ça s'est passé un... - 21 août - Herodote.net

ça s'est passé un...

21 août

Événements

21 août 1192 : Fondation du shogunat

Le 21 août 1192, au Japon, Yoritomo, du clan des Minamoto, fonde à son profit le shogunat, une institution destinée à un grand avenir.

Au côté de l'empereur, cantonné dans un rôle symbolique et religieux, le shogun, ou maire du palais, exerce la réalité du pouvoir en s'appuiyant sur une classe combattante fortement hiérarchisée.

L'archipel devient une société féodale comparable à celles qui existent à la même époque en Occident. C'est la seule féodalité non-européenne qui ait jamais existé !



21 août 1415 : Le Portugal s'empare de Ceuta

Le 21 août 1415, le roi du Portugal Jean 1er s'empare de la ville de Ceuta, sur la côte méditerranéenne du Maroc. C'est le début de l'expansion outre-mer des Occidentaux.



21 août 1853 : La France découvre la corrida

Le 21 août 1853, Bayonne est le théâtre de la première corrida « à l'espagnole » jamais organisée en France. Parmi les spectateurs figure l'épouse espagnole de Napoléon III, l'impératrice Eugénie de Montijo, à l'origine de cette initiative.

La tauromachie (du grec tauros, taureau, et machê,combat), remonte à l'Antiquité. Mais c'est seulement au XVIIIe siècle qu'elle a pris en Espagne la forme popularisée sous le nom de corrida, ou course de taureaux, avec mise à mort du taureau.



21 août 1911 : On a volé la Joconde

Au matin du lundi 21 août 1911, à la première heure, le peintre Louis Béroud se rend au Salon Carré du Louvre pour faire une copie de la Joconde. Quelle n'est pas sa surprise  quand il découvre que ce petit tableau a disparu. Un gardien interrogé suppose qu'il est peut-être au service de reprographie !

Mais il faut très vite se faire une raison, il a bel et bien été volé. Le scandale est immense...

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21 août 1941 : Attentat au métro Barbès

Le 21 août 1941, à Paris, un militant communiste de 22 ans, Pierre Georges, futur «colonel Fabien», se rend au métro Barbès et abat le premier Allemand qu'il croise sur le quai, l'aspirant Moser.

Cet attentat fait suite à l'invasion de l'URSS par la Wehrmacht et à l'entrée des communistes français dans la résistance contre l'occupant nazi.

L'objectif des communistes est l'affrontement frontal avec l'ennemi. Ils veulent de la sorte attiser la répression et immobiliser en France un maximum de divisions allemandes qui seront de ce fait rendues indisponibles pour combattre sur le front oriental, en URSS.

À Vichy, dès qu'est connu l'attentat du métro Barbès, le ministre de l'Intérieur Pierre Pucheu décide de punir le crime sans attendre en faisant exécuter six «communistes». De cette façon, il espère dissuader les Allemands de s'immiscer dans le maintien de l'ordre.

Dès le 23 août, une loi crée un nouveau tribunal, les Sections Spéciales, habilité à rejuger des condamnés en violation du sacro-saint principe de non-rétroactivité des lois (nulla poena sine lege).

Trois malheureux emprisonnés pour des délits mineurs ou la diffusion de tracts communistes sont extraits des prisons de Paris, rejugés à la hâte en qualité de présumés terroristes et guillotinés dès le lendemain matin dans la cour de la prison de la Santé. Les juges requis pour le tribunal n'osent cependant aller au bout de leur mission.

Ce n'est que le 24 septembre 1941 que le ministre obtient ses trois autres têtes, après avoir dû créer le 7 septembre un nouveau Tribunal d'État composé d'un seul magistrat «en activité ou en retraite» !



21 août 1968 : Invasion de la Tchécoslovaquie

Au matin du 21 août 1968, les Européens se réveillent en état de choc. Des troupes blindées d'un total de 300 000 hommes ont envahi dans la nuit la Tchécoslovaquie sur décision de l'autocrate soviétique Leonid Brejnev.

Les agresseurs appartiennent à cinq pays du pacte de Varsovie, dont fait partie la Tchécoslovaquie elle-même (URSS, Pologne, Bulgarie, Allemagne de l'Est, Hongrie). Avec eux, c'en est brutalement fini du « Printemps de Prague » et de l'illusion d'un « socialisme à visage humain » cultivée par Alexander Dubcek.

Sous ses airs de fermeté, cette agression apparaîtra a posteriori comme la première fracture de l'empire soviétique...

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C'est sa fête : Christophe

Christophe dérive des mots grecs Kristos et phorein. Il désigne celui qui porte le Christ et fait allusion à un géant légendaire qui aurait aidé l'enfant Jésus à traverser une rivière. Mais le saint qui nous occupe aujourd'hui est un moine de Cordoue, si désireux de connaître le martyre qu'il s'en était allé proférer des insultes contre le Prophète de l'islam en plein tribunal... Curieuse perversion de l'esprit du martyre !

