Le 20 décembre 1989, sur ordre du président George W. Bush, un corps expéditionnaire américain de 27 000 hommes débarque à Panama et traque le dictateur Manuel Noriega, accusé à raison de trafic de cocaïne en lien avec le cartel colombien de Medellin.
L'homme fort du Panama est un ancien agent de la CIA devenu le chef des services secrets panaméens sous le régime du très populaire général Omar Torrijos. Après la mort de celui-ci dans un accident d'avion le 31 juillet 1981, Noriega était parvenu à éliminer ses rivaux avec l'appui de Washington. On entrait alors dans l'ère Reagan et le président américain aspirait à sécuriser le Panama avec un homme sûr à sa tête. Mais ses liens avec les narcotrafiquants finirent par agacer les États-Unis et comme la chute du Mur de Berlin avait mis fin à la guerre froide, il n'apparut plus aussi utile aux intérêts américains.
C'est ainsi que le successeur de Ronald Reagan à la Maison Blanche décida de s'en débarrasser. Noriega se réfugie dans la nonciature apostolique. L'opération dite Just Cause se solde par plusieurs centaines de victimes côté panaméen avant que le fugitif ne consente à se rendre. Envoyé aux États-Unis, il y est jugé et condamné à quarante ans de prison avant d'être transféré à la prison de la Santé, à Paris, et de revenir mourir dans son pays en 2017. Après l'éviction de Noriega, le pays accède à la stabilité politique avec des présidents civils démocratiquement élus. Il s'offre même le luxe de supprimer l'armée, à l'image du Costa Rica voisin.










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