350 ans d'Opéra

Quand la musique se donne en spectacle

De tous les rois de France, Louis XIV fut sans conteste le mieux placé pour créer une Académie musicale. Il aimait la musique, il aimait le grand spectacle et il aimait danser. Ne s’était-il pas lui-même produit à 15 ans sur scène dans le rôle du Soleil dans le « Ballet de la Nuit » en 1653 ? De là lui vint le surnom de Roi-Soleil.

Dès 1661, il fonde l’Académie Royale de la Danse. Et le 28 juin 1669, à l’apogée de son règne, il fonde l’Académie Royale de Musique par lettre patente. 350 ans plus tard, cette institution est plus vivante que jamais sous l’appellation d’Opéra National (note).

François-Xavier Lenoir

Aux origines de l’opéra

L’histoire a retenu l’année 1600 comme étant celle du premier opéra ayant laissé une trace. Il s’agit de l’Euridice de Jacopo Peri (1561-1633) présenté à Florence dans le cadre somptueux du Palais Pitti, à l’occasion des fêtes organisées pour le mariage d’Henri IV et de Marie de Médicis.

Jacopo Peri dans son costume de performance d'Arion dans l'intermedio de La Pellegrina, 1589, dessin de Bernardo Buontalenti. L'agrandissement est un tableau d'Antonio Domenico Gabbiani, Les musiciens du prince Ferdinand,  Florence, Galleria Palatina, vers 1685.Euridice, qui n’est pas la première œuvre de ce musicien, n’est pas non plus la première musique de scène. Depuis longtemps déjà, il existait des mystères, des soties ou des pantomimes qui préfiguraient une première forme d’opéra.

Peri faisait partie d’un petit groupe qui comprenait aussi Vicenzo Galilei, père de l’astronome, Emilio Cavalieri et Giulio Caccini sous l’égide de quelques nobles florentins. Ils cherchaient la meilleure façon de mettre de la musique sur des textes et que ceux-ci restent compréhensibles. Ce groupe reçut plus tard le nom de Camerata.

Le premier à utiliser les préconisations de ce groupe fut Claudio Monteverdi (1567-1643) dont le premier opéra, Orfeo (1607), a marqué les esprits.

Il dominait aussi bien le style polyphonique, très beau musicalement mais peu compréhensible, que la monodie (ou chant non accompagné) beaucoup plus aisée à comprendre. Une dizaine d’œuvres suivirent jusqu’au Couronnement de Poppée (1643). À la mort de Monteverdi en 1643, l’opéra avait déjà trouvé son public. L’engouement fut général et des salles se construisirent un peu partout en Italie.

Aux alentours de 1670, Naples, capitale d’un royaume alors très prospère, était devenu le principal centre de développement de l’opéra. L’ouverture musicale, l’orchestre plus étoffé, les premiers grands airs naquirent à cette époque notamment sous l’impulsion d’Alessandro Scarlatti (1659-1725), chef de file de l’école napolitaine.

Le chanteur Farinelli (de son vrai nom Carlo Broschi ) et ses amis, Jacopo Amigoni, 1750-1752, Melbourne, National Gallery of Victoria. Farinelli est au centre : à sa droite, Teresa Castellini, la prima donna de l’opéra de Madrid et Abate Metastasio, son ami et librettiste. À sa gauche, le peintre Jacopo Amigoni qui a réalisé ce tableau.

Les chanteurs réclamaient des airs qui puissent les valoriser auprès d’un public qui les idolâtraient. Ce fut le début du « bel canto » c’est-à-dire du chant pour lui-même qui sera marqué par l’intervention de « castrats » devenus célèbres : Farinelli, Caffarelli, Porporino…

La principale forme en est alors l’opera seria ou « opéra sérieux » qui met en valeur les chanteurs au sein de drames historiques ou mythologiques.

En réaction à la rigueur et au côté figé de ce type de représentation va se développer une forme plus avenante et même comique, l’opera buffa ou « opéra-bouffe », qui met en scène des situations et des personnages de la vie courante. Toute l’Europe, l’Angleterre et l’Autriche en tête, adopte ce style italien en introduisant différentes composantes nationales.

De façon contradictoire, la France résiste à l’attrait du bel canto. S’écartant de la furia italienne, les compositeurs français gardent plus de retenue conformément au style classique de l’époque louis-quatorzième.

En 1674, l’Alceste de Lully (1632-1687) marque la naissance de l’opéra français, une certaine rigueur du texte allant de pair avec un déploiement de faste comprenant machinerie, décors, costumes et ballets.

Christoph Willibald Gluck, 1860, Paris, BnF, Gallica. L'agrandissement montre une illustration de l'opéra de Gluck, Orphée et Eurydice, Paris, BnF, Gallica.Jean-Philippe Rameau (1683-1764) continuera sur la même lancée avec plus d’effets musicaux. Les Indes galantes (1735) et Dardanus (1739) ont marqué les esprits.

