Environ 8 000 militaires, soit environ 1,5% des forces armées turques, participent au coup d'État. Ils coalisent des kémalistes (laïcs) et des gülenistes (partisans de la confrérie religieuse du prédicateur Fethullah Gülen). Ankara et Istanbul sont dans la soirée affectées par des bombardements aériens et des tirs de chars et d'hélicoptères. Le président Erdogan, en villégiature à Marmaris, échappe in extremis à l'attaque des putschistes grâce aux services de renseignements russes ! Revenant à la hâte à Istanbul, il reprend l'initiative avec les troupes restées fidèles. Le bilan de cette folle nuit est de près de 300 morts.
Dès le lendemain, le président turc proclame l'état d'urgence et entame des purges très sévères dans l'armée et l'administration : près de 150 000 personnes sont révoquées ou arrêtées. Ayant renforcé son autorité sur le pays, Recep Tayyip Erdogan va dès lors se consacrer aux défis extérieurs : rébellion kurde, agressions du groupe État islamique, réfugiés syriens.
L'Union européenne et l'OTAN, dont la Turquie fait partie, n'émettent aucune protestation quant aux violations des règles de droit et de la démocratie. Tout au plus s'inquiètent-elles d'un possible rétablissement de la peine de mort par leur incontournable « allié ».










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