Au sein de l'islam, la séparation entre sunnites et chiites (ou chi'ites) remonte à la mort du prophète Mahomet. Elle est née sur une divergence politique : qui a vocation à diriger la communauté des croyants en l'absence du Prophète ?
• Le plus sage et le plus méritant des croyants, disent les sunnites, et il s'ensuivra l'élection des califes ou « remplaçants ». Le sunnisme, majoritaire dans l'islam, prône l'application souple de la doctrine (sunna), fondée sur le Coran et les traditions ou hadith.
• Le gendre du Prophète, Ali, et ses descendants, disent les chiites, qui se revendiquent du parti (chi'a) d'Ali, d'où leur nom. Ali est lui-même le quatrième calife. Il est assassiné en 661 par un dissident.
- La plus grande partie des chiites reconnaissant en Ali et ses successeurs pas moins de douze imams, le dernier demeurant caché dans l'attente du jugement dernier. Ils pratiquent le chiisme (ou chi'isme) duodécimain et sont majoritaires en Iran, en Irak, en Azerbaïdjan et au Liban ; ils sont aussi nombreux au Pakistan.
- On compte aussi une communauté importante de chiites septimaniens ou ismaéliens qui reconnaissent seulement sept imams. Ils sont nombreux autour de l'océan Indien. Leur chef est l'Aga Khan.
En marge du chiisme figurent d'influentes minorités en Syrie (Alaouites) et en Turquie (Alévis) sans parler des Druzes, présents dans tout le Proche-Orient. Le kharidjisme est une autre émanation du chiisme aujourd'hui très marginale.












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