Étonnamment, c’est un Autrichien, Christoph Willibald Gluck (1714–1787), installé à Paris en 1773, qui va codifier la tradition du futur grand opéra à la française avec notamment son « incontournable » ballet en quête du juste milieu entre musique et parole. Il n’en reste pas moins que le compromis entre la compréhension du drame et la musique demeure très difficile.

Gluck, d’abord porté aux nues, est par la suite sifflé et retourne à Vienne. Cependant son influence restera importante en France alors que tous les autres pays, Allemagne et Autriche notamment, seront toujours dominés par le monde musical italien.

Mozart fait sa révolution

C’est à nouveau d’Autriche que va souffler le vent de la nouveauté. En 1782, le jeune Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) compose L’Enlèvement au sérail. La musique y suit sa propre progression sans être contrainte ni par l’action, ni par les paroles. Comme la plupart des compositeurs de cette époque, Mozart conserve les bases de l’opéra italien mais le transcende dans le fond et dans la forme par son génie musical.

Son chef d’œuvre Don Giovanni (1787) est un sommet du genre. Wagner dira du divin Mozart : « Il s’empara si bien du genre de la musique italienne, qu’il s’y créa un domaine qui n’appartiendra jamais qu’à lui ». L’accompagnement d’orchestre est considérablement développé et il se produit une osmose entre le texte et la musique. Les airs chantés et les récitatifs plus mélodiques qu’auparavant alternent avec les morceaux à plusieurs voix et les chœurs.

Cette évolution trouvera son accomplissement dans son dernier chef-d’œuvre, La Flûte enchantée (1791), Singspiel en langue allemande qui marque le début de l’opéra allemand.

Il sera suivi par Ludwig van Beethoven (1770-1827) et Carl Maria von Weber (1786-1826), même si le Fidelio (1814) du premier n’influence pas notablement l’art lyrique contrairement aux opéras de Weber, surtout le Freischütz (1821) et Euryanthe (1823), qui marquent la consécration de l’opéra romantique allemand. Pour la première fois, le compositeur y utilise le leitmotiv ou fil conducteur musical qui sera largement repris par la suite, surtout par Wagner.

Le couple immuable : compositeur et librettiste

À côté du compositeur, le rôle du librettiste (rédacteur du texte) est essentiel pour que le spectacle fonctionne, que l’attention soit soutenue et que la musique serve le texte et inversement. Verdi a changé plusieurs fois de partenaire, alors que Wagner s’est estimé mieux servi par lui-même. Aujourd’hui le rôle du directeur de l’opéra ou de directeur musical est essentiel pour former les meilleures équipes. L’ensemble formé par le metteur en scène, le chef d’orchestre et les chanteurs doit fonctionner en symbiose pour que le public apprécie pleinement l’œuvre représentée.

La France fait son opéra à part

Encore une fois, la France sa singularise. En quelques années, sous la Restauration monarchique, qui suit la chute de Napoléon Ier, Paris devient la capitale européenne de la musique avec une multitude d’orchestres présents dans la capitale.

Rossini par Vicenzo Camuccini Milan, Teatro alla Scala. L'agrandissement montre une scène du Barbier de Séville, opéra bouffe créé à Rome en 1816 d'après la pièce de Beaumarchais et dont Rossini a écrit la musique. Dessin de Frédéric Sorrieu représentant le chanteur Salvi dans le rôle du comte Almaviva, Bibliothèque de l'Opéra, Paris.Les compositeurs italiens comme s’ils se donnaient le mot viennent presque tous à Paris. Arrivé parmi les premiers en 1787, Luigi Cherubini (1760-1842) joue un rôle important puisqu’il devient en 1822 directeur du Conservatoire. Bien que son opéra Médée soit très apprécié, ce n’est pas un moderniste. Il en va de même avec Gaspare Spontini (1774-1851), fameux auteur de La Vestale (1807), qui arrive à Paris en 1803.

Celui qui va marquer les esprits est Gioachino Rossini (1792-1868). Lorsque Rossini, l’immortel auteur du Barbier de Séville (1815), arrive à Paris en novembre 1823, ce n’est pas un inconnu car douze de ses œuvres ont déjà été montées au Théâtre-Italien, dont quatre en 1822. Rossini connaît cependant un échec à Paris avec Guillaume Tell (1829). Il renoncera alors à composer, mais terminera sa vie à Paris entouré de gloire, d’honneurs et de richesse.

