Des origines à nos jours

Toulouse, porte de l'Espagne, reflet de l'Italie

Toulouse est connue comme la « Ville rose » depuis les années 1950, quand on a enlevé le badigeon blanc des murs pour faire ressortir la couleur chaleureuse de la brique. Les origines de la cité se perdent dans la nuit des temps. Elle est née sur une boucle de la Garonne, à l'endroit où le fleuve bifurque vers l'océan Atlantique en s'étalant dans sa vallée.

À Toulouse, l'on doit le premier concours de poésie, l'expression « pays de cocagne », l'invention du capitalisme, la naissance de l'aéropostale et jusqu'à la naissance du tango argentin ou du moins de son promoteur, Charles (Carlos) Gardel.

André Larané

Le Pont Neuf (Toulouse), photo : Fabienne Vignolle

Émergence d'une capitale

À l'époque celte, elle est le lieu de rassemblement de la tribu des Volques Tectosages. Les Romains l'incluent dans leur province de Narbonnaise et lui donnent le nom de Tolosa. Saturnin (ou Sernin) y introduit le christianime et devient le premier évêque de la ville. L'église en briques roses de Notre-Dame du Taur (ou du taureau) rappelle son martyre.

Avec les invasions barbares, le destin de Toulouse bascule. Les Wisigoths s'établissent dans la cité en 419 et en font la capitale de leur royaume qui couvre le bassin aquitain et une bonne partie de la péninsule espagnole.

Le Capitole, siège de la mairie, oeuvre de l'architecte Cammas (Toulouse), photo : Fabienne Vignolle

Cette fragile construction est mise à mal par le roi des Francs, Clovis, qui bat les Wisigoths à Vouillé, près de Poitiers (lieu prédestiné aux rencontres entre le sud et le nord), en 506. Les Wisigoths se replient au sud des Pyrénées et s'établissent à Tolède pour deux siècles, jusqu'à l'invasion arabe.

Dans l'anarchie mérovingienne, à l'époque des rois fainéants, Toulouse devient la capitale d'un duché franc d'Aquitaine, indépendant de fait. Quand surviennent les Arabes, le duc Eudes va à leur rencontre et les repousse. La bataille précède de peu l'exploit mythique de Charles Martel près de Poitiers.

À l'époque de la dynastie carolingienne, issue de Charles Martel et Charlemagne, le duché deToulouse confirme son indépendance. Aux alentours de l'An Mil, les aléas des successions entraînent sa division entre un duché d'Aquitaine tourné vers l'Atlantique et un comté de Toulouse tourné vers la Méditerranée et dont Toulouse reste la capitale.

Le premier comte est Frédelon, contemporain des serments de Strasbourg. Lui succède son frère Raymond (ou Raimon) et la descendance de celui-ci, de la famille de Saint-Gilles, d'après le nom d'une petite ville du marquisat de Provence.

Des comtes heureux

Toulouse et sa région vont s'épanouir sous la suzeraineté des comtes de Saint-Gilles. Aux portes de l'Espagne, ouverte aux cultures méditerranéennes, musulmanes, latines et hellénistiques, la ville va développer une civilisation originale marquée par le droit romain et empreinte de joie de vivre.

Le comte Raimon IV de Saint-Gilles affirme sa notoriété dans la chrétienté en conduisant la première croisade, aux côtés de Godefroi de Bouillon. En Terre sainte, il se taille un fief prestigieux, le comté de Tripoli (d'après une ville qui fait aujourd'hui partie du Liban).

Saint-Sernin est la plus vaste des églises romanes (Toulouse), photo : Fabienne VignolleQuelques décennies plus tard, au XIIe siècle, on construit au-delà des murailles de Toulouse la basilique Saint-Sernin pour abriter les reliques du martyr.

Saint-Sernin, tout de pierres et de briques, reste l'un des premiers et des plus magnifiques exemples d'architecture romane.

À la même époque, en 1152, comme les comtes guerroient ici et là - plus souvent là qu'ici -, un conseil municipal inspiré des républiques urbaines d'Italie prend en charge le gouvernement au jour le jour de la ville.

