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Raymond Poincaré (1860 - 1934)

L'artisan de l'Union sacrée


Raymond Poincaré (20 août 1860, Bar-le-Duc (Meuse) - 15 octobre 1934, Paris)Natif de Bar-le-Duc (Meuse) et cousin germain du mathématicien Henri Poincaré, Raymond Poincaré débute comme avocat dans sa ville natale avant d'entrer en politique.

Froid et réfléchi, intègre, ce Lorrain, qui a connu l'invasion prussienne en 1870, se signale à la Chambre des députés puis au Sénat, au début de la IIIe République, par sa sensibilité sociale tout autant que par un nationalisme ardent.

Succédant à Joseph Caillaux à la présidence du Conseil en janvier 1912, après l'affaire du Maroc, il ambitionne de préparer la «revanche» ou du moins de mettre la France en situation de résister à une agression allemande.

Il accélère le réarmement du pays, ce qui lui vaudra après la Grande Guerre le surnom de «Poincaré-la-guerre», et renforce les alliances avec la Russie et le Royaume-Uni. Il poursuit ses efforts après son élection à la présidence de la République, le 17 janvier 1913.

Poincaré fait voter en juillet 1913 une loi sur le service militaire de 3 ans pour tous (curés compris !). Mais il est désavoué par les électeurs qui amènent à la Chambre une majorité radicale et de gauche. Il se sépare donc de son président du Conseil et ami Louis Barthou et appelle à la tête du gouvernement René Viviani, un leader socialiste et anticlérical mais partisan de la loi de trois ans. Pour apaiser l'électorat populaire de gauche, qui ne veut pas de cette loi, il fait voter une loi sur l'impôt progressif sur le revenu.

Après l'attentat de Sarajevo, Raymond Poincaré, soucieux de préserver à tout prix l'alliance franco-russe, donne au tsar l'assurance de «seconder entièrement, dans l'intérêt de la paix générale, l'action du gouvernement impérial».

Le 1er août 1914, il lance une formule qui se veut rassurante : «la mobilisation n'est pas la guerre» et le 4 août, une fois les hostilités engagées, plaide pour l'«Union sacrée». La formule fait florès mais lui-même, d'une apparence glaciale, a du mal à galvaniser les énergies. Il finit en 1917 par appeler au gouvernement son adversaire politique, Georges Clemenceau.

Après la guerre, il retrouve de janvier 1922 à juin 1924 la présidence du Conseil et, dans le souci d'une «exécution intégrale du traité de Versailles», il fait alors occuper la Ruhr pour obliger l'Allemagne à payer ses «réparations». L'Allemagne entre dans une tourmente financière. La France est également touchée et la valeur de sa monnaie plonge de 50%. Les élections du 11 mai 1924 amènent la victoire du Cartel des Gauches et son renvoi du gouvernement le 1er juin.

Il est rappelé le 23 juillet 1926 pour pallier la catastrophe financière. Il forme un cabinet d'union nationale et le 25 juin 1928, dévalue le franc. Il démissionne pour raison de santé le 26 juillet 1929, en pleine gloire.

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Publié ou mis à jour le : 2014-06-24 18:47:13

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