568-586), ils unifient la péninsule et soumettent même la Septimanie (le Languedoc). Ainsi constituent-ils un solide État chrétien autour de Tolède, sur le plateau central (la Meseta), quoiqu'ils soient de confession arienne et leurs sujets hispano-romains de confession catholique.

Cette entrave religieuse à la cohésion du royaume wisigoth disparaît en 589 : le fils et successeur de Leovigild, le roi Récarère, réunit à Tolède un concile qui proclame l'abandon de l'arianisme pour le catholicisme. La chrétienté espagnole s'épanouit dès lors sous l'égide de fortes personnalités comme l'évêque et érudit Isidore de Séville. Mais cette renaissance est de brève durée.

Le royaume wisigoth s'appauvrit du fait du déclin du commerce maritime, en bonne partie parce que, sur les rives opposées de la Méditerranée, des cavaliers arabes animés par une foi mystérieuse ont porté des coups de boutoir aux provinces byzantines d'Égypte et de Syrie.

L'Espagne est aussi en proie à des luttes claniques liées au caractère électif de la monarchie (comme dans la plupart des royaumes barbares, les successeurs des souverains défunts sont élus par l'assemblée des nobles). Ces luttes s'aggravent à la mort de Wamba, le dernier grand roi wisigoth, en 680. En 710 meurt l'un de ses successeurs, le roi Wittiza. Son fils, Agila, mis en concurrence avec un rival du nom de Rodéric (ou Rodrigue), appelle à l'aide un seigneur établi sur l'autre rive de la Méditerranée, en Afrique du nord. Il sait qu'il a une manière quelque peu différente d'adorer Dieu mais n'y voit rien à redire. Ainsi l'islam va-t-il s'introduire en Espagne, autrement dit en Europe.

L'islam franchit le détroit

En avril 711, 6 000 guerriers musulmans, essentiellement des Berbères, débarquent en Espagne sous la conduite d'un jeune chef, Tarik ibn Zyad qui laissera son prénom au détroit de Gibraltar. Tirant parti de l'impopularité des Wisigoths et faisant peu de cas de leur allié, ils avancent vers l'intérieur des terres et défont l'armée du roi Rodrigue à Guadalete (Wadi Lakka en arabe).

Voilà toute la péninsule entre les mains des nouveaux-venus, à l'exception de quelques vallées de la chaîne cantabrique où se sont réfugiés une partie des seigneurs wisigoths. Les musulmans, dans les deux décennies qui suivent, s'autorisent même des incursions au-delà des Pyrénées, jusqu'à Poitiers, et soumettent pendant quelques années la Septimanie (le Languedoc actuel).

Un juif lit la Haggadah lors de la Pessah (Pâque juive) dans une synagogue d'Al-Andalus (XIVe siècle)Au nombre d'à peine trente mille, les conquérants musulmans doivent au début se montrer accommodants avec la population. Les juifs, persécutés par les Wisigoths, les accueillent avec soulagement. Quant aux familles patriciennes et nobles, elles trouvent pour certaines des arrangements profitables avec les vainqueurs. Ainsi la famille Casio conserve la vallée de l'Ébre après s'être convertie sous le nom de Banu Qasi. Même chose en Murcie pour Téodore, devenu Tudmir.

Mais la situation ne tarde pas à se gâter du fait des querelles sanglantes entre chefs berbères et arabes. La population hispano-gothique, à l'exclusion des élites collaboratrices, se prend à détester l'occupant (note). 

Aux alentours de 740, la Berbérie (Afrique du nord) entre en révolte contre le calife de Damas, chef suprême des musulmans. L'Espagne musulmane se trouve de la sorte isolée du reste de l'islam. Quand le califat omeyyade de Damas est renversé par des rivaux, un prince rescapé de l'ancienne dynastie se réfugie à Cordoue et instaure un émirat. C'est le premier État musulman indépendant en-dehors du califat.