Ces magistrats municipaux au nombre de huit, en robe rouge et noire, forment le chapitre. Au fil du temps, par référence à la Rome antique, on les baptise capitouls et la maison commune devient rien moins que le Capitole ! Élus en général chaque année, les capitouls représentent la bourgeoisie locale, qui vit de l'agriculture de rente et du négoce, et administrent la cité tout en restant soumis au comte de Toulouse, leur suzerain féodal.

Les capitouls de Toulouse, enluminure du XIVe siècle

La bourgeoisie toulousaine est à l'origine de la première société par actions de l'ère moderne. Il s'agit de la compagnie des Moulins du Bazacle, constituée au XIIe siècle pour gérer et développer les moulins de barrage qui ceinturent la Garonne en amont de la ville.

Le capitalisme est né à Toulouse !

Dans la deuxième moitié du XIIe siècle, à l'époque du roi Philippe-Auguste, il y avait 60 moulins flottants sur la Garonne, à la hauteur de Toulouse. Ces moulins, qui fournissaient de l'énergie aux meuniers locaux, étaient répartis entre le lieu dit Château-Narbonnais, la Daurade et le Bazacle. Mais sensibles aux crues et d'une faible productivité, ils furent bientôt remplacés par trois barrages équipés de moulins fixes. Le principal d'entre eux, le barrage du Bazacle, mentionné dès 1177, était long de 400 mètres. Pas moins ! Il était constitué de troncs de chênes enfoncés dans le fond du fleuve.

Pour réunir les capitaux nécessaires à la construction de ces barrages, les meuniers constituèrent une société à laquelle ils confièrent leurs économies, en contrepartie de quoi ils reçurent des papiers notariés attestant de leur placement. Ces papiers notariés étaient dénommés uchaus. Anonymes comme les actions des sociétés anonymes actuelles, ils pouvaient passer de main en main de sorte que très vite, la propriété des trois sociétés exploitant les barrages échappa aux meuniers pour passer à la bourgeoisie toulousaine, avide de bons placements.

Ainsi naquirent les premières sociétés capitalistes du monde (si l'on met à part quelques références qui remontent au règne de l'empereur Commode, en Afrique romaine, mais ne laissèrent pas de descendance). C'est par ailleurs en Flandre, à Bruges, à la même époque, que naquit l'autre outil du capitalisme moderne : la Bourse des valeurs.

Notons que la société des moulins du Bazacle subsista jusqu'au... XIXe siècle. Le barrage ayant été converti à la production d'électricité, elle prit alors le nom de Société toulousaine d'électricité du Bazacle (*).

À l'aube du XIIIe siècle, le plus grand siècle du Moyen Âge occidental, celui des cathédrales gothiques, une calamité s'abat sur la ville et le comté avec l'hérésie cathare.

Cette interprétation intégriste de l'Évangile, qui rejette le plaisir charnel et tous les agréments de l'existence, suscite contre elle la prédication de Saint Dominique de Guzman. Celle-ci se révélant insuffisante, le pape Innocent III appelle les chrétiens à une croisade.

Cette croisade contre les Albigeois va exciter la haine et la cupidité des barons. Après plusieurs décennies de ravages et de malheurs en tous genres, le dernier comte de la dynastie de Saint-Gilles, Raimon VII, donne sa fille et héritière, Jeanne, en mariage à Alphonse, frère du roi de France. Le Midi toulousain perd définitivement son indépendance.

Frères Prêcheurs et Jacobins

Saint Dominique de Guzman fonde à Toulouse l'Ordre des Frères Prêcheurs, ou Dominicains. C'est le premier des ordres mendiants du Moyen Âge. Il est approuvé en 1216 par le concile du Latran.

Le 22 octobre 1385 est inaugurée la nouvelle église de l'ordre à Toulouse. Elle est consacrée à Thomas d'Aquin et reçoit la dépouille du saint.

Cette église conventuelle se caractérise par une double nef avec une rangée de piliers centraux. D'un côté se tient le peuple pour la prédication, de l'autre les frères. Chef-d'oeuvre de l'art gothique méridional, l'église des Jacobins est célèbre pour son « palmier » en pierre, qui soutient la voûte du choeur.

La voûte en palmier de l'église des Jacobins (Toulouse), photo : Fabienne Vignolle

Cet ensemble architectural doit son nom actuel « des Jacobins » au fait que le couvent parisien de l’ordre dominicain était situé dans la rue Saint-Jacques.

