Mensuel, N° 497-498, juin 2022, 6,40€
- Confusion en Grèce : chaque cité ou presque a sa propre façon de gérer le temps. Il faut attendre l'influence de Rome pour que les cités grecques délaissent progressivement leur calendrier luni-solaire pour un calendrier strictement solaire.
- Le calendrier julien, solaire et fixe, s'impose à côté des traditions locales > vers une forme d'universalisme.
- Déterminer le 1er jour de l'année : organiser et construire l'Église unique impose de mettre de l'ordre dans le temps. La naissance du Christ apparaît alors comme étant le meilleur choix
- Au Moyen Âge : ignorance de la date de naissance, de l'âge ; puis importance grandissante de l'astrologie
> Le temps des hommes du Moyen Age ne s'arrête pas avec leur mort. Le but est de limiter le temps que le donateur passera au purgatoire.
> peu à peu le temps géré par la religion est remplacé par celui des marchands
- la Révolution : « Le temps n'existait plus, le temps avait péri » (Michelet) > mise en place du calendrier révolutionnaire
« Le temps ouvre un nouveau livre à l'histoire, et dans sa marche nouvelle, majestueuse et simple comme l'égalité, il doit graver d'un burin neuf les annales de la France régénérée (Romme). »
- Le temps comme outil de résistance : au Brésil, esclaves et descendants d'esclaves ont inventé des rythmes capables de bousculer l'hégémonie du temps des maîtres
- La mesure du temps dans le travail : pour mieux calculer les délais, pour une juste rénumération mais naissance de l'homme-machine
- La révolution de la montre-bracelet pendant la 1e Guerre : à une époque où la gestion du temps devient capitale, l'objet se masculinise et devient indispensable.
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