Des parfums pour toutes et tous

Un lien avec l'invisible

« Ce qu’il y a de plus profond chez l’homme, c’est la peau », disait Paul Valéry. Et sur la peau, les hommes ont posé une goutte de parfum, ce parfum volé aux dieux pour gagner leur immortalité. Ainsi, la rencontre entre la peau et le parfum tient du magique. Magique comme une histoire qui commencerait ainsi : il était une fois, entre l’imaginaire et le réel, le parfum qui est une expression du sensible, la plus intime de l’être. L’art du parfum est un art à part…

Simone Martini, Marie Madeleine tenant son vase de parfum, détail, v. 1315-17, fresque, Chapelle de Saint Martin, Basilique Inférieure, Assise. Agrandissement : Fernand Khnopff, L'Encens, 1898, Paris, musée d'Orsay.Depuis toujours la vocation de l’art est de mettre en scène, d’exposer voire même d’incarner dans un matériau sensible une vérité tenue pour supérieure. Dans les civilisations du passé, les œuvres d’art remplissaient une fonction sacrée car elles devaient refléter un ordre cosmique, extérieur aux hommes. Elles étaient un « microcosme » au sens du petit monde censé représenter à l’échelle réduite toutes les propriétés harmonieuses de l’univers que les Anciens nommaient cosmos.

De même, le parfum remplit au tout début de l’humanité ce rôle sacré. Le nom même de parfum : per fumum, « à travers la fumée », témoigne de ces rites religieux anciens, où les prêtres brûlaient des bois odorants, des résines et des baumes, afin que leurs prières arrivent vers le Divin, portées sur des nuages d’encens. Le parfum était déjà ce qui élevait l’humain et le rattachait à un ordre immuable et supérieur. L’idée même de la transcendance du parfum réside dans la communication invisible mais olfactive entre la terre des humains et le ciel des dieux.

Ainsi, dans l’économie et dans la culture des peuples entiers, les parfums jouent un rôle important depuis plus de 5000 ans av. J.-C., entrant non seulement dans les rituels religieux, mais aussi dans la médecine et dans le commerce de luxe. De l’Antiquité à nos jours, le parfum fut considéré pour son importance rituelle, ses vertus thérapeutiques et son rapport à la séduction. Il fut et reste un bien précieux pour tous ceux qui l’ont possédé, tel une parure invisible ou le premier vêtement de peau.

Élisabeth de Feydeau

L'Odorat, Jan Brueghel l'Ancien et Peter Paul Rubens, XVIIe siècle, Madrid, musée du Prado. Agrandissement : Allégorie de la vue et de l'odorat, Jan Brueghel l'Ancien, XVIIe siècle, Madrid, musée du Prado.

La grande histoire du parfum

Dictionnaire amoureux du parfum (Elisabeth de Feydeau, Plon)La Grande Histoire du parfum (Elisabeth de Feydeau, Larousse)Historienne du parfum, Élisabeth de Feydeau a publié chez Larousse en 2019 un beau livre de 128 pages, richement illustré : La Grande Histoire du parfum (29,95 euros).
Elle a complété son parcours olfactif avec un très imposant Dictionnaire amoureux du parfum dans lequel elle met en scène tout le romanesque du parfum (Plon, 2021, 896 pages, 27 euros).

Le rôle de l'odorat dans l'Histoire de l'humanité

Comme l'affirmait Gaston Bachelard, « Les odeurs sont notre premier témoignage de notre fusion au monde. L’odeur aimée est au centre de notre intimité ». Le parfum est un vecteur qui nous relie au monde, qui nous le fait appréhender, grâce à nos 5 milliards de cellules sensorielles pour goûter à tous les plaisirs olfactifs : des enivrantes vapeurs d’encens pour communiquer avec l’invisible, des senteurs violentes pour chasser la pestilence et la maladie, des parfums capiteux et envoûtants pour séduire.

