Le 22 juillet 2010, l'armée mauritanienne, assistée de militaires français, lance une attaque sur le territoire du Niger pour tenter de délivrer Michel Germaneau, un humanitaire français de 78 ans enlevé le 19 avril précédent par des bandits. Deux jours plus tard, l'un des bandits, l'Algérien Abou Zeïd, annonce la mort de l'otage. On ne sait s'il a été exécuté à la faveur de l'attaque ou est mort par manque de soins.
Le 22 septembre 2010, les bandits, qui se présentent sous le label Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), récidivent en enlevant cinq Français, un Togolais et un Malgache à Arlit, au nord du Niger, où la société française Areva exploite un gisement d'uranium. Ils présentent leur acte comme une réplique à la mort de sept des leurs dans l'attaque franco-mauritanienne. Le 8 janvier 2011, d'autres bandits se revendiquant également d'AQMI enlèvent deux jeunes Français dans un restaurant de Niamey, la capitale du Niger. Les deux Français sont exécutés lors d'une attaque lancée par l'armée nigérienne, assistée de militaires français. Dans la douleur, les Français, militaires aussi bien qu'humanitaires, se voient peu à peu chassés du Sahel où ils étaient présents depuis plus d'un siècle...
Vos réactions à cet article
Recommander cet article
Aucune réaction disponible