Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, à l’instigation du président Donald Trump, les forces spéciales américaines se sont emparées par surprise du président-dictateur vénézuélien Nicolas Maduro. Remarquablement organisée, cette opération n’aurait fait d’autre victime que les quarante gardes du corps cubain du président et de son épouse.
Elle présente des similitudes évidentes avec la traque du président panaméen Manuel Noriega le 20 décembre 1989, sous la présidence de George W. Bush, si ce n’est que cette traque mobilisa 27 000 Américains et se solda par plusieurs centaines de morts militaires et civils. Comme Noriega, Maduro se voyait reprocher par le gouvernement américain son implication dans le narcotrafic. Mais il était aussi coupable d’avoir ruiné le Venezuela et opprimé ses concitoyens. Comme Noriega, il sera jugé aux États-Unis par la justice américaine.
Les justifications données par la Maison Blanche à son intervention (lutte contre le narcotrafic et relance de l'exploitation du pétrole) apparaissent cependant de peu de poids par rapport aux enjeux géostratégiques : la chute du Venezuela chaviste pourrait être fatale au Nicaragua sandiniste et au Cuba post-castriste, tout en privant le Kremlin d’un allié important...










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