Étienne Bonnot de Condillac par Guiseppe Baldrighi et Pierre-Michel Alix, fin XVIIIe siècle. Agrandissement : Extrait du Traité des sensations publié en  1754 à Londres et à Paris. Le rôle de l’odorat pour la vie et la survie des premiers hommes les a certainement conduits à développer leurs facultés olfactives. Aristophane disait que le nez ne servait qu’à se moucher, et très longtemps la philosophie a fait peu de cas du sens de l’odorat qui était jugé trop proche de l’instinct animal. Kant pensait qu’il était le sens le plus ingrat car il était contraire à la liberté. Le philosophe des Lumières trouvait ce sens superflu, un « sens de la jouissance », capable d’induire des comportements et des pensées involontaires chez l’homme.

En 1754, Étienne Bonnot de Condillac mettait enfin en avant le rôle éducatif des sens en publiant Le Traité des sensations. À la suite des philosophes anglais, ce philosophe s’appuyait sur une parabole, celle de la statue pourvue d’un nez seulement.

Il démontrait que le sens de l’odorat était à l’origine de tout ce qui composait le bel esprit, puisque c’est en disposant ce dernier sens que l’effigie de marbre possédait enfin toutes les facultés. Mais il concluait que les cinq sens étaient nécessaires pour avoir la connaissance du monde extérieur. Ainsi, la statue dotée du seul odorat en respirant une « odeur de rose » sent une odeur de rose mais n’a aucune représentation de l’objet senti. Cette théorie de la hiérarchie sensorielle réhabilitait l’odorat en philosophie.

Jean-Jacques Rousseau au XVIIIème siècle exprimait aussi une sensibilité nouvelle dans son Discours sur les sciences et les arts. Par la fenêtre des sens se libère le sentiment de soi. Le Soi, cette matière informe et tentaculaire à qui il convient de donner un guide intérieur et intime : l’imagination. Elle maîtrise l’individu et le met en relation avec le monde. L’éducation sensorielle devient la condition essentielle et indispensable d’une formation intellectuelle réussie, passant par la souveraine imagination.

L'odorat, Philippe Mercier, 1750, Nouvelle-Zélande, musée Te Papa Tongarewa.Rousseau était sensible au phénomène d’attirance et de répulsion suscitée par l’odeur des autres. Il en fit d’ailleurs un thème littéraire. Il racontait qu’il avait été, lors de son entrée dans la capitale, assailli par les effluves nauséabonds du faubourg Saint-Marcel et en déduisait que les « odeurs par elles-mêmes sont des sensations faibles. Elles ébranlent plus l’imagination que le sens, et n’affectent pas tant ce qu’elles donnent que ce qu’elles font attendre. »

Une importance nouvelle était accordée à l’odorat, capable de susciter de tumultueux mouvements de l’âme, de ressusciter des souvenirs enfouis, de conditionner les humeurs du moment. Rousseau affirmait ainsi que l’olfaction était le sens de l’imagination.

Les parfums sont les plus puissants magiciens du souvenir. La petite madeleine de Proust entraîne dans son sillage un cortège de sensations associées ou empruntées à tous les sens : lignes, couleur, odeur qui montent suggestives, grâce aux impressions fournies par l'odorat.

Cette petite madeleine a le don d'abolir les années, mais le passé qu'elle ramène à Proust est si riche de sensations ressuscitées qu'il n'est plus le passé. Il entre, à travers le temps, dans l'émoi de l'heure présente .

L'influence du parfum-souvenir est si forte qu'elle s'impose à nous sur le mode impératif. Le souvenir nous assaille comme une force mystérieuse. À travers la perception olfactive, le parfum prend véritablement un sens et une valeur émotive. Il devient un symbole qui puise ses sensations dans les souvenirs. Ni la vue, ni l'odorat ne possèdent cette puissance d'éveiller en nous le passé. Aussi, sous quelque forme que se présentent les émois olfactifs, on retrouve une commune tendance qui s'exerce vers la reconnaissance du moi, vers le rappel d'états affectifs antérieurs.

