1774-1789 - Les prémices de la Révolution - Herodote.net

1774-1789

Les prémices de la Révolution

En 1774, à l’avènement de Louis XVI, le royaume de France est à l’apogée de sa puissance militaire, de son prestige, ainsi que de son rayonnement scientifique et culturel. Cependant, le système politique est en crise, incapable de résoudre le problème financier de la monarchie à cause de l’opposition des privilégiés.

Des réformes impossibles à mener

Dès son accession au trône, le jeune Louis XVI doit faire face aux privilégiés : parlementaires (des juges), membres du clergé et nobles, qui refusent de participer à l’effort fiscal. Le roi commet en effet l’erreur de rappeler les parlementaires de Paris, que Louis XV avait écartés. Ces privilégiés bloqueront les tentatives successives de réforme du système fiscal, et laisseront au peuple supporter toute la charge de l’impôt, et ce, alors que la situation financière du pays est difficile.

Dès 1776, Louis XVI, en proie à la pression de la Cour, cède une première fois. Il renvoie son ministre réformateur Turgot et le remplace par Necker, qui a recours à l’emprunt plutôt qu’à la réforme de l’impôt. Cet argent sert à mener la guerre contre l’Angleterre aux côtés des colonies américaines insurgées. La France sort victorieuse du conflit en 1783, mais au prix de la dégradation dramatique de ses finances. De plus, la révolution américaine et ses idées vont beaucoup inspirer les nobles libéraux, comme Lafayette. Ils caressent l’idée de transposer un système démocratique en France.

Necker est à son tour démis par le roi en 1781, après avoir révélé le niveau des dépenses de la Cour. Son remplaçant, Calonne, se rend compte de la nécessité d’engager des réformes radicales pour rétablir la situation financière. Il se heurte à l’opposition des privilégiés, qui refusent de payer un impôt foncier universel. Son successeur Loménie de Brienne n’a pas plus de succès.

Dans l’impasse, Louis XVI se résout à faire appel aux états-généraux

La situation est bloquée, et Louis XVI décide d’imposer au Parlement de Paris un emprunt important. En réponse, les parlementaires réclament la convocation des états-généraux, chose qui ne s’était plus produite depuis 1614.

Le clergé et les nobles se joignant à la demande du Parlement de Paris, amenant le roi à céder en mai 1788 ; il appelle les états-généraux. Il fait aussi revenir aussi Necker, pour rassurer les créanciers et l’opinion publique.

En septembre 1788, les parlementaires convoquent à leur tour les états-généraux, qui représentent les trois ordres : noblesse, clergé et tiers-état. Or, ce dernier compte le même nombre de délégués que les deux autres ordres, alors que le tiers-état est très largement majoritaire dans la population. En fait, les parlementaires s’inquiètent des conséquences de leur action, et refuse l’égalité des ordres voulue par les libéraux qui leur serait défavorable.

La réunion des états-généraux marque le point de départ de la Révolution, qui détrônera Louis XVI, victime de son incapacité à vaincre l’opposition des privilégiés.


Publié ou mis à jour le : 2019-03-05 23:26:12

 
Seulement
20€/an!

Des cadeaux
pleins d'Histoire

La boutique d'Herodote.net, ce sont des idées de cadeaux pour tous ceux qui aiment l'Histoire

Voir la boutique

Histoire & multimédia
vidéos, podcasts, animations


L'Antiquité classique
en 36 cartes animées


Galerie d'images
un régal pour les yeux