Le lundi 15 avril 2019, à 18h54, une caméra de la Préfecture de police de l'île de la Cité, au cœur de Paris, détecte de la fumée qui sort de la flèche de la cathédrale. C'est l'amorce d'un brasier qui va détruire la « forêt » ou charpente de Notre-Dame de Paris, en partie vieille de huit siècles. La flèche et la voûte s'effondrent rapidement à leur tour, mais au prix d'un effort surhumain, les pompiers vont toutefois préserver l'essentiel de la structure ainsi que la façade et ses deux tours. La France et une grande partie de la planète sont demeurées en état de sidération devant cet incendie, télévisé en direct dans le monde entier.
Il semble que le drame ait été provoqué par une accumulation d'incidents (panne d'un détecteur, erreur d'un surveillant...). Il aurait toutefois pu être évité si les gestionnaires du chantier avaient raisonnablement investi dans la surveillance et la sécurité. Or, la cathédrale était durant la nuit sous la surveillance d'un seul gardien, au PC de sécurité, qui plus est « très peu expérimenté » (source) ; elle était autrement dit moins protégée qu'un parking de centre commercial ! Notre-Dame a été victime du désintérêt de la classe politique pour la sauvegarde du patrimoine et de sa trop facile propension à restreindre les crédits au nom des sacro-saints « critères de Maastricht ».










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