Le sens de l'odorat, Philippe Mercier, v. 1744-1747, New Haven, Yale Center for British Art.

Évanescence rituelle : l’Égypte Ancienne

Dans l’Antiquité, les peuples d’Égypte effectuent de nombreux rituels sacrés, dont les divines odeurs s’élèvent en fumigations vers le ciel, rejoignant les cieux par la fumée, per fumum. Ainsi naît le « parfum ». Dans les temples flottent alors d’évanescents nuages et les castes les plus riches louent également les vertus cosmétiques et thérapeutiques du parfum, en usant déjà comme de l’aromathérapie.

Le parfum se trouve associé à la vie comme à la mort, au profane comme au sacré, aux bienfaits thérapeutiques comme au culte du corps et aux jeux de séduction. Le parfum à base d’alcool n’existe pas ; il s’utilise alors sous forme de matière brute ou huileuse : fleurs, plantes aromatiques et résines.

Fabrication de parfum de lis, fragment de la décoration d'une tombe, IVe siècle av. J._C.,¨Paris, musée du Louvre.Dans l’Antiquité, les Égyptiens utilisent les fragrances, en particulier l’encens, dans leur vie quotidienne. Ils accordent une grande importance aux parfums. Objet de la vie courante, le parfum est en rapport avec les occasions de la vie sociale, lors de festivités, d’événements funéraires et de nombreux rituels. Mais avant de tomber dans l’usage profane, il conserve avant tout un caractère sacré et religieux, réservé aux dieux et au pharaon, véritable dieu sur terre.

Chaque jour, dans les temples, les Égyptiens honorent leurs dieux par des offrandes parfumées. Ils offrent de l’encens et des fleurs aux divinités, mais aussi à leur souverain. Ils effectuent ces rituels sacrés sous forme de fumigations parfumées – d’où le nom « parfum » : per fumum signifiant à travers la fumée -, au minimum trois fois par jour. Le matin, ils utilisent de la résine, le midi de la myrrhe et le soir, du kyphi.

Le kyphi, aux accords épicés et sucrés, est surnommé le parfum « deux fois bon » pour son utilisation à l’attention des divinités et pour ses vertus curatives. Il se compose notamment de myrrhe, de raisin, de miel de vin, de genêt, de safran et de genièvre. Pour les Égyptiens, l’encens présente un réel avantage sur les offrandes de nourriture, que les dieux ne consomment pas. En effet, la fumée qui se dégage de l’encens brûlé s’élève dans les cieux puis disparaît. Pour eux, elle est alors consommée par les dieux.

Sépulture de Nakht, scribe, astronome d'Amon. Tombe thébaine TT 52 située à Cheikh Abd el-Gournah sur la rive ouest du Nil, face à Louxor en Égypte.

À cette époque, les prêtres connaissent l’art de la parfumerie. Les temples abritent la préparation de leurs parfums et autres huiles liturgiques. Les Égyptiens parfument les statues de leurs divinités avec de l’encens ou des onguents odorants pour leur donner vie. Le parfum anime l'objet inanimé. Les familles des pharaons et les prêtres sont maquillés et parfumés.

Les prêtres se servent de leurs compositions odorantes lors des rituels funéraires. Pour les Égyptiens, le passage sur Terre ne représente qu’un court épisode de la vie. Une préparation au grand voyage dans l’au-delà est nécessaire. Se déroulent alors des cérémonies d’embaumement.

Les défunts Nakht et Taoui respirant le parfum d'une fleur de lotus, tombe thébaine, XVIIIe dynastie.De la tête à la plante des pieds, on enduit le cadavre, recouvert de bandelettes, de diverses huiles saintes odorantes pour lui attribuer la bonne odeur, un parfum d’éternité, afin de favoriser le passage du défunt dans l’au-delà. La cérémonie s’achève ensuite par des fumigations pour procurer bien-être et sérénité.

