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Édouard Herriot (1872 - 1957)

La «République des professeurs»


Né à Troyes, en Champagne, dans la famille d'un officier sorti du rang, Édouard Herriot est le plus illustre représentant de la « République des professeurs » qui vit des normaliens se succéder à la présidence du Conseil sous la IIIe République avec Paul Painlevé, Léon Blum et André Tardieu, et dont le dernier lointain représentant fut Georges Pompidou.

La « République des avocats » lui succéda, avec Pierre Mendès France et Edgar Faure sous la IVe République puis des prolongements sous la Ve avec François Mitterrand et Nicolas Sarkozy, avant d’être supplantée par la République des énarques avec Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, François Hollande et bien d’autres.

Un homme de lettres

Édouard Herriot (5 juillet 1872, Troyes,Aube - 26 mars 1957, Saint -Genis-Laval, Rhône) Élève brillantissime, Édouard Herriot se présente au concours de l’agrégation de lettres à la fin de sa 3e année de scolarité à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm.

Nommé en 1904 à Lyon, qui va devenir sa ville d'adoption, Édouard Herriot soutient sa thèse de doctorat sur une Lyonnaise célèbre, Madame de Récamier. Il suggère  que son mari était sans doute aussi son père ! 

Dès l'année suivante, le 3 novembre 1905, il succède au maire de la ville en cours de mandat. Il a alors 33 ans et restera à la mairie pendant plus de cinquante ans, jusqu’à sa mort en 1957, avec une interruption entre 1940 et 1945 pendant les années d’Occupation.

Il se fait remarquer par sa remarquable éloquence au Sénat à partir de 1912 et devient ministre du ravitaillement en 1916, avant d’entamer après la Victoire une carrière politique nationale qui le verra présider le parti radical pendant plus de 30 ans.

Maintes fois ministre, il sera aussi à trois reprises président du Conseil pour finir par être brocardé comme « la République en personne ».

Édouard Herriot est président du Conseil du Cartel des gauches, qui tombe en 1924 sur le « mur de l’argent ». Son deuxième ministère fut renversé le jour même de sa présentation devant le Parlement, le 21 juillet 1926. Après la victoire de la gauche aux élections de 1932, il constitue un nouveau ministère qui va tenir six mois.

Invité en URSS par Staline à l'été 1933, Il visite l'Ukraine et en revient enchanté, sans avoir rien vu de l'épouvantable famine qui y sévissait au même moment. De retour, il déclare, péremptoire : « J'ai traversé l'Ukraine. Eh bien ! je vous affirme que je l'ai vue tel un jardin en plein rendement ».

En 1936, Herriot se tient en-dehors du gouvernement du Front Populaire mais accède au « perchoir », la présidence de la Chambre des députés. Le 9 juillet 1940, au Casino de Vichy où s'est réunie l'assemblée, il conseille le ralliement au maréchal Pétain mais lui-même se tiendra éloigné du régime de Vichy, jusqu'à être mis en résidence surveillée puis déporté en Allemagne.

Herriot est aujourd’hui le symbole du régime parlementaire qui conduisit la France à la débâcle en 1940 puis à l’impuissance devant les événements d’Algérie en 1958. Les Lyonnais gardent de lui une meilleure image grâce aux réalisations confiées à l’architecte Tony Garnier, parmi lesquelles l’hôpital Édouard Herriot.

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Publié ou mis à jour le : 2016-04-09 17:12:41

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