Manifeste pour une écologie globale

Une autre politique est-elle possible ?

6 février 2026. « There is no alternative, » avait coutume de dire Margaret Thatcher, comme si nous devions nous résigner à un modèle politique et social qui se fissure de toutes parts. La France, qui a longtemps été pionnière en beaucoup de domaines, pourrait s’offrir un programme politique ambitieux destiné à surmonter et dépasser les menaces majeures qui pèsent sur notre société comme sur toutes les sociétés dites « avancées » : refus de la vie, saccages environnementaux, réchauffement climatique.

Manifeste pour une écologie globale (André Larané, Herodote.net, 2024, 14?)Le Manifeste pour une écologie globale - Le climat et la vie expose un tel programme. Il respecte la liberté de tous les citoyens. Il s’abstient de toute contrainte et, plus important que tout, il est de nature à réconcilier les jeunes générations avec la politique et leur donner envie d'avenir.

En premier lieu, nous suggérons dans ce manifeste une réforme fiscale à deux volets destinée à limiter nos besoins en énergie et donc les émissions de gaz à effet de serre :
• Mise en place au niveau national d’une taxe prélevée à la source sur les producteurs et importateurs d’énergies primaires (charbon, pétrole, gaz mais aussi électricité nucléaire et énergies dites « renouvelables »), soit un millier de grosses entreprises, de façon à augmenter le prix de tous les produits à forte teneur énergétique.
• Redistribution intégrale de cette taxe aux citoyens sous la forme d’une allocation mensuelle forfaitaire versée par le fisc.

Assimilable à un « anti-impôt », cette « contribution énergie redistribuée » est d’une mise en œuvre très simple à l’opposé des « usines à gaz » relatives au prix administrés de l’électricité en Europe ! Elle vise à enchérir les produits énergivores tout en conservant le pouvoir d’achat de tous les Français (à l’exception des plus riches).

Selon nos estimations, un prélèvement initial de 50 centimes sur un litre de super, un litre de fioul ou 10 kWh électriques se traduit par une allocation forfaitaire d’environ 150 euros/mois pour chaque adulte et de 80 euros/mois pour chaque enfant.

Prémunis contre une baisse de leur pouvoir d’achat, les Français sont ainsi enclins à se détourner des consommations les plus énergivores ! Il s’ensuivra une diminution immédiate des émissions de CO2… comme on l’a déjà observé en 2022-2023 quand les prix de l’énergie ont flambé du fait de la guerre d’Ukraine ! Mais à la différence de la guerre, heureusement, la « contribution énergie redistribuée » aura des effets apaisants et durables.

Le dessinateur Dominique Rousseau a retranscrit notre propos sous forme de BD (cliquez sur l'image pour découvrir celle-ci) :

Gagner plus et sauver le climat : une BD de Dominique Rousseau, texte : André Larané
 

Cette réforme fiscale rendra inutiles les centaines de taxes, aides fiscales, décrets, normes et règlements relatifs à la « transition énergétique » qui obèrent de plusieurs dizaines de milliards d’euros par an le revenu national sans gains avérés sur les émissions de gaz à effet de serre (la faute à nos consommations énergivores en tous genres qui augmentent plus vite que notre production d'énergies renouvelables).

Leur abrogation offrira des marges de manœuvre au gouvernement pour engager une politique authentiquement libérale et défaire toutes les législations qui favorisent le consumérisme, aliènent les citoyens, dissuadent les jeunes ménages de fonder la famille de leurs souhaits et polluent tant et plus notre environnement.

Les aides et subventions liées à la « transition énergétique » pourront être réaffectées vers une politique d'ensemble visant à libérer les citoyens de la pression consumériste, permettre aux jeunes ménages de fonder la famille de leurs souhaits, protéger notre environnement, revitaliser le tissu rural, etc.   

