« État de droit » est la traduction de l'allemand Rechtsstaat, un néologisme inventé au début du XIXe siècle par le juriste Carl Theodor Welcker pour désigner une structure étatique avec à son sommet les principes de gouvernement tels qu'approuvés par le peuple (la Constitution) ; en dérivent le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et l'autorité judiciaire, formellement séparés l'un de l'autre et d'où émanent les lois, les décrets et la jurisprudence qui orientent et ordonnant la vie sociale.
Tout État qui ne respecte pas cette « hiérarchie des normes » est réputé autoritaire ou dictatorial, en tout cas non démocratique.
Cette définition somme toute très conventionnelle de la démocratie a été détournée de son sens à la fin du XXe siècle en Allemagne et surtout en France, où l'on a substitué à la Constitution un « bloc de constitutionnalité » qui se prête à toutes les interprétations possibles et où l'on s'est appliqué à placer les traités européens au-dessus de la Constitution elle-même, censée figurer la pointe de la pyramide, ce qui revient pour le peuple français à aliéner sa souveraineté au profit d'une entité supranationale qui peut tout à fait être en désaccord avec l'opinion majoritaire des citoyens français.












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