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La guerre d'Espagne
La guerre d'Espagne
• 13 septembre 1923 : Primo de Rivera prend le pouvoir
• 14 avril 1931 : proclamation de la Deuxième République
• 17 juillet 1936 : soulèvement militaire à Melilla
• 26 avril 1937 : bombardement de Guernica
• 8 janvier 1938 : les républicains prennent Teruel
• 28 mars 1939 : défilé de la victoire
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Année 1936 (1/3)

La guerre d'Espagne


En 1936 éclate en Espagne une guerre entre factions politiques comme le pays en a connu de nombreuses au cours du siècle précédent.

Mais elle survient dans une Europe en crise, où la démocratie parlementaire est presque partout menacée par la montée des totalitarismes : communisme, fascisme et nazisme.

Avec l'intervention des puissances étrangères, la guerre civile espagnole s'internationalise et s'étire dans le temps, prenant une tournure très violente. 

C'est un prélude aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci éclate quelques mois seulement après la cessation des combats en Espagne et l'accession au pouvoir suprême du général Franco.

Haines politiques et sociales

La guerre d'Espagne est l'aboutissement d'une interminable crise sociale, politique et religieuse qui remonte à la fin du siècle précédent. 

Le soulèvement, qualifié par ses auteurs de « glorioso Movimiento » (le glorieux Mouvement) survient le 17 juillet 1936 dans la garnison de Melilla, une enclave espagnole en territoire marocain, conformément à un plan préparé de longue date.

Emilio Mola y Vidal, 1ᵉʳ duc de Mola et Grand d'Espagne (Placetas, 9 juillet 1887 ; Alcocero, 3 juin 1937)L'inspirateur principal en est le général de brigade Emilio Mola, allié au général Sanjurjo, en exil à Lisbonne, ainsi qu'au général Francisco Franco y Bahamonde, gouverneur militaire des Canaries.

Dès le lendemain, le général Franco quitte son poste dans les îles Canaries. Il se rend en secret à Melilla et débarque deux jours plus tard en Andalousie avec ses troupes.

Il s'agit essentiellement de musulmans marocains ou « maures » (« los Regulares ») et de soldats de la Légion étrangère (ou « tercio », par allusion aux glorieuses armées du Grand Siècle espagnol, fin du XVIe- début du XVIIe).

Dans le même temps se soulèvent les garnisons de la plupart des grandes villes espagnoles. Mais une bonne partie de l'armée, la moitié environ, reste fidèle au gouvernement républicain.

En définitive, en trois jours, les rebelles « nationalistes » s'emparent de la Galice et de la Vieille-Castille, près de la frontière avec le Portugal, ainsi que d'une partie de la Navarre, du Léon et des Asturies.

Combattants marocains (tabors) au service du général Franco et de sa croisadeLes nationalistes s'implantent aussi en Andalousie, à Cordoue, Grenade et Cadix. Mais à Barcelone, ils sont repoussés par les milices ouvrières. Ils échouent aussi à Valence et dans le Levant méditerranéen.

Le général Mola compte s'emparer de Madrid en faisant converger sur la capitale quatre colonnes de troupes et en combinant leur action avec le soulèvement de civils madrilènes favorables au Mouvement. C'est ce qu'il appelle la « cinquième colonne » (l'expression fera florès).

Mais la manœuvre échoue devant la mobilisation impromptue des habitants. Au terme des « trois jours de juillet » (18, 19 et 20 juillet), l'Espagne apparaît divisée en deux, avec un léger avantage au gouvernement, qui garde le contrôle des principales zones industrielles, de la capitale ainsi que de 14 millions d'habitants contre 10,5 aux insurgés.

À première vue, le pronunciamiento a échoué.

Vers une guerre longue

Le général Franco prend la tête du Mouvement après la mort accidentelle, le 21 juillet, du général Sanjurjo, qui avait été pressenti pour ce rôle.

Le général Francisco Franco Bahamonde (4 décembre 1892, Ferrol ; 20 novembre 1975, Madrid)Le 14 août 1936, alors que s'éloigne l'espoir d'une résolution rapide du conflit, les troupes maures et les légionnaires s'emparent de Badajoz, au sud. Leur victoire se conclut par un massacre de la population. D'un point de vue stratégique, elle permet de relier les zones nationalistes du sud et du nord. Elle permet aussi à la rébellion de tenir les régions frontalières du Portugal, ce qui facilite son ravitaillement en armes et munitions.

Les nationalistes arrivent aux portes de Madrid mais, de façon inattendue, diffèrent l'assaut sur la capitale le temps de secourir les défenseurs de l'Alcazar de Tolède, une forteresse où 1 600 personnes supportent le siège de l'armée régulière.

Le général Franco sort de son rôle subalterne et acquiert aussi une notoriété mondiale. Mais le répit a entre-temps permis aux républicains de consolider la défense de la capitale.

Le conflit va dès lors se prolonger pendant deux ans et demi, opposant des armées de plus de 800 000 hommes chacune, avec un soutien actif de l'étranger.

L'année suivante, la guerre civile va s'internationaliser avec l'entrée en scène des Allemands de Hitler, des Italiens de Mussolini, des Soviétiques de Staline ainsi que des Brigades internationales. Elle va de la sorte redoubler de violence...


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Année 1937
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Publié ou mis à jour le : 2016-07-14 00:06:18

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Les commentaires sur cet article :

Jean Louis Taxil (19-09-201622:02:22)

Article et liens magistraux. A lire à partir de 16 ans avec une question: comment une telle violence a pu se déchaîner? Une réponse: 1905,le traité Taft-Katsura et
1931, début de l'agression japonaise en Mandchourie. 1914: la Russie n'en était qu'au "Testament de Pierre le Grand" (réf. Jean Merien)et cet horrible conflit ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt. Aujourd'hui, la Syrie, Daesh-Al Quaïda- l'hypothétique E.I et l'ensemble du monde, hors Israël, l'Egypte et le Vatican, rec... Lire la suite

Gilbert Grellet (16-08-201610:36:20)

Pas mal de petites inexactitudes à corriger dans cet article sur la guerre d'Espagne. Dans l'ordre:

1/Azaña n'a pas nommé Largo Caballero à la tête du gouvernement quand il est devenu président en mai 1936 mais Santiaga Casarès Quiroga. Caballero n'est devenu chef du gouvernement qu'en septembre 1936.
2/Emilio Mola n'était pas à proprement parler "Duc et Grand d'Espagne" quand il a préparé la rébellion en 1936. Il n'a reçu cette distinction qu'a titre posthume en 1948, onze... Lire la suite


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À qui doit-on cette injonction que les combattants d'aujourd'hui feraient bien de respecter : « En quelque pays que vous fassiez la guerre, les gens d'église, les femmes, les enfants, et même le peuple, ne sont point vos ennemis » ?

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