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Qui s'appropria le Congo en 1885 ?

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6 décembre

Événements
6 décembre 1491 : Charles VIII épouse Anne de Bretagne

À l'aube du 6 décembre 1491, dans le château de Langeais, près de Tours, Charles VIII l'Affable épouse la duchesse Anne de Bretagne. Elle a 14 ans et le roi de France 21. C'est le début de la fin pour la Bretagne indépendante...

suite de l'article
6 décembre 1914 : Pancho Villa et Zapata à Mexico

Le 6 décembre 1914, Pancho Villa et Émiliano Zapata entrent ensemble à Mexico au terme de quatre ans de luttes révolutionnaires mais leur succès est éphémère et ils sont chassés de la capitale mexicaine par le dictateur Carranza.


6 décembre 1917 : Indépendance de la Finlande

Le 6 décembre 1917, la Finlande s'émancipe de la Russie et proclame son indépendance en profitant des désordres occasionnés par la guerre de 1914-1918 et les Révolutions russes de 1917...

suite de l'article
6 décembre 1921 : Traité de Londres et naissance de l'État libre d'Irlande

Après deux ans de guerre civile et plusieurs siècles d'oppression, les Irlandais obtiennent leur indépendance le 6 décembre 1921 par le traité de Londres.

Celui-ci est signé avec réticence par Arthur Griffith et Michaël Collins, chargés de conduire les négociations au nom du Sinn Fein. Les pourparlers ont traîné en longueur si bien que le Premier ministre britannique a enjoint à ses interlocuteurs de signer le projet de traité contre la menace de reprendre les opérations militaires à grande échelle.

Collins et Griffith s'inclinent, la mort dans l'âme, sans prendre le temps de consulter le Dail Eireann (le Parlement de Dublin). Collins, amer et lucide, murmure : « Je signe mon arrêt de mort ». Il sera abattu quelques mois plus tard par un extrémiste du Sinn Fein déçu par le compromis de Londres.

Le traité prévoit :
– La transformation de l'Irlande du Sud (26 comtés) en un « État libre d'Irlande », virtuellement indépendant avec statut de dominion (comme le Canada ou l'Australie) mais associé à l'Empire britannique,
– Un serment d'allégeance du nouveau gouvernement irlandais à la Couronne, celle-ci étant représentée par un vice-roi au château de Dublin, avec les mêmes prérogatives, essentiellement symboliques, que le gouverneur général du Canada,
– Le Parlement de Belfast, s'il refuse le traité, peut demeurer dans le Royaume-Uni et une commission devra, dans cette hypothèse, revoir la frontière entre les deux parties de l'île.

Pour Londres, il s'agit d'un texte équilibré qui, c'est important, maintient un lien symbolique entre l'Irlande et l'Empire. Il ne faudrait pas qu'une émancipation complète de l'Irlande donne de mauvaises idées aux autres peuples de l'Empire britannique.

Le traité est accueilli avec soulagement par l'opinion britannique et par beaucoup d'Irlandais, las des troubles. Mais il en va autrement dans les rangs du Sinn Fein. Les républicains s'indignent en particulier du serment d'allégeance et du maintien d'un lien, si symbolique soit-il, avec la couronne britannique. Eamon De Valera désavoue les négociateurs et, après des débats acharnés, démissionne le 6 janvier 1922 de la présidence du mouvement. Le lendemain, le Dail ratifie le traité de justesse (64 voix contre 57). L'État libre d'Irlande est né.


C'est sa fête : Nicolas

SinterKlaas sur un timbre canadien

Évêque de Myre (Asie Mineure) au IVe siècle, Nicolas aurait ressuscité des enfants mis au saloir par un méchant aubergiste.

