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Joséphine de Beauharnais (1763 - 1814)

L'égérie de Napoléon


Joséphine de Beauharnais en impératrice (1763-1814)Elle est née le 23 juin 1763 à la Martinique, dans la riche plantation sucrière d'un lieutenant d'infanterie de marine, sous le nom de Marie-Josèphe-Rose de Tascher de la Pagerie, mais elle entrera dans la postérité sous celui de Joséphine de Beauharnais...

Cette belle créole épouse en premières noces, à 16 ans, le vicomte Alexandre de Beauharnais, un bel officier de trois ans son aîné. Le couple aura deux enfants : Eugène et Hortense (future mère de Napoléon III). Mais Alexandre ne tarde pas à courir le guilledou en dépensant la fortune de sa femme.

Lasse d'être trompée, Rose se sépare de son mari dès avant la Révolution. Elle le retrouve alors qu'il s'est déjà illustré comme député aux états généraux, président de l'Assemblée nationale constituante puis général de la 1ère armée du Rhin. Ses états de service, notamment la prise de Mayence en 1793, ne l'empêchent pas d'être guillotiné en 1794.

Inattendue revanche

Incarcérée à son tour au couvent des Carmes, Rose noue une liaison avec un autre prisonnier, le beau général Lazare Hoche. Mais cette félicité ne dure pas. Après avoir vu son mari partir pour la guillotine, la jeune femme comprend que son tour va venir. Elle en tombe malade et ses geôliers sursoient à l'exécution de deux jours. C'est assez pour la sauver. Avec la chute de Robespierre, qui intervient entre-temps, tous les suspects - dont elle - sont libérés.

Veuve et pauvre, Rose est aussi très éprouvée par son incarcération. Sans doute viendra de là son incapacité à enfanter de nouveau...

Énergique, elle surmonte l'adversité et se rattrape en devenant l'une des femmes les plus en vue de la bonne société du Directoire et la maîtresse du «roi» Barras (séduisante, elle a néanmoins les dents si gâtées que les portraitistes veillent à la représenter lèvres serrées).

C'est ainsi qu'elle fait la connaissance du général Bonaparte, devenu un intime de Barras suite à la répression de l'insurrection royaliste de Vendémiaire. Éperdument amoureux de celle qu'il appelle Joséphine (pour n'avoir pas, dit-on, à prononcer le prénom usité par ses précédents amants), Bonaparte l'épouse sans formalités le 9 mars 1796 devant un officier d'état-civil.

Quelques jours plus tard, le général part pour l'armée d'Italie dont il a reçu le commandement en bonne partie grâce à l'entregent de son épouse. Insatiable, cette dernière le trompe néanmoins pendant ses équipées en Italie puis en Égypte avec un capitaine de hussards.

Joséphine de Beauharnais (23 juin 1763 - 29 mai 1814), 1801, par François Gérard (musée de l'Ermitage)

Impératrice pour la vie

Joséphine revient à de meilleurs sentiments tandis que l'étoile de son mari se hisse au firmament de la gloire. Pleinement solidaire de Napoléon, elle se met à son service dans toutes les épreuves qui réclament du doigté, de bonnes relations et de la diplomatie, à commencer par le coup d'État de Brumaire

Son fils Eugène devient un très honorable collaborateur du Premier Consul comme vice-roi d'Italie puis comme général. Il épousera une princesse bavaroise. Sa fille Hortense se sacrifie à l'intérêt du clan en épousant Louis, frère cadet de Napoléon et futur roi de Hollande, par ailleurs un incapable et un mauvais mari qu'elle n'aura de cesse de tromper.

Napoléon et Joséphine triomphent lors du sacre à Notre-Dame. Son mariage civil a été renforcé par une cérémonie religieuse, la nuit précédant le sacre, devant le cardinal Joseph Fesch, oncle de l'empereur. Comble d'habileté, la nouvelle impératrice obtiendra aussi du peintre David que le célèbre tableau du sacre représente son couronnement et non celui de Napoléon 1er.

Mais incapable de donner à Napoléon l'héritier dont il a besoin, elle doit se résoudre au divorce pour raison d'État le 16 décembre 1809. Elle conserve le titre d'Impératrice des Français et une riche dotation incluant le château de la Malmaison. Elle y mène une vie active et épanouie, en mère et grand-mère attentionnée, au milieu de ses collections de fleurs et d'animaux. Napoléon, qui lui a gardé toute son affection, lui rend de fréquentes visites. C'est là, à la Malmaison, qu'elle meurt d'une fluxion de poitrine le 29 mai 1814, à 51 ans, peu après la chute de l'Empire, ayant pris froid en faisant visiter son domaine au tsar Alexandre 1er.

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Publié ou mis à jour le : 2017-07-13 17:21:28

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