Giacomo Meyerbeer par Nadar, XIXe siècle, Paris, BnF Gallica. L'agrandissement représente la scène de l’exorcisme où Fidès se voit contrainte par le « prophète » Jean de nier qu’elle est sa mère, Edward Henry Corbould, XIXe siècle.Ses successeurs, venus aussi à Paris, seront les grands représentants du bel canto. Leurs opéras, semés de morceaux de bravoure demandent des prouesses vocales. Vincenzo Bellini (1801-1835), dont les opéras La Somnambule (1831), Norma (1831) et Les Puritains (1835) sont parmi les plus joués du répertoire lyrique, et Gaetano Donizetti (1797-1848), auteur de 70 opéras dont certains célébrissimes comme Anna Bolena (1830), L’Elixir d’amour (1832), Lucia de Lammermoor (1835) ou La Favorite (1840), qui sont les plus emblématiques.

Mais c’est un Allemand, Giacomo (sic) Meyerbeer (1791-1864), qui poussera à son paroxysme la composition du grand opéra à la française avec une importante ouverture, de nombreux airs de bravoure, des chœurs enthousiasmants et bien sûr l’inévitable ballet. Robert Le Diable (1831), Les Huguenots (1836) et Le Prophète (1849) sont les plus représentés.

Verdi et Wagner : l’opéra à son apogée

La même année 1813 naissent les deux compositeurs qui vont révolutionner l’opéra italien et l’opéra allemand et dominer la scène lyrique européenne jusqu’à la fin du XIXe siècle. Giuseppe Verdi (1813-1901) composera 28 opéras dont la plupart dont devenus des « tubes » mondiaux. L’originalité de la plupart des livrets, le sens de la progression de l’action et des airs reconnaissables entre tous feront son succès. Citons seulement Le Trouvère (1853), La Traviata (1853), Un bal masqué (1859), Aïda (1871) ou Otello (1887).

Si l’on excepte quatre opéras de jeunesse, Richard Wagner (1813-1883) ne composera quant à lui qu’une dizaine d’opéras mais par son originalité et son sens des œuvres monumentales va marquer durablement le monde de l’opéra. Chez lui l’orchestre participe à l’action et crée une unité par l’usage du leitmotiv. Les voix sont totalement intégrées à la musique et la mélodie est traitée de façon continue. Tannhauser, Parsifal et Lohengrin et la fameuse Tétralogie figurent parmi ses chefs-d’œuvre connus de tous.

Les Français ne sont cependant pas évincés par ces deux géants. Hector Berlioz (1803-1869) compose des opéras originaux, très mélodiques, même s’ils pèchent un peu tous par un déséquilibre de l’action tels que Benvenuto Cellini (1838), au livret bancal, La Damnation de Faust (1846), qui s’éloigne de l’œuvre de Goethe, ou Les Troyens (1856-58), trop long. Ce n’est pas le cas avec Charles Gounod qui compose des œuvres solides, avec de nombreux chœurs et des musiques mémorisables qui plaisent au public. Les grands airs de Faust ou de Mireille résonnent encore dans l’esprit du public.

Dans leur sillage, Georges Bizet et Jules Massenet créeront des œuvres très appréciées. La Carmen du premier est encore l’un des opéras les plus joués dans le monde. La Bohème ou Thaïs du second sont joués sur toutes les scènes mondiales. Camille Saint-Saëns et Ambroise Thomas ont aussi composé des œuvres qui sont toujours jouées. Samson et Dalila pour l’un, Hamlet pour l’autre.

Dans la plupart des pays, des compositeurs nationaux ont aussi composé des opéras ayant un grand succès nationalement ou même hors des frontières. L’école russe représentée par Moussorgski, Borodine et Tchaïkovsky ou les tchèques Smetana et Dvorak.

Vous avez dit « comique » ?

Pendant longtemps, on a fait une distinction stricte entre les opéras, entièrement chantés, et les « opéras comiques », entrecoupés de parties parlées. Seuls les premiers avaient le droit d’être représentés à l’Opéra, les autres devant se contenter de l’Opéra-Comique, voire d’autres salles comme la Gaîté Lyrique. Avec le temps et une plus large ouverture d’esprit, et avec des modifications parfois, de nombreux opéras comiques sont maintenant représentés à l’Opéra pour le plaisir de tous. C’est le cas de Carmen de Georges Bizet créé en 1875 à l’Opéra-Comique qui n’est entré à l’Opéra qu’en 1959 ou du Roi d’Ys, d’Édouard Lalo, créé en 1888 mais seulement entré à l’Opéra en 1941.

L’opéra en quête de renouveau

À la mort de Wagner et surtout de Verdi, au tournant du XXe siècle, le monde musical est un peu désemparé. Une nouvelle école apparaît : le vérisme. Il consiste à représenter des drames dans un contexte proche de la vie de tous les jours et à pousser certaines situations au paroxysme. Là encore, les Italiens Mascagni et Leoncavallo sont les exemples les plus accomplis. Un compositeur français, Gustave Charpentier se rattache à cette mouvance naturaliste.