Ce prince du nom d'Abd er-Rahman Ier va enfin constituer une administration solide et repousser les offensives des Francs, conduits par le futur Charlemagne. Celui-ci arrive toutefois à placer sous son autorité la région entre l'Ébre et les Pyrénées, sous le nom de Marche d'Espagne. Les Wisigoths consolident quant à eux leur implantation en Galice, Cantabrie et Asturies, au nord du Douro (le fleuve du nord du Portugal). De ces régions, aux alentours de l'An Mil, va partir ce qu'il est convenu d'appeler la « Reconquête ».

La « Reconquête », une invention moderne

C'est seulement en 1799 que les historiens espagnols ont baptisé du terme de Reconquista (« Reconquête ») la longue succession de guerres féodales qui s'est poursuivie pendant cinq siècles, jusqu'à assurer le triomphe des rois chrétiens.

L'idée de récupérer l'Espagne perdue apparaît cependant dès 754 dans la Chronique mozarabe, chronique d'un clerc anonyme de Tolède ou de Cordoue. La nostalgie de l'Espagne chrétienne est relancée vers 813 par la découverte de la tombe de saint Jacques, qui aurait évangélisé l'Hispanie. Dans le royaume des Asturies, la résistance se mue en volonté de reconquête sous le règne d'Alphonse III le Grand (866) et dans la Chronique d'Alphonse III (fin du IXe siècle), le royaume se revendique ouvertement l'héritier du royaume wisigoth, avec une prétention à gouverner l'ensemble de la péninsule.

Mais pendant longtemps, les féodaux chrétiens se battent avant tout pour la plus grande gloire de leur lignée. Ils se querellent entre eux et s'allient à l'occasion avec des émirs musulmans. C'est l'appel à la croisade du pape Innocent III, au XIIIe siècle, qui va donner un coup d'accélérateur décisif à la Reconquista.

Al-Andalous et son Âge d'Or

En attendant, Abd er-Rahman Ier inaugure en 785 la mosquée de Cordoue, magnifique chef-d'œuvre de l'art islamique, avec ses 800 arcatures bicolores, qui alternent le rouge et le blanc. Elle sera maintes fois agrandie jusqu'à couvrir 23 000 m2 et devenir la plus grande mosquée du monde après celle de La Mecque. Elle en est l'une des plus belles.

À la mort d'Abd er-Rahman Ier, en 788, lui succède son fils cadet Hicham Ier puis son petit-fils Al-Hakam Ier, enfin son arrière-petit-fils Abd er-Rahman II... L'émirat de Cordoue connaît alors un premier Âge d'Or, nourri par des échanges culturels entre l'Orient et l'Occident.

Ainsi, comme le rappelle l'historienne Adeline Rucquoi, « En Espagne, les musulmans découvrent et adoptent l'aqueduc et les thermes romains ; l'arc outrepassé, qu'on pense si typiquement arabe, est en fait d'origine wisigothe. Et les chrétiens apprennent entre autres des Arabes l'usage de la noria » (note).

Al-Andalous connaît une cohabitation compliquée entre les chrétiens, qualifiés de « mozarabes » et majoritaires dans la population, les musulmans, dont beaucoup sont des convertis opportunistes, les muladis, et les juifs, au nombre d'environ 50 000. La persécution frappe régulièrement les chrétiens insoumis et trop diligents.

En 912, l'avènement d'Abd er-Rahman III (22 ans), fils d'une captive chrétienne, apporte un regain d'énergie à la dynastie omeyyade.

Le jeune souverain repousse au nord les attaques venues du royaume de León, qui a remplacé le royaume des Asturies. Et pour mieux affirmer son autorité, il prend le titre de calife et commandeur des croyants le 16 janvier 929, s'érigeant en chef suprême de ses sujets musulmans. C'est un défi au calife abasside de Bagdad.

En 936, il édifie près de Cordoue un palais somptueux, Madinat al-Zahra (en arabe, la ville de Zahra, du nom de sa favorite !).

