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Les Grandes Découvertes
Les grandes découvertes
• 3 février 1488 : Bartolomeu Dias à la pointe de l'Afrique
• 20 juin 1492 : Martin Behaim réalise le premier globe terrestre
• 12 octobre 1492 : Christophe Colomb atteint le Nouveau Monde
• 7 juin 1494 : traité de Tordesillas
• 24 juin 1497 : Jean Cabot au Canada
• 20 mai 1498 : Vasco de Gama aborde à Calicut, Inde
• 22 avril 1500 : Pedro Alvares Cabral au Brésil
• 25 avril 1507 : Waldseemüller invente l'Amérique...
• 25 septembre 1513 : Balboa découvre l'océan Pacifique
• 6 septembre 1522 : le tour du Monde de Magellan et del Cano
• 7 mars 1524 : Giovanni da Verrazano en Amérique du nord
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1415 à 1524

Grands découvreurs


À la fin du Moyen Âge, la conquête des Balkans et de Constantinople par les Turcs ferme aux chrétiens d'Occident les routes caravanières vers l'Extrême-Orient et les Indes.

Les commerçants italiens ne peuvent plus rééditer l'exploit de Marco Polo et commercer avec la fabuleuse « Cathay » (la Chine) ou avec l'île aux épices (Ceylan, aujourd'hui Sri Lanka). Quant à Cipango, l'« île aux toits d'or » de Marco Polo (le Japon !), elle reste du domaine de la légende.

Les Européens n'en sont pas moins désireux d'atteindre l'océan Indien et l'Extrême-Orient. Ils veulent en ramener les épices si appréciées des riches pour adoucir les viandes faisandées (poivre, clou de girofle...).

Sur le littoral atlantique, les marins portugais, hardis pêcheurs et navigateurs, se disent qu'ils ont une carte à jouer s'ils arrivent à contourner par bateau le continent africain et les possessions musulmanes.

Mais ces motivations mercantiles passent derrière d'autres préoccupations de nature religieuse. À la racine des premières explorations européennes, il y a en effet le désir d’étendre le christianisme. Colomb aussi bien qu’Albuquerque sont mus par ce souci avant tout autre !

Les Grandes Découvertes

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Au cours des XVe et XVIe siècle, quatre puissances européennes s'engagent dans l'exploration des océans : le petit Portugal et l'Espagne pour commencer, puis l'Angleterre et la France. Voici le parcours des principaux explorateurs.

Un infant à l'imagination aventureuse

À partir de 1415, le Portugal, qui en a fini avec la guerre contre les émirats musulmans de la péninsule, s'engage dans les premières expéditions outremer. Il conquiert Ceuta, au Maghreb. C'est le début d'une irrépressible expansion.

L'Infant Henri le Navigateur, troisième fils du roi Jean 1er, se prend de passion pour les entreprises ultramarines du petit royaume et va leur apporter un appui décisif. Fidèle à l'idéal médiéval de la croisade, il rêve de découvrir le royaume mythique du « prêtre Jean ».

Une rumeur née à Byzance au XIIe siècle fait en effet état d'une lettre qu'un mystérieux « prêtre Jean » aurait adressée au basileus, l'empereur byzantin, en vue d'une alliance contre les Turcs.

On présente le « prêtre Jean » comme le souverain d'un royaume chrétien situé quelque part à l'est du monde musulman (peut-être l'Éthiopie ?). Ce royaume est réputé aussi bon chrétien que fabuleusement riche, avec des pierres précieuses en veux-tu, en voilà ! La légende du « prêtre Jean » va nourrir tout au long du Moyen Âge les rêves les plus fous.

Henri le Navigateur (détail d'un polyptique du musée des arts anciens de Lisbonne) L'infant projette de conclure avec lui une alliance pour prendre en tenaille les Turcs ottomans et lance donc des expéditions maritimes en vue d'explorer la côte occidentale de l'Afrique. 