Exemples parmi d’autres :
• Tel couple explique à son maire : « Nous avons besoin de deux voitures pour nous rendre l’un et l’autre à notre travail ; si vous mettez en place une navette autocar, en correspondance avec le train, nous n’aurons plus besoin que d’une voiture. » Et le maire, constatant que ce cas n’est pas isolé, de mettre en place la navette.
• Des villageois se plaignent : « Le lycée, le collège, la poste, la maison de santé… sont éparpillés dans tout le canton et nous gaspillons notre temps et le carburant de la voiture à courir d’un endroit à l’autre. » Les maires du canton et le préfet vont dès lors concevoir un plan sur quelques années pour concentrer les services et les commerces dans le bourg principal, afin qu’ils soient tous accessibles à pied.
• À la demande des maires et des industriels, inquiets du coût croissant du traitement des déchets ménagers, les députés demandent aux syndicats professionnels de définir des emballages standard et réutilisables, avec un prix de consigne, pour chaque catégorie de produit liquide, pâteux ou pulvérulent : eaux minérales, farines, yaourts, lessives, etc. Ainsi feront-ils chuter le volume des déchets et le coût de leur traitement.

Cette politique est détaillée dans le chapitre  « Embellir nos vies » de notre Manifeste pour une écologie globale. Ainsi :
• Pour un coût très inférieur à la « transition énergétique », les pouvoirs publics mailleront le territoire rural autour des quatre mille chefs-lieux de canton ; reliés par des bus et des trains aux hameaux et villages environnants ainsi qu’à la ville voisine, ces bourgs offriront en leur centre un éventail complet de services et d’emplois de façon que le recours à l’automobile devienne facultatif. Nous pourrons de la sorte en finir avec l’étalement urbain et remodeler le tissu urbain et les petites villes en ramenant les commerces et les services au centre pour éviter aux ménages de s’encombrer d’une ou même deux voitures.
• Dans les métropoles, les pouvoirs publics veilleront à ce que chaque quartier dispose de tous les services souhaitables de façon à limiter les déplacements ; ainsi seront allégées ou supprimées les subventions affectées à la mobilité (automobiles et transports publics).
• Par des dispositions réglementaires simples, fermes et claires, le gouvernement garantira une concurrence véritablement « libre et non faussée » dans l’industrie et le commerce. Il mettra un terme aux pratiques qui permettent aux oligopoles d’étouffer leurs concurrents de moindre taille, comme les promotions en trompe-l’œil, l'obsolescence programmée ou les ouvertures de magasins 7 jours sur 7.
• Dans l’agriculture, le gouvernement accroîtra très fortement les aides aux paysans mais déduira de ces aides la valeur de leurs achats en produits phytosanitaires, machines, énergie, etc. De la sorte sera établie une concurrence loyale entre d'une part l’agro-industrie, forte consommatrice de produits phytosanitaires et d’énergie, et d'autre part l’agriculture « raisonnée » économe en ces produits. Les rendements moindres de cette dernière seront compensés par des aides plus importantes.
• Nous suggérons même dans les grandes villes un réseau de cabines à deux places, ultralégères et filoguidées, pilotées par une informatique centralisée ; il s'agit d'une utopie réaliste dont il est étonnant que les constructeurs ne se soient pas encore saisis.

Aux antipodes de politiques à courte vue, ruineuses, saturées de normes, d’interdictions et de contraintes, ce projet offre aux citoyens, en particulier aux plus jeunes, un horizon attractif et souriant, une vraie ambition politique dans le cadre d’une économie libérale fidèle à l’esprit des « Lumières ».

André Larané
Publié ou mis à jour le : 2026-02-10 17:06:34
ingenieur politique (09-02-2026 10:40:11)

vos solutions sont inspirées largement des des solutions idéologiques des écologistes marxistes dont l'objectif premier est la destruction du capitalisme, donc la décroissance. Le niveau de vie Ã... Lire la suite

Respectez l'orthographe et la bienséance. Les commentaires sont affichés après validation mais n'engagent que leurs auteurs.

Actualités de l'Histoire

Histoire & multimédia

Nos livres d'Histoire

Récits et synthèses

Jouer et apprendre

Frise des personnages