Le califat connaît alors un nouvel Âge d'Or. Dans sa capitale, qualifiée d'« Athènes de l'Occident », s'épanouit une vie de cour sans égale en Occident cependant que les clercs et érudits de toutes religions, en relation avec l'empire byzantin, développent les études et les traductions (en arabe) des manuscrits de la Grèce ancienne.

La Reconquista chrétienne

Après l'An Mil, le califat ne tarde pas à décliner. Dans les années 1030, il éclate en une myriade d'émirats indépendants, les « reyes de taifas » (en espagnol, rois de factions). Au nombre de quelques dizaines, ils se querellent sans fin et nouent au besoin des alliances avec les royaumes chrétiens du nord.

Au royaume des Asturies, constitué en 718, ont succédé quatre royaumes : le royaume de Navarre, né en 824 autour de Pampelune, le royaume de León né en 824, mais aussi le royaume d'Aragon, né en 1035, et le royaume de Castille, né en 1065 autour de Burgos, et celui d'Aragon. À l'est se renforce le comté de Catalogne, autour de Barcelone.

Ces petits royaumes dynamiques et tout aussi querelleurs que les « reyes de taifas » commencent à grignoter ces derniers. Mais leurs combats n'ont encore rien d'une guerre de religion. Ils n'excluent pas les alliances et même les mariages entre familles régnantes musulmanes et chrétiennes.

- Avantage aux chrétiens :

Les chrétiens prennent l'avantage en 1037 avec la fusion des royaumes de León et de Castille, ainsi que de la Galice. En 1085, le roi de León et Castille Alphonse VI le Vaillant, surnommé « Lumière de l'Espagne », enlève aux Maures Tolède, l'ancienne capitale wisigothe. Il bénéficie du soutien actif du grand pape réformateur Grégoire VII, qui espère mettre la main sur les conquêtes castillanes car « le royaume d'Espagne, bien qu'occupé encore par les païens, appartient de droit à saint Pierre ». L'idée d'une guerre contre les infidèles commence à entrer dans les esprits...

Henri de Bourgogne, l'un des chevaliers bourguignons que le pape envoie à Alphonse VI, va se constituer un comté puis un royaume de Portugal à l'embouchure du Douro, autour de Porto. Quant au roi de León et Castille, il poursuit son offensive contre les reyes de taifas avec le concours de Rodrigue Diaz de Vivar. Ce dernier, entré dans la légende sous le surnom de Cid Campeador, s'emparera de Valence pour son propre compte en 1094.

La situation se complique quand Urraque, fille et héritière d'Alphonse VI (ou Alfonso VI), va devoir défendre sa couronne non contre les Maures mais contre son propre mari, le roi d'Aragon Alphonse Ier Sanchez le Batailleur.

- Les Maures se ressaisissent :

Soumis à tribut et proches de l'effondrement, les Maures, en désespoir de cause, font appel aux Almoravides du Maroc. Ceux-ci défont le roi de León et Castille à Zallaca (ou Zalakka, aujourd'hui Sagrajas) le 23 octobre 1086 puis à Uclès, en 1108, où meurt son fils unique. Ils reconstituent sous leur férule l'unité de l'Espagne musulmane.  

À défaut de réunir la couronne de sa femme à la sienne, le roi d'Aragon enlève Saragosse aux Maures en 1108 et y établit sa capitale. Il pousse son offensive jusqu'à Grenade, en Andalousie, mais est finalement repoussé et battu à Fraga, en Catalogne, le 26 août 1134. Il meurt quelques jours plus tard et, en 1137, son royaume absorbe la Catalogne suite au mariage de Pétronille d'Aragon avec Raymond Bérenger IV, comte de Catalogne.