Peu à peu, l’usage des parfums et des onguents entre dans la vie courante des Égyptiens. Ces produits présentent des vertus cosmétiques et thérapeutiques. Ils éloignent les mauvais esprits, adoucissent et protègent la peau contre les agressions du soleil et subliment les corps. Utilisés pour le plaisir et la séduction, les fards, onguents, huiles et baumes s’emploient fréquemment en étant toutefois réservés aux castes les plus riches.

Arômes lointains pour remèdes certains : la Grèce Antique

La Grèce contribue à l’évolution du parfum dont il est fait un usage quotidien, civil et religieux. Naissance, mariage ou décès sont honorés d’effluves, découvertes lors de « la révolution parfumée » des conquêtes d’Alexandre le Grand en Asie. L’invention des huiles et graisses parfumées par les Grecs va de pair avec l’évolution de leur pensée médicale qui accorde, notamment grâce au savant et médecin Hippocrate, de grandes vertus curatives aux divers arômes, comprenant désormais épices et aromates venus de continents lointains.

Flacon à parfum en forme d'athlète agenouillé, vers 540 av.J.-C., Musée de l'Agora antique d'Athènes.Les Grecs pratiquent l’art de la parfumerie depuis le XVème siècle avant J-C. Ils utilisent largement le parfum dans leur vie quotidienne religieuse et civile, tant pour la célébration du culte que pour l’hygiène du corps et la beauté. Ils lui confèrent notamment un pouvoir religieux. Les parfums ponctuent les moments importants de la vie : la naissance, le mariage et la mort.

Au sein de la gynécée où elles demeurent, les femmes se consacrent longuement à se farder et à se parfumer en utilisant abondamment des substances odorantes. Après le bain, elles s’enduisent le corps d’huile et de parfum. Dans la Grèce Antique, les bains sont considérés comme un centre de vie et de loisirs. Les guerriers grecs se couvrent le corps de crèmes ou d’huiles parfumées. Ces produits les protègent de l’ardeur du soleil méditerranéen. De plus, à l’issue des combats, l’huile parfumée est utilisée pour soigner les blessures.

Pour les Grecs, l’ambroisie confère aux dieux leur immortalité. Le parfum de l’Olympe représente le premier clivage de l'histoire du parfum. En effet, la bonne odeur des dieux immortels est opposée à la mauvaise odeur des hommes, dont les corps sont soumis à la putréfaction après la mort. Ainsi, en gage d’immortalité et par hygiène, les défunts sont abondamment parfumés et ensevelis avec leurs objets personnels, dont leurs flacons à parfum. Peu à peu, l’usage religieux des parfums s’élargit vers une utilisation médicale grâce aux prescriptions des médecins.

Un détail de la fresque des Cueilleurs de Safran, fouilles d'Akrotiri (Santorin).

Rome, l’Empire thermal

Rome baigne dans une atmosphère parfumée d’huiles aromatiques. L’influence islamique se répand sur l’Empire Romain comme l’attrait de nouvelles odeurs épicées ou safranées, venues d’Inde et d’Asie par la route perse. Encens, toilettes et bains parfumés sont désormais introduits dans le commerce où l’importance des soins cosmétologiques est à l’honneur.

Vase à parfum romain en bronze, IIIe siècle av. J.-C., Paris, musée du Louvre.En effet, l’Empire Romain est celui qui accorde la plus grande importance aux fards et aux parfums. Sous l’effet de la colonisation romaine, le commerce introduit dans la péninsule l’usage des épices, de l’encens, des bains à parfumer et des toilettes safranées. Les Romains entretiennent les réseaux commerciaux égyptiens, grecs et orientaux qui apportent les produits parfumés à l’état brut d’Arabie, d’Afrique et d’Inde, dont la consommation se développe toujours davantage.

Vers le IVème siècle avant J-C., la cannelle, le poivre, la myrrhe, le safran et le castoréum sont consumés dans les maisons pour lutter contre les miasmes, mais aussi pour marquer les grandes étapes de la vie des Romains, de la naissance à la mort. Pour eux aussi, de nombreuses substances aromatiques offraient des vertus médicinales, comme l'écrit Pline l'Ancien dans son Histoire Naturelle.

