Entré en vigueur début avril, l