Ce saint est encore aujourd'hui très populaire en Russie, en Pologne, dans les pays germaniques ainsi qu'en Lorraine, en Alsace, en Belgique et aux Pays-Bas. Il est connu dans ces pays sous les noms de Saint Nicolas, Sankt Niklaus, Saint Niclaus ou encore Sinter Klaas. La première mention du saint remonte au début du Moyen Âge en Belgique francophone (Wallonie) comme en Flandre. Il est dans ces pays le patron des enfants mais aussi des passeurs d'eau et des bateliers.

Dans le Nord de la France, Saint Nicolas rencontre aussi les enfants et distribue des bonbons aux plus sages... Les garçons reçoivent des cartes de Saint Nicolas (tout comme les filles ont pu recevoir des cartes de Sainte Catherine quelques jours plus tôt).

En Pologne, les enfants déposent la veille leurs chaussures à la porte de leur chambre. À leur lever, ils trouvent de petits cadeaux, surtout des bonbons et du chocolat. Ils reçoivent aussi un petit diable en fourrure de lapin, attaché à une fine branche dorée, symbole de punition. En Lorraine, dont il est le patron, ainsi qu'en Alsace, Saint Nicolas a coutume de parcourir les rues le jour de sa fête avec le père Fouettard. Le premier récompense les enfants sages, l'autre menace d'emporter dans sa hotte les enfants désobéissants. À Fribourg, en Suisse romande, la Saint Nicolas donne lieu à un grand défilé.

Ces traditions ont pris aux États-Unis la forme du Père Noël (Santa Claus pour les Américains).
 

Naissances
Chrétien Guillaume de Malesherbes
6 décembre 1721 à Paris - 22 avril 1794 à Paris

Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes succède à son père comme premier président de la Cour des aides, en 1750, sous le règne de Louis XV.

Il est également nommé directeur de la Librairie, avec la responsabilité d'octroyer les autorisations d'imprimer. À ce poste, jusqu'en 1768, il protège les philosophes et soutient la publication de l'Encyclopédie.

Mais quand le garde des sceaux Maupeou fait arrêter et exiler les parlementaires, il prend le parti de ceux-ci, ce qui lui vaut d'être disgrâcié et contraint de se retirer sur ses terres, à Pithiviers.

Il est rappelé par Louis XVI pour s'occuper de la Maison du roi et de la police du royaume dans le gouvernement de Maurepas et Turgot. Il tente en vain de restreindre la pratique des lettres de cachet (détentions arbitraires sur ordre du roi).

Nommé en 1787 au Conseil d'En-haut (ou Conseil d'État), en charge de conseiller le roi, il fait adopter l'édit de tolérance du 29 janvier 1788, ou «Édit de Versailles», qui accorde l'état civil aux protestants et met fin à deux siècles de discriminations religieuses.

Ses initiatives témoignent de l'évolution des esprits et des mentalités vers davantage d'humanité dès avant la Révolution.

Sous la Révolution, à 71 ans, Malesherbes demande courageusement à prendre la défense de Louis XVI, aux côtés des avocats Denis Tronchet et Raymond de Sèze. Cela lui vaudra d'être à son tour guillotiné.

Le 22 avril 1794, traversant la cour de la Conciergerie pour monter dans la charrette qui doit le conduire à l'échafaud, il trébuche sur une pierre. «Oh, dit-il, voilà qui s'appelle un mauvais présage ; un Romain, à ma place, serait rentré».

Jean-Frédéric Bazille
6 décembre 1841 à Montpellier - 28 novembre 1870 à Beaune-la-Rolande

Le peintre Jean-Frédéric Bazille figure parmi les fondateurs de l'école impressionniste. Il est l'inventeur de la peinture en tube métallique prête à l'usage, qui révolutionna le métier en permettant aux artistes de sortir plus aisément de leur atelier et de travailler en pleine nature (ce fut véritablement l'acte fondateur de l'impressionnisme). Jean-Frédéric Bazille sera tué au combat pendant la guerre franco-prussienne de 1870.

Voir : Première exposition de l'Impressionnisme