Deux compositeurs de génie vont se détacher de cette mouvance et renouveler la tradition de l’opéra italien et de l’opéra allemand. Il s’agit de Giacomo Puccini et de Richard Strauss. Nous ne citerons que La Tosca ou Madame Butterfly pour le premier et Le Chevalier à la rose et La Femme sans ombre pour le second. Claude Debussy (1862-1918) va aussi s’attacher à donner une nouvelle orientation à l’école française avec Pelleas et Mélisande (1902), mais n’aura guère de successeur. Parallèlement, en Europe centrale le très prolifique Janos Janacek (1854-1928) va apporter un sang nouveau à la musique tchèque.

Après la Première Guerre mondiale le dodécaphonisme va faire son entrée sur les scènes d’opéra. Schoenberg, avec Moïse et Aaron et surtout Alban Berg avec Wozzeck et Lulu qui restera inachevé. Les possibilités de l’orchestre et de la voix humaine sont poussées à leurs limites, mais le style atonal n’est pas apprécié par tous les publics. En réaction, Menotti, Poulenc et Benjamin Britten vont néanmoins réussir à apporter leur propre touche à cette production.

L’opéra est un genre qui ne régresse pas. De nouveaux compositeurs vivants y apportent leur contribution. Parmi eux, les Français : Dusapin, Hersant, Manoury, Mantovani, Fenelon… et le Hongrois Peter Eötvös, sont couramment produits sur les scènes lyriques. L’Opéra n’est pas un genre figé mais une création qui reste toujours en mouvement.

Armide de Lully, présenté dans la première Salle du Palais-Royal en 1761, Gabriel Jacques de Saint Aubin, musée des Beaux-Arts de Boston. L'agrandissement est un tableau de Victor Navlet, L'escalier de l'Opéra Garnier, vers 1880, Paris, musée d'Orsay, DR.

L’Opéra, de salle en salle

À Paris, au XIXe siècle et au début du XXe, les abonnements à l’Opéra font partie de la vie publique et sociale. Les personnes les plus en vue ont toutes leur loge à la saison à l’Opéra ou, en plus familial, à l’Opéra-Comique, une création tardive de… Louis XIV (1714) !

Dans la capitale, la salle de l’Opéra a changé de nombreuses fois de lieu. Les incendies ou des décisions arbitraires ont eu plusieurs fois raison des succès les plus accrochés.

Incendie de la première salle de l'Académie royale de musique au Palais-Royal le 6 avril 1763, Paris, BnF Gallica. L'agrandissement représente la fin de l'incendie du théâtre de l'Opéra de Paris, deuxième salle du Palais-Royal, le 8 juin 1781, Hubert Robert, Paris, musée du Louvre.En 1671, la première salle digne de ce nom se trouvait rue Mazarine. Puis, par deux fois, l’Opéra fut installé au Palais Royal, mais il brûla à chaque fois. En 1780, le roi reprend en main la gestion de l’Opéra. Après une étape à la salle de la Porte Saint-Martin, il s’installa de 1794 à 1820 rue Richelieu. C’est en s’y rendant que l’escorte du Premier Consul Bonaparte fut atteinte par un attentat à la bombe en 1800 et en 1820, le duc de Berry, héritier du trône, fut assassiné sur ses marches.

Cette salle maléfique fut détruite dans l’année et l’Opéra déménagea dans la rue Le Pelletier, de 1821 à 1873. C’est dans cette mythique salle de la rue Le Pelletier que seront créés L’Africaine de Meyerbeer, Don Carlos de Verdi ou encore Hamlet d’Amboise Thomas. En 1866, le gouvernement de Napoléon III institua le principe du directeur entrepreneur, qui existe encore dans le principe malgré beaucoup de changements.

La grande salle du théâtre de l'Académie royale de musique, 1864, August Lauré. L'agrandissement montre la   maquette construite pour le décor du premier acte de l'opéra de Meyerbeer, L'Africaine, 1865, Auguste rubé et Philippe Chaperon, Paris, BnF.

En 1858, l’Empereur a été visé comme son oncle par un attentat près de l’Opéra et a décidé en conséquence de faire construire une nouvelle salle. Autrement plus somptueuse, elle sera inaugurée en 1875, après sa chute, par le président Mac-Mahon. Cet Opéra Garnier, du nom de son architecte, est la salle historique que nous connaissons de nos jours.

Cependant, trop exigu, trop pompeux et passablement élitiste, malgré la décoration du plafond par Marc Chagall, l’édifice sera en partie supplanté par l’Opéra Bastille, inauguré en 1989 par le président François Mitterrand, pour le bicentenaire de la Révolution Française.


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• 28 juin 1669 : Louis XIV fonde l'Académie Royale de Musique
Publié ou mis à jour le : 2020-05-06 10:44:25

 
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