Côté musulman, dans un premier temps, les Almoravides renforcent les pressions sur les minorités religieuses, chrétiens et juifs (ainsi la famille du futur savant Maïmonide est-elle contrainte de fuir). Ils imposent l'usage de la langue arabe et prétendent rétablir la foi musulmane dans sa rigueur originelle. Mais ils s'amollissent très vite dans les beaux palais de Cordoue et Grenade. Ils sont chassés du pouvoir en 1154 par une dynastie berbère elle aussi venue du Maroc et tout autant attachée à un islam rigoriste, les Almohades. Ceux-ci défont les rois chrétiens à Alarcos en 1195. Fuyant les persécutions et les conversions forcées, un certain nombre de juifs et de mozarabes (chrétiens) se réfugient dans les royaumes chrétiens du nord.

- Le pape en appelle à l'union :

Cette fois, c'est la papauté qui prend les choses en main. Le pape Innocent III appelle les chevaliers d'Occident à se joindre aux rois d'Espagne pour une croisade. C'est ainsi que le 16 juillet 1212, les Almohades sont écrasés à Las Navas de Tolosa par une coalition de trois rois, Pierre II d'Aragon, Sanche VII de Navarre et Alphonse VIII.

Dans la foulée, Jacques Ier d'Aragon, successeur de Pierre II, s'empare des Baléares et reprend Valence ; Ferdinand III de Castille entre en 1236 à Cordoue, la prestigieuse capitale de l'ancien califat, et en 1248 à Séville.

Cette reconquête épique est restée gravée dans la toponymie. Ainsi la province centrale de l'Espagne actuelle, Castilla (Castille), tire-t-elle son nom des châteaux (castella) érigés par les guerriers chrétiens. Beaucoup d'entre eux venaient d'ailleurs d'outre-Pyrénées et plus précisément de l'Aquitaine. La plupart ont fait souche sur place.

Difficile mélange des cultures

Les progrès de la reconquête génèrent un problème inédit, celui des musulmans passés sous la tutelle d'un souverain chrétien, les Mudéjars. Leur fidélité et leur statut vont prêter à controverse pendant six siècles, jusqu'à l'expulsion de leurs ultimes descendants. En attendant, leur savoir-faire artistique va perdurer sous la forme d'un « art mudéjar » apprécié. C'est ainsi qu'à Séville, le roi Pierre Ier le Cruel se fait édifier un Alcazar dans le style mauresque et apprécie de se faire appeler sultan.

De façon plus inattendue, à mesure qu'ils étendent leurs conquêtes, les seigneurs chrétiens rencontrent aussi des difficultés avec les « mozarabes », chrétiens de culture arabe peu disposés à supporter leurs manières...

Derniers feux

De l'Espagne musulmane, il ne reste plus que l'émirat de Grenade, fondé en 1238 par Mohamed Yusuf Nasr. Son successeur doit dès 1272 se reconnaître vassal du roi Alphonse X de Castille et lui payer tribut. Au milieu du XIVe siècle, l'émir Yusuf Ier édifie le somptueux palais de l'Alhambra (d'un mot arabe qui veut dire rouge). Son successeur l'embellit avec le célébrissime patio des Lions.

Entièrement islamisé, le petit royaume nasride va survivre cahin-caha pendant plus de deux siècles, jusqu'à ce que les troupes espagnoles l'investissent et renversent le dernier souverain nasride, Boabdil. C'en sera alors fini de la présence musulmane en Espagne.

Beaucoup plus tard, à la faveur de la guerre civile (1936-1939), le grand universitaire espagnol Américo Castro (1885-1972) développera l'idée que l'Espagne est étrangère aux valeurs constitutives de l'Europe et doit sa singularité à l'occupation musulmane et aux valeurs qu'elle a véhiculées. C'est ainsi qu'il diffusera le mythe d'un Al-Andalus tolérant, fondé sur la coexistence harmonieuse des « trois religions ». Cette vision irénique a été remise en cause par les travaux de l'historien Serafín Fanjul (Al-Andalus, l'invention d'un mythe, L'Artilleur, 2017).

Publié ou mis à jour le : 2019-08-01 11:03:34

 
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