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>> IIIe République
La fin de la IIIe République
Manifestation de février 1934
• 25 juin 1928 : Poincaré exécute le franc Germinal
• 14 janvier 1930 : construction de la ligne Maginot
• 30 avril 1930 : assurance-vieillesse obligatoire
• 9 janvier 1934 : découverte du cadavre de Stavisky
• 6 février 1934 : manifestation sanglante à Paris
• 16 juillet 1935 : la déflation Laval
• 3 mai 1936 : victoire du Front populaire
• 20 juin 1936 : le Front populaire généralise les congés payés
• 10 juillet 1940 : pleins pouvoirs au maréchal Pétain
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IIIe République

Du Front populaire à Vichy


La crise économique qui a éclaté aux États-Unis en 1929 est relancée en Europe en 1931. Elle gagne peu à peu la France.

La crise sociale, aggravée par des mesures de rigueur inappropriées, se double d'une crise morale et politique. Beaucoup de citoyens sont attirés par le modèle autoritaire qui prospère en Europe centrale, y compris en Allemagne où Hitler vient de prendre le pouvoir.

Le scandale Stavisky suscite l'indignation et pousse les ligues d'anciens combattants à manifester autour de la Chambre des députés. La manifestation tourne mal et fait craindre aux partis de gauche, de façon quelque peu abusive, qu'un régime de type fasciste ne s'installe en France.

Plus important encore, l'arrivée de Hitler au pouvoir en Allemagne conduit le gouvernement conservateur de Pierre Laval à tenter un rapprochement diplomatique avec l'Union soviétique de Staline. Le 2 mai 1935 est conclu à Moscou un traité d'assistance mutuelle entre l'URSS et la France.

Staline lève dès lors son veto au rapprochement entre le parti communiste français de Maurice Thorez et la gauche réformiste représentée par la SFIO de Léon Blum, ancêtre du parti socialiste, et le parti radical d'Édouard Daladier. Un boulevard électoral s'ouvre à la gauche...

Le 14 juillet 1935, un demi-million de sympathisants socialistes et communistes défilent ensemble à Paris de la Bastille à la place de la Nation en réponse à la politique de la «main tendue» de Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste.

Le parti communiste, le parti radical et la SFIO signent un accord électoral le 27 octobre 1935 et publie un programme de «Rassemblement populaire» le 12 janvier 1936. C'est ainsi que se constitue un Front populaire qui rapproche pour la première fois les trois grands partis de gauche.

Le 3 mai 1936, en France, le deuxième tour des élections législatives donne la victoire au Front populaire . La coalition remporte 378 sièges contre 220 à la droite.

Le 4 juin, le parti communiste s'étant prononcé pour un soutien sans participation, Léon Blum forme avec les radicaux un gouvernement qui va mener tambour battant de nombreuses réformes sociales : accords de Matignon avec les syndicats (7 juin 1936), congés payés (8 juin 1936), semaine de 40 heures (12 juin 1936)...

Mais la crise mondiale et les réformes elles-mêmes précipitent la ruine de l'économie. Dès le 13 février 1937, Léon Blum décide une «pause» dans les réformes.

Ses atermoiements face à la crise espagnole et à la menace hitlérienne achèvent de le discréditer et dès le 21 juin 1937, il remet sa démission après le refus du Sénat de lui accorder les pleins pouvoirs financiers et le contrôle des changes.

Plongée dans une crise gouvernementale et à la remorque de l'Angleterre, la France se montre impuissante face aux coups de force de Hitler : Anschluss et rattachement de l'Autriche au IIIe Reich (mars 1938), occupation de la Tchécoslovaquie (octobre 1938).

Quand éclate la Seconde Guerre mondiale et que la Wehrmacht envahit la France, l'état-major et le gouvernement sont saisis de paralysie. L'occupation est bouclée en six semaines malgré la courageuse résistance des troupes françaises. Le maréchal Philippe Pétain est appelé à la tête de l'État et le 10 juillet 1940, l'assemblée nationale issue du Front populaire lui remet les pleins pouvoirs. C'est la fin de la IIIe République, née 70 ans plus tôt d'une autre invasion.

Rejoint par de jeunes technocrates ambitieux et de nombreux pacifistes de la gauche communiste ou socialiste, tels Pierre Laval ou Jacques Doriot, le nouveau régime, simplement qualifié d'État français, prétend redresser le pays et le revigorer par une Révolution nationale, tout en s'accommodant d'une collaboration de plus en plus déshonorante avec l'occupant.

André Larané

Publié ou mis à jour le : 2014-01-21 22:02:35

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