Par ailleurs, les Romains font un usage profane de plus en plus excessif du parfum, notamment lors des nombreux banquets et dans les thermes. À l’époque de César, le bain, symbole de propreté corporelle, devient un rite essentiel associé au bien-être et au plaisir. Des essences très variées embaument les chevelures des Romaines, elles utilisent également des masques de beauté à base d’onguents, elles se parfument et se vêtent de toilettes safranées.

Mosaïques romaines des Thermes d'Otricoli, salle ronde du musée Pio-Clementino (Musées du Vatican). Agrandissement : Matrone à sa toilette, thermes de Sidi Ghrib, musée National de Carthage.

Savante et Bienheureuse Arabie

Depuis toujours, le monde arabe a la passion comme l’intelligence des parfums. L’éducation religieuse et l’apprentissage de l’hygiène appellent l’usage de senteurs dignes des contes des « Mille et Une Nuits ». Pour ce faire, les arabes améliorent l’alambic entre le IXème et le XIIème siècle et mettent au point la distillation alcoolique, grâce aux travaux du savant iranien Avicenne.

Le sultan Mehmet II sentant une rose, peinture ottomane du XVe siècle, extraite du Sarai album conservé à Istanbul.Le produit de la distillation est nommé « élixir », autrement dit « le médicament le plus précieux ». C’est en Syrie au Ier siècle après J.-C., que naît la technique du verre soufflé, qui permet de conserver chaque arôme dans un écrin raffiné, unique flacon artisanal.

Les navigateurs Arabes introduisent en Occident les traditions anciennes et les matières premières du parfum. Ils ont le monopole du commerce des matières premières (benjoin, encens etc.) indispensables à la fabrication du parfum, qui est très fructueux. Les transactions d’encens, d’épices et de myrrhe se développent dans toute la Méditerranée, qui devient le carrefour entre l'Orient et l'Occident.

Dans la tradition orientale, le parfum fait partie de la vie sociale et religieuse. Les Arabes vaporisent des eaux parfumées, s’enduisent le corps d’onguents et brûlent l’encens, le styrax ou le benjoin. Les femmes se parfument pour séduire.

L’eau de rose est particulièrement utilisée dans les soins de beauté. Elément fondamental, le parfum est présent dans les fêtes et les cérémonies. Il s’utilise lors des rituels afin d’éloigner les mauvais génies.

Le parfumeur, Rudolf Ernst, XIXe siècle.

Dès sa naissance, le nouveau-né est le centre d’un rituel dans lequel se mêlent les odeurs de diverses essences afin de le protéger du mauvais œil. À l’occasion des mariages, le parfum joue un rôle protecteur, purificateur et aphrodisiaque. Huiles de fleurs, eaux de rose et de fleur d’oranger, sans oublier les voluptueux copeaux de santal composent notamment la corbeille de la mariée. L’encens emplit l’atmosphère, les eaux de fleurs parfument les invités.

Sous les rois Maures, les parfumeurs arabes tiennent boutique à Grenade, vendant des parfums mais aussi des philtres dans lesquels entraient l’ambre et le musc. Les parfumeurs sont dans les jardins de l’Alhambra. L’Ambre gris connu depuis l’Antiquité et aussi matière première mythique de la parfumerie avec l’encens, la myrrhe et le musc. Mais aussi le mot « ambre » désigne ces préparations orientales traditionnelles à base de vanille, de ciste ladanum, de notes douces et poudrées absolument délicieuses et sensuelles.


Épisode suivant Voir la suite
Le corps
Publié ou mis à jour le : 2022-02-12 21:49:05

 
Seulement
20€/an!

Actualités de l'Histoire
Revue de presse et anniversaires

Histoire & multimédia
vidéos, podcasts, animations

Galerie d'images
un régal pour les yeux

Rétrospectives
2005, 2008, 2011, 2015...

L'Antiquité classique
en 36 cartes animées

Frise des personnages
Une exclusivité Herodote.net