Naissances

Philippe Auguste

21 août 1165 à Gonesse - 14 juillet 1223 à Mantes

Biographie  Philippe Auguste

Malgré ses déboires matrimoniaux avec Ingeborg de Danemark, sa seconde épouse, et Agnès de Méranie, qui lui vaudront l'excommunication et même l'interdit sur le royaume, Philippe II, dit Philippe le Conquérant et plus couramment Philippe Auguste, se révèle un grand souverain. Sous son règne apparaît un sentiment national français. Il combat avec succès les rois Plantagenêt d'Angleterre et défait à Bouvines la première coalition européenne contre la France. Sous son règne a lieu la croisade contre les Albigeois mais est aussi fondée l'Université de Paris. La capitale s'entoure d'une première enceinte fortifée...

François de Sales

21 août 1567 à Sales - 28 décembre 1622 à Lyon

Biographie  François de Sales

Fêté le 24 janvier, François de Sales naît en Savoie, au château de Sales, en 1567, dans une famille aisée. Promis à une brillante carrière d'avocat, il s'en détourne pour être ordonné prêtre en 1593, en pleine guerre religieuse entre catholiques et protestants.

Reconnu comme l'un des plus ardents prédicateurs de la Contre-Réforme catholique, il inspire le renouveau religieux de l'abbaye de Port-Royal. Il est l'un des mystiques les plus marquants du XVIIe siècle, le «Siècle des Saints» (qui est aussi le siècle du libertinage !).

L'Introduction à la vie dévote de François de Sales est l'un des premiers chef-d'oeuvre de la langue française. Docteur de l'Église depuis 1877. Saint patron des journalistes et des écrivains.

Augustin-Louis Cauchy

21 août 1789 à Paris - 23 mai 1857 à Sceaux

L'illustre mathématicien Augustin-Louis Cauchy fut aussi un fervent royaliste et un catholique engagé sous la Restauration.

Jules Michelet

21 août 1798 à Paris - 9 février 1874 à Paris

Biographie Jules Michelet

Fils d'un maître imprimeur républicain, Jules Michelet passe l'agrégation de lettres puis devient professeur d'histoire au collège Sainte-Barbe (Paris). 

En 1830, après les « Trois Glorieuses », il est nommé chef de la section historique des Archives Nationales par son ancien professeur François Guizot, ministre de l'Intérieur du nouveau roi Louis-Philippe 1er.

Libéral et anticlérical, doué d'un immense talent littéraire qui lui vaut de compter parmi les grands écrivains de l'époque romantique, il  se fait remarquer dès 1831 par un petit essai : Introduction à l'Histoire universelle, dans lequel la rigueur du savant cède la place à la passion du militant politique.

Il écrira plus tard différents essais et ouvrages de moeurs tout aussi enflammés (La Femme, Le Peuple,...) dont certains lui valent des ennuis avec l'Église et le pouvoir politique.

Il entame aussi en 1833 une monumentale Histoire de France, sans doute la première qui soit ! Cette somme est structurée autour d'un héros, le Peuple, en quête d'émancipation vis-à-vis de l'Église et du roi. Elle sera suivie d'une non moins monumentale Histoire de la Révolution.

Ces ouvrages au style flamboyant vont alimenter le culte naissant de la Nation, substitut de la religion et de la dévotion à la monarchie, contribuer au goût des Français pour l'Histoire et nourrir ce que l'on appelle joliment le « roman national ».

On se gardera toutefois d'y chercher des indications historiques fiables car Jules Michelet, s'il consacrait beaucoup de temps et d'efforts à l'exploration des archives, n'hésitait pas à prendre des libertés avec celles-ci et donnait libre cours à ses préjugés idéologiques.

Décès

Trotski

7 novembre 1879 à Elisabethgrad (Russie) - 21 août 1940 à Coyoacan (Mexique)

Biographie  Trotski

Né Léon (Lev en russe) Bronstein dans une famille juive de la bourgeoisie russe, le futur Trotski (on écrit aussi Trotsky) milite dans les rangs révolutionnaires à l'université de droit d'Odessa, ce qui lui vaut d'être déporté en Sibérie en 1898. Évadé, il se réfugie à Londres et participe aux actions et débats du parti social-démocrate russe, d'où surgira le parti bolchevique (ou communiste).

En juillet 1917, il se rapproche de Lénine et mène en son nom le coup d'État du 6 novembre 1917 (la «Révolution d'Octobre»). Commissaire du peuple aux Affaires étrangères, il participe aux négociations d'armistice avec l'Allemagne (on est encore en pleine guerre mondiale). Puis, commissaire à la Guerre, il organise l'Armée rouge et mène la lutte contre les opposants.

À la mort de Lénine, il est évincé des instances dirigeantes par son rival Staline et contraint à l'exil. Intellectuel brillantissime, il fonde la IVe Internationale, concurrente de la IIIe Internationale communiste (stalinienne), dont se réclament encore aujourd'hui des trotskistes. Il est assassiné par un agent stalinien.

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