L'Imitation de Jésus-Christ

Traduction de Lamennais

Thomas de Kempen (Seuil, 247 pages, 6 euros,  1824)

L'Imitation de Jésus-Christ

L'Imitation de Jésus-Christ rassemble quatre petits traités écrits en latin par le moine Thomas a Kempis (ou Thomas de Kempen, une ville proche de Düsseldorf), qui a vécu de 1380 à 1471.

Très populaire jusqu'au XIXe siècle, L'Imitation de Jésus-Christ exprime l'aspiration de son auteur au recueillement intérieur dans une société ravagée par les guerres.

Ce serait le livre le plus traduit en français après la Bible.

À la fois traité de vie religieuse et traité de morale, il est à l'origine d'un courant mystique, la «devotio moderna» (en français : dévotion moderne), qui débouché au XVIe siècle sur la Réforme protestante et la Contre-Réforme catholique.

Extraits dans la traduction de Lamennais (1824) :

Que vous sert de raisonner profondément sur la Trinité, si vous n'êtes pas humble, et que par là vous déplaisez à la Trinité ?

Appliquez-vous donc à détacher votre cœur de l'amour des choses visibles, pour le porter tout entier vers les invisibles, car ceux qui suivent l'attrait de leurs sens souillent leur âme et perdent la grâce de Dieu.

Un humble paysan qui sert Dieu est certainement fort au-dessus du philosophe superbe qui, se négligeant lui-même, considère le cours des astres.

Évitez autant que vous pourrez le tumulte du monde, car il y a du danger à s'entretenir des choses du siècle, même avec une intention pure.

Ce que l'homme ne peut corriger en soi ou dans les autres, il doit le supporter avec patience, jusqu'à ce que Dieu en ordonne autrement.

Si vous voulez être affermi et croître dans la vertu, regardez-vous comme exilé et comme étranger sur la terre.

Si vous ne voulez rien souffrir, comme serez-vous ami de Jésus-Christ ?

Cherchez Jésus en tout, et en tout vous trouverez Jésus. Si vous vous cherchez vous-même, vous vous trouverez aussi, mais pour votre perte.

Jésus-Christ : Mon fils, gardez-vous de disputer sur des sujets trop hauts, et sur des jugements cachés de Dieu ; pourquoi l'un est abandonné, tandis qu'un autre reçoit des grâces si abondantes ; pourquoi celui-ci n'a que des afflictions, et celui-là est comblé d'honneurs.
Tout cela est au-dessus de l'esprit de l'homme, et nulle raison ne peut, quels que soient ses efforts, pénétrer les jugements divins.


Publié ou mis à jour le : 10/06/2016 09:42:47

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