Le dictionnaire de l'Histoire - sépultures, tombes, sarcophages - Herodote.net

Le dictionnaire de l'Histoire

sépultures, tombes, sarcophages

Les sépultures désignent de façon générale les lieux où sont enfouis les défunts (lorsqu'ils ne sont pas incinérés ou livrés aux vautours, comme sur les « tours du silence », dans la communauté parsie de Bombay).

• Un monument funéraire est qualifié de tombe ou tombeau, plus rarement de sépulcre (ce mot est surtout employé pour le Saint-Sépulcre, qui désigne à Jérusalem l'endroit où reposa le Christ à la descente de croix).

• Un mausolée est un tombeau particulièrement somptueux. Le mot vient de Mausole, roi de Carie, en Asie mineure, mort en 353 avant JC, qui se fit construire un tel tombeau à Halicarnasse. C'est l'une des sept Merveilles du monde antique. Les mausolées les plus célèbres sont les pyramides d'Égypte, le Taj Mahal...

• Un cénotaphe est un tombeau vide (au cimetière du Père Lachaise, à Paris, Molière n'est représenté que par son cénotaphe, sa dépouille ayant disparu dans une fosse commune). Le mot vient du grec kenos, vide, et taphos, tombeau.

• Un sarcophage est un cercueil en pierre parfois utilisé dans l'Antiquité et au Moyen Âge pour ensevelir un personnage important. Le mot vient du grec sarkophagos, « qui détruit les corps ».

• Après l'An Mil, en Occident, les couvercles des cercueils ou sarcophages des personnages importants (chevaliers, nobles, souverains et grands bourgeois) sont ornés de la représentation du défunt. Cette représentation, appelée gisant, recouvre le sarcophage à l'horizontale mais elle figure le défunt en position debout,  tel qu'il pourrait se présenter au Jugement dernier dans sa belle maturité.

• À la fin du XVe siècle, à une époque où la mort est plus que jamais présente (Grande Peste) et où se développe la croyance au purgatoire, lieu de passage avant le paradis, les Occidentaux représentent les défunts dans un état avancé de décomposition.

Gisant de Catherine de MédicisOn peut voir ci-dessus l'une des premières représentations de cette sorte, destinée à la sépulture du médecin de Charles VI, Guillaume d'Harcigny, mort en 1393 à plus de 90 ans, à Laon. Ce gisant très réaliste appelé transi figure le défunt au purgatoire.

À la fin du XVIe siècle, le goût évolue nettement.

Sur son somptueux tombeau sculpté par Germain Pilon, dans la nécropole royale de Saint-Denis, la reine Catherine de Médicis se fait représenter au côté de son mari Henri II en pleine jeunesse et à moitié dénudée ! Le purgatoire attendra...

Voir : Les dernières demeures

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