Près d'un siècle après ces mauvais souvenirs, l'ancienne capitale des Wisigoths et des comtes de Saint-Gilles retrouve son antique prospérité. C'est ainsi que le 3 mai 1324, des troubadours se livrent à une joute poétique. Renouvelée d'année en année, la compétition va donner naissance aux Jeux Floraux, première académie littéraire du monde.

Au plus fort de la guerre de Cent Ans, quand le « petit roi de Bourges », Charles VII, est chassé de Paris et rejeté par sa famille et les grands féodaux du nord, les états généraux du Midi, autour de Toulouse, lui renouvellent leur confiance, attestant ainsi de leur ralliement durable au royaume capétien.

Toulouse devient peu après la capitale du gouvernement du Languedoc et se dote d'un Parlement.

Le couvent et le clocher des Jacobins (Toulouse)

Amours afro-toulousaines

Toulouse s'honore d'avoir donné le jour au premier Européen qui se soit enfoncé en Afrique et en soit revenu ! Ce jeune aventurier du nom d'Anselme d'Isalguier entame son voyage en 1402, à l'époque de Charles VI et de la guerre de Cent Ans. Il débarque sur la côte atlantique, au sud du Maroc, près du cap Juby. De là, il emprunte une route caravanière jusqu'à la boucle du Niger et atteint Gao. La ville est la capitale de l'empire songhai, l'un des plus prestigieux empires qu'ait connue l'Afrique noire.

Anselme rassemble des notes sur le royaume et se lie d'amitié avec l'entourage du souverain. Il ne reste pas insensible au charme d'une princesse, Salou Casaïs. Comme toute l'élite du royaume, celle-ci est de confession musulmane. Après quelques années, Anselme d'Isalguier reprend le chemin de Toulouse, avec sa femme, leur fille Marthe et six serviteurs dont un médecin du nom de Ben Ali.

La petite troupe arrive à Toulouse, via Marseille, en 1413. Salou Casaïs et ses compagnons se convertissent au christianisme. Marthe épouse un jeune seigneur dont elle aura un fils, Eustache de Faudoas, surnommé le « Maure ». Salou donne le jour à deux autres filles qui entrent au couvent. Quant au médecin Ben Ali, il a l'occasion de démontrer ses talents en guérissant le Dauphin, le futur roi Charles VII, tombé malade lors d'une visite à Toulouse. Cela lui vaut une gratification de deux cents écus.

Il faudra attendre trois siècles avant qu'un autre Européen, Mungo Park, ne revienne dans la région du Niger. En attendant, les récits de voyage d'Anselme d'Isalguier vont tomber dans l'oubli et feront seulement l'objet d'une notice dans une compilation du XVIIIe siècle, par le chanoine lyonnais Anthelme de Tricaud.

L'hôtel d'Assézat (Toulouse, XVIe siècle)

Pays de cocagne

Au XIVe siècle, le renouveau économique et le développement de l'industrie textile, et surtout l'engouement des consommateurs pour une couleur jusqu'alors négligée, le bleu, entraînent en Europe une forte demande de... pastel.

Culture de guède, plante aux fleurs jaunes dont les racines donnent la teinte bleu  pastelIl s'agit d'une teinture tirée de la racine d'une plante appelée guède. Elle fournit sept nuances de bleu (bleu roi, bleu reine, bleu de France...) au terme d'un très complexe traitement.

Les feuilles sont malaxées dans des moulins pasteliers et mises à fermenter. Il en résulte une pâte (d'où vient le mot pastel). Cette pâte en forme de boule (coque) est fermentée une deuxième fois et transformée en granulés à partir desquels sera tiré le colorant.

La région toulousaine, et plus précisément le triangle Toulouse-Albi-Castelnaudary, va devenir la zone de production privilégiée du pastel en Europe, accédant à une prospérité sans égale pour l'époque.

C'est ainsi que la Toulouse de la première Renaissance, au temps de François 1er, serait à l'origine d'une expression appelée à un grand succès : « pays de cocagne  », synonyme de pays riche et heureux (d'après certains philologues, le mot cocagne viendrait de coque, nom donné à la boule de pastel prête à la commercialisation).

