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• 1er décembre 1916 : mort discrète du père Charles de Foucauld
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63 à nos jours

Martyrs d'hier et d'aujourd'hui


Le mot martyr vient du grec martur qui signifie « témoin ». Les Églises chrétiennes désignent de cette façon les croyants qui témoignent de leurs convictions et proclament leur foi en Dieu, au risque d'être persécutés, torturés et mis à mort.

Les premiers martyrs remontent à l'époque romaine mais c'est au... XXe siècle que les Églises ont recensé le plus grand nombre de martyrs. Le siècle des génocides fut aussi le siècle des martyrs, la raison étant que les grandes idéologies totalitaires de ce siècle étaient fondées sur la haine des croyances en une autorité divine qui transcende l'être humain (et ses chefs).

Martyr chrétien livré aux fauves (mosaïque de El-Jem, Tunisie actuelle)

Premiers martyrs

Le premier martyr de l'Histoire chrétienne est Étienne, lapidé à Jérusalem en l'an 47 de notre ère, quelques années après la crucifixion de Jésus-Christ.

Mais les premières persécutions de masse interviennent en l'an 64 à Rome, sous le règne de l'empereur Néron, lorsque les chrétiens sont, à tort, accusés d'avoir incendié la ville. Beaucoup d'autres suivront, pour la plupart localisées et entrecoupées de longues accalmies.

L'empereur Trajan, qui règne de 98 à 117, précise la position ordinaire des autorités romaines: les chrétiens ne seront poursuivis et persécutés que s'ils troublent l'ordre public. La première persécution importante a lieu sous le règne de Marc Aurèle, en 177.

La « grande persécution »

La principale vague de persécutions survient sous les règnes de Dèce en 250, de Valérien en 257 et surtout de Dioclétien, entre 299 et 305. Ces empereurs énergiques, issus de l'armée et originaires d'Illyrie, voient dans le christianisme un facteur de corruption de l'État et le traquent avec une détermination croissante.

La « grande persécution » commence en 299 avec l'exclusion de l'armée des soldats baptisés, ces derniers refusant en effet de verser le sang ! Elle atteint son paroxysme avec un édit qui prescrit au début de 304 un sacrifice général dans tout l'Empire, sous peine de mort ou de condamnation aux travaux forcés dans les mines.

De la première persécution, sous Néron, aux dernières, sous Dioclétien, on évalue de 4 000 à quelques dizaines de milliers le nombre de chrétiens qui, dans l'empire romain, ont « témoigné » au sacrifice de leur vie (*).

Le 8 novembre 392, un édit de Théodose 1er le Grand entraîne un revirement complet en faisant de la religion chrétienne non plus seulement la religion officielle de l'Empire mais la seule religion autorisée. Dans les mois qui suivent, les rôles s'inversent et l'on assiste en certains endroits, comme à Alexandrie, en Égypte, à des massacres de païens par des foules chrétiennes déchaînées.

Le XXe siècle, un siècle de fer et de sang

Notons que le nombre de martyrs au temps des Romains n'a rien à voir avec les centaines de milliers de chrétiens morts au XXe siècle pour n'avoir pas voulu renier leur conscience sous le nazisme et le communisme ou encore sous les dictatures d'Amérique latine. En URSS (Russie) par exemple, 200 000 membres du clergé orthodoxe ont été éliminés, dont la moitié à la fin des années 1930.

« Au terme du IIe millénaire, l'Église est redevenue une Église de martyrs », a pu affirmer le pape Jean-Paul II sans risque d'être contredit (*).

André Larané

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Publié ou mis à jour le : 2015-10-23 12:47:12

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Les commentaires sur cet article :

Jean-Luc AUDOUX (27-03-201309:07:13)

Bonjour,
Le lien permettant d'accéder au dossier:
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Portrait d'un fanatique

ne fonctionne pas. (L'accès au dossier "Portrait d'un fanatique" est impossible)
Salutations Cordiales
Jean-Luc AUDOUX


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