Toute l'Histoire en un clic
Herodote Facebook Herodote Twitter Herodote Youtube
Ami d'Herodote.net
 
>
Les débuts du septième art
La première projection publique des frères Lumière
• 9 mai 1893 : Edison fait son cinéma
• 22 mars 1895 : les frères Lumière se donnent en spectacle
• 28 décembre 1895 : première séance publique du 7e Art
• 8 février 1915 : Naissance d'une Nation... et d'Hollywood
• 5 février 1921 : Le Kid, premier long métrage de Charlot
• 10 janvier 1926 : sortie de Métropolis
• 26 janvier 1926 : naissance de la télévision
• 6 octobre 1927 : sortie du premier film parlant
• 18 novembre 1928 : révélation de Mickey Mouse
• 5 septembre 1940 : Le Juif Süss à la Mostra de Venise
• 20 septembre 1946 : le 1er festival de Cannes
•  7 septembre 1953 : Singing in the rain, première comédie musicale
• 15 novembre 1956 : Love Me Tender impose Elvis Presley
• 28 novembre 1956 : Et Dieu créa la femme...
Toute l'Histoire en un clic
Publicité

1895-1914

L'usine à rêves


Paris, 1895 : les frères Lumière organisent la première séance publique de cinéma. Ils ouvrent quelques mois plus tard la première salle dédiée à la projection de films et forment une multitude d'opérateurs qui s'en vont réaliser des courts-métrages (« vues ») en Europe, aux Indes et bien sûr aux États-Unis.

Dix ans plus tard, le cinéma est déjà le premier divertissement des ouvriers. Bientôt ouvrent les Movie Palaces, plus luxueux les uns que les autres... Léon Gaumont et les frères Pathé fondent les premières sociétés de cinéma du monde cependant qu'aux États-Unis, l'inventeur Thomas Edison tente de s'arroger le monopole de la production.

Les forains et les inventeurs qui, partout en Europe, s'étaient jetés joyeusement dans l'aventure doivent céder la place à des investisseurs avides de profits... un peu comme au tournant du XXIe siècle dans le secteur de l'internet. Des « usines » se montent en diverses villes des États-Unis, où l'on fabrique des films à la chaîne.

Les studios Pathé, à Paris (1905)

Un essor fulgurant

La bourgeoisie cultivée est d'abord réfractaire à ce divertissement de foire dans lequel elle voit, comme l'écrivain Georges Duhamel, « une machine d'abêtissement et de dissolution, un passe-temps d'illettrés, de créatures misérables abusées par leur besogne », ou encore un « spectacle d'ilotes ».

Mais grâce au génie visionnaire de Georges Méliès, le cinéma va connaître un essor fulgurant jusqu'à être qualifié de « septième art » (1911) et devenir le principal mode d'expression artistique du XXe siècle et sans doute aussi du XXIe.

Dès 1899, Méliès réalise le premier film politique autour de l'affaire Dreyfus, et en 1901 le premier « docufiction » sur le couronnement du roi Édouard VII, où il mêle le direct et les reconstitutions. L'année suivante, avec Le voyage dans la lune, il réalise le premier long-métrage (film d'au moins soixante minutes). Le succès est planétaire.

En 1903, Edwin S. Porter réalise The Great Train Robbery (Le vol du grand Rapide, 12 minutes). Le succès est une fois de plus au rendez-vous.

Les monstres sacrés

Une nouvelle génération se lève dès 1905, avec Max Linder, dont les films loufoques vont inspirer dix ans plus tard Charlie Chaplin (Charlot).

Le culte des « divas » (ou dive, déesses en italien) ou « stars » (étoiles en anglais) naît en Italie, où le cinéma est dès l'origine très créatif, avec de nombreuses évocations historiques, annonciatrices des futurs péplums.

Jusque-là, le vedettariat concernait les comédien(ne)s et ne dépassait pas le public des théâtres. Par la magie du cinéma, il va pénétrer dans toutes les classes de la société, les villes et les campagnes.

Francesca Bertini, née en 1888 à Florence, morte presque centenaire et richissime à Rome, inaugure une lignée de « monstres sacrés » qui n'est pas près de s'éteindre.

Elle débute au cinéma à 16 ans (La dea del mare, 1904) et rencontre la gloire dans les années 1910. Son dernier rôle remonte à... 1976, dans le film 1900 de Bernardo Bertolucci.

Naissance d'Hollywood

Un réalisateur de la Biograph, David W. Griffith, s'en va tourner un film en Californie avec sa troupe, qui inclut une actrice au destin prometteur : Mary Pickford. Il découvre un endroit plaisant près de Los Angeles : Hollywood.

Après plusieurs mois de tournage, il revient sur la côte Est mais son expérience tente d'autres réalisateurs. Et dans les années qui suivent, nombre de producteurs indépendants commencent à installer en ce lieu leurs studios.

En février 1915, Griffith présente la première superproduction de l'histoire : Naissance d'une Nation, l'un des films les plus rentables de l'histoire.

Hollywood (vers 1923)

Dans le même temps, les jeunes cinéastes européens gagnent les tranchées. L'heure n'est plus à la gaudriole.

Les réalisateurs américains, portés par leur immense marché intérieur, profitent de l'opportunité pour asseoir leur domination sur le cinéma mondial. Cette domination est toujours aussi forte un siècle plus tard, même si les États-Unis connaissent une éclipse sur la scène géopolitique.


Version intégrale pour les amis d

Publié ou mis à jour le : 2015-02-14 11:19:39

Suivez Herodote.net sur twitter
Offrez-vous quelques minutes d'évasion
avec Les Chroniques d'Herodote.net

Adhérez aux Amis d'Herodote.net

De qui Napoléon III était-il le fils ?

Réponse
Publicité