Pour cela, il fait appel à des marins qui ont beaucoup étudié les données de leurs devanciers, compulsé les compte-rendus de voyages et les cartes marines aussi dénommées « portulans ».

Contrairement à une légende postérieure, il ne les réunit pas dans sa forteresse de Sagres, dans l'Algarve. Ces marins se retrouvent simplement entre eux dans les ports de Lisbonne et Lagos.

Le prince améliore aussi la caravelle, petit navire à voile latine, et la rend apte à la navigation hauturière. Maître de l'ordre du Christ (anciennement l'ordre du Temple), il décore les voiles de ses navires de la croix rouge, emblème de l'Ordre.

Dès 1418, les marins portugais reconnaissent l'archipel de Madère et Porto Santo. En 1427 vient la découverte de l'archipel des Açores, au milieu de l'Atlantique nord.

En 1433, Henri le Navigateur donne l'ordre à Gil Eanes de reconnaître la côte africaine au-delà du cap Bojador, au sud du Maroc actuel. Dans un premier temps, le marin préfère s'enfuir aux Canaries car des légendes terrifiantes courent sur les contrées situées au sud de ce cap. Mais il finit par se raviser. L'année suivante, il est le premier Occidental à dépasser ce cap.

En 1445, les Portugais atteignent le cap Vert, au niveau du Sénégal actuel, et dix ans plus tard, le pape Nicolas V confirme par la bulle Romanus Pontifex les droits de Lisbonne sur les terres à découvrir en Afrique.

L'Infant Henri, surnommé « le Navigateur » par un historien allemand du XIXe siècle bien qu'il n'ait pratiquement jamais navigué, meurt en 1460, à 66 ans, sans avoir le bonheur de voir l'aboutissement de ses rêves.

À sa mort, en effet, les Portugais ont seulement atteint le golfe de Guinée...

Bienveillante volte

Dans l'exploration de la côte africaine, les Portugais furent servis par un phénomène météorologique très particulier : la vuelta (ou volte), assimilable à une ronde des vents.

Pour descendre vers le sud, il était facile aux marins de se laisser porter par les vents alizés (de l'expression portugaise « ventos lissios », vents réguliers) qui soufflent dans cette région du nord-est vers le sud-ouest. Le retour vent de face paraissait autrement plus difficile... 

Mais des marins racontèrent sous le sceau du secret que, pris dans de terribles tempêtes au large de l'Afrique, ils avaient été déportés au milieu de l'Atlantique et là, avaient tout d'un coup rencontré des vents favorables qui les avaient ramenés vers l'Europe.

Ainsi fut découvert le phénomène de la vuelta par lequel les alizés se retournent vers le nord-est au milieu de l'Atlantique sud et se transforment en vents d'ouest. Grâce à lui, les Portugais purent dès lors entreprendre sans trop de crainte l'exploration du littoral africain.

Plus tard, c'est grâce au même phénomène que Christophe Colomb pourra atteindre les Antilles, via les Canaries, et surtout en revenir.

Triomphe posthume

Le explorateurs portugais reprennent leur progression sous le règne du roi Jean II, couronné en 1481. Diego Cao atteint en 1481 l'embouchure du Poderoso, l'actuel fleuve Zaïre ou Congo. En 1485, le roi du Portugal fait ériger la forteresse de Sao Jorge de Mina, sur la côte de l'actuel Ghana, pour faciliter la poursuite des explorations.

En 1488, enfin, Bartolomeu Dias contourne la pointe de l'Afrique. Il ne faudra plus que quelques années avant que Vasco de Gama ne jette l'ancre dans un port des Indes... Le triomphe des Portugais est néanmoins terni par le succès concomitant de Christophe Colomb. Parti vers l'ouest en quête de l'Asie, il a offert un Nouveau Monde aux souverains espagnols.

Marie Desclaux

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La route de la soie

Publié ou mis à jour le : 2016-03-19 10:28:56

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