La ville étant victime d'un grand incendie en 1463, les bourgeois toulousains enrichis dans la culture et le commerce du pastel saisissent cette opportunité pour embellir la cité. Ils se font construire de splendides hôtels particuliers dans la brique rose du pays.

50%L'hôtel d'Assézat est le témoignage le plus accompli de cette époque. Il accueille aujourd'hui l'Académie des Jeux Floraux.

L'un des plus illustres représentants de la Renaissance toulousaine est Jean de Bernuy, qui exporte du pastel en Angleterre et en Flandre.

Il est assez riche pour se porter caution du roi François 1er lorsque celui-ci est capturé à Pavie en 1525 et astreint à un lourd tribut par son rival l'empereur Charles Quint.

L'orgueilleux marchand se fait construire un splendide hôtel pour rivaliser avec ses homologues.

Il aménage sur un côté de la cour une belle loggia en pierre, dans le style italien, qui n'a d'autre fonction que décorative.

L'hôtel de Bernuy (Renaissance), photo : Fabienne Vignolle Ayant accédé à la fonction de capitoul, Jean de Bernuy fait surélever la tour-escalier de la cour jusqu'à 25 mètres, manifestant ainsi son élévation sociale.

La ville compte un total d'environ 41 tours similaires, qui étaient aux bourgeois de cette époque ce que sont les montres Patek ou Rollex à ceux d'aujourd'hui...

Cette prospérité quelque peu insolente prend fin à la fin du XVIe siècle avec le déclin du pastel, que concurrence l'importation de l'indigo importé du Nouveau Monde.

Un mathématicien de génie

Le 17 août 1601, à Beaumont-de-Lomagne, à l'ouest de la Ville rose, naît celui qui deviendra le plus illustre des Toulousains, Pierre Fermat (il sera à 30 ans anobli et joindra la particule de à son nom).

Pierre de Fermat, mathématicien de génieEn marge de sa carrière dans la magistrature municipale, Pierre de Fermat donne toute sa mesure dans les mathématiques en étudiant la théorie des nombres et la géométrie (problèmes de tangentes).

C'est ainsi qu'il formule le célèbre « théorème »selon lequel xn +yn =znn'a pas de solution entière (sauf zéro) pour n>2. En d'autres termes, il est selon lui impossible de construire un cube d'arêtes de longueur entière dont le volume soit égal à la somme des volumes de deux autres cubes d'arêtes de longueur entière. Cette conjecture ne deviendra un théorème pour de bon qu'en... 1993 après qu'elle aura été démontrée par le Britannique Andrew Wiles.

Pierre de Fermat a souffert jusqu'à sa mort, le 12 janvier 1665 à Castres, des médisances de son rival, René Descartes. Sa notoriété en a été durablement ternie.

Le 30 octobre 1632, le maréchal-duc Henri II de Montmorency, homme de guerre prestigieux devenu gouverneur du Languedoc, est décapité dans la cour d'honneur du Capitole. Le condamné qui était un filleul du roi Henri IV et l'un des plus brillants représentants de la Cour, avait comploté contre le puissant cardinal de Richelieu à l'instigation de Gaston d'Orléans, le frère de Louis XIII. Mais ses troupes avaient été vaincues à Castelnaudary et lui-même avait reçu à cette occasion pas moins de 18 blessures.

Sa condamnation à mort indigne les souverains étrangers ainsi que les Toulousains et l'on doit fermer les portes du Capitole pour empêcher ces derniers d'entraver le travail du bourreau.

Au temps de Louis XIV et de son ministre Colbert, un dynamique entrepreneur de Béziers, Pierre-Paul Riquet, lance l'idée d'un canal entre la Méditerranée et l'Atlantique. Le canal du Midi est construit entre 1667 et 1681. Aujourd'hui, cette voie d'eau à petit gabarit contribue à l'agrément et à la beauté du paysage mais ne sert plus guère au transport de marchandises. Elle a été inscrite par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité.

Sous le règne de Louis XV, Toulouse se dote de splendides monuments à la gloire du pouvoir, comme beaucoup d'autres capitales de province (Bordeaux, Rennes, Nancy...). C'est ainsi qu'est reconstruit en 1750 le Capitole, siège de l'actuelle mairie. Sur la façade classique, huit colonnes en marbre rose représentent les huit capitouls. Un escalier d'apparat donne accès au premier étage et à la Salle des Illustres, une « galerie des Glaces » version toulousaine.

