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Jeanne de Pompadour (1721 - 1764)

Une femme d'influence... et de goût


Jeanne Antoinette Poisson est la fille d'un conducteur de vivres qui a épaulé les frères Pâris, de puissants financiers, à l'occasion de la peste de Marseille.

Ayant reçu grâce à sa mère et à l'amant de celle-ci une excellente éducation, elle réussit en février 1745 à se faire remarquer du roi Louis XV qui lui aménage un appartement à Versailles. Elle l'accompagne à la bataille de Fontenoy et, la même année, est élevée au rang de marquise.

Usée par la vie de cour et une santé fragile, la marquise doit s'effacer au profit d'autres favorites dès 1751 mais reçoit en compensation le titre de duchesse et reste la confidente du roi, voire la complice de ses plaisirs. Elle aménage l'hôtel du Parc-aux-Cerfs, à Versailles, pour les rencontres clandestines de Louis XV avec de très jeunes filles comme la délicieuse Mlle O'Murphy.

Elle bénéficie d'innombrables largesses comme le château de Pompadour, en Corrèze, et l'hôtel d'Évreux, à Paris, plus connu aujourd'hui sous le nom de... palais de l'Élysée.

Une femme d'influence

Elle use de son influence en faveur du ministère Choiseul et on lui attribue le «renversement des alliances» au cours de la Guerre de Sept ans qui conduit au désastreux traité de Paris. Mais ses origines roturières lui valent la haine des courtisans qui répandent à son propos des chansons satiriques, les «poissonnades».

Mécène, elle fait attribuer à son frère Abel Poisson la Direction des Bâtiments et celui-ci s'acquittera avec brio de sa tâche, faisant notamment aménager à Paris la place Louis XV (la Concorde) en style néo-antique. Elle protège aussi les Encyclopédistes et les «philosophes» qui contestent l'absolutisme royal, y compris Voltaire qui lui doit son fauteuil d'académicien et écrira à son propos : «Dans le fond de son coeur, elle était des nôtres ; elle protégeait les lettres autant qu'elle pouvait».

La marquise de Pompadour symbolise à jamais l'art de vivre généreux, raffiné et léger du Siècle des Lumières. Elle meurt d'une fluxion de poitrine à 42 ans. Lors de ses funérailles solennelles, le 17 avril 1764, le roi, qui ne pouvait s'y joindre en raison du protocole, aurait murmuré de sa fenêtre : «La marquise aura mauvais temps pour son voyage !»... Sur la fin de sa vie, le vieux monarque retrouvera un semblant de gaieté avec la comtesse du Barry.

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Publié ou mis à jour le : 2012-10-04 10:51:30

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Les commentaires sur cet article :

Boutté (31-12-201616:10:55)

Et l'on dira que, sous l'Ancien Régime, la promotion sociale ne pouvait pas se faire ?


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