Adepte du style classique, l'architecte Cammas conserve néanmoins la cour intérieure et la tour des Archives, surnommée le « Donjon », qui remontent l'une et l'autre à la Renaissance.

Le Vert-Galant au Capitole

Henri IV dans la cour intérieure du Capitole, à ToulouseLa cour intérieure du Capitole de Toulouse s'orne d'une statue du roi Henri IV avec ces mots latins :

Hunc vivum amplexa est gens tota
Hunc flevit ademptum
Posteritasque pio semper amore colet

La nation toute entière a aimé ce vivant
Elle l'a pleuré lorsqu'il a été enlevé par la mort
Et la postérité l'honorera toujours d'un amour sacré

Hic Themis dat jura civibus
Apollo flores
camoenis Minerva palmas artibus

Ici Thémis donne les droits aux citoyens
Apollon les fleurs
Minerve aide les arts et la poésie

La récente rénovation de cet ensemble architectural en fait l'un des plus beaux de France.

Le « siècle des Lumières » est à Toulouse marqué par l' affaire Calas, du nom d'un négociant protestant injustement condamné à mort pour le meurtre de son fils. Voltaire va obtenir sa réhabilitation au terme d'un combat épique. Il tirera de son expérience des écrits lumineux sur la tolérance et la justice.

Toulouse et sa région vont connaître un net déclin politique, démographique et économique au XIXe siècle.

Après la Première Guerre Mondiale, la Ville Rose entrera dans la révolution industrielle avec l'implantation d'usines de munitions loin de la frontière allemande et d'une usine d'engrais azotés, la plus importante d'Europe (l'actuelle AZF!).

Cité de l'espace

La clé du renouveau tiendra surtout à l'aéronautique. Un brillant citoyen de la ville voisine de Muret, Clément Ader, a mis au point le premier avion (l'invention du mot lui revient), un engin en forme de chauve-souris à bord duquel il s'est envolé le 9 octobre 1890.

50% Plus tard, entre les deux guerres mondiales, le développement des premières lignes aériennes postales entre l'Europe et l'Amérique du sud suscite la création d'une entreprise prestigieuse, l'Aéropostale. Des pilotes de légende comme Jean Mermoz vont s'illustrer dans cette compagnie.

C'est à Clément Ader, Latécoère et aux pilotes de l'Aéropostale que Toulouse doit aujourd'hui sa place de capitale européenne de l'industrie aérospatiale.

Les heures de gloire de la Ville Rose, les plus anciennes comme les plus récentes, se lisent aujourd'hui dans les fresques de Raymond Moretti, qui décorent les arcades en briques de la place du Capitole.

L'utopie brisée du Mirail

Dans les années 1960, le maire socialiste Louis Bazerque lance un grand projet d'urbanisme au sud de l'agglomération toulousaine, avec le concours d'un élève de Le Corbusier, l'architecte catalan Georges Candilis.

Il s'agit d'ériger une ville nouvelle ou « ville annexe » de cent mille habitants, avec toutes les commodités modernes. Ce sera Le Mirail (le miroir en langue d'oc).

Avec ses grands immeubles d'habitation en Z, agrémentés de coursives commerciales et d'espaces communs à mi-hauteur, avec son Université et ses zones d'activité, la nouvelle cité a toutes les allures d'une utopie urbaine.

Las. Dans les années 1980-2000, l'afflux de populations pauvres et étrangères débarquées d'Afrique du Nord va réduire la cité à l'état de ghetto communautaire. L'utopie urbaine a sombré dans la réalité française du XXIe siècle.

Publié ou mis à jour le : 2020-03-25 18:29:17

 
Seulement
20€/an!

Actualités de l'Histoire
Revue de presse et anniversaires

Histoire & multimédia
vidéos, podcasts, animations

Galerie d'images
un régal pour les yeux

Rétrospectives
2005, 2008, 2011, 2015...

L'Antiquité classique
en 36 cartes animées

Frise des personnages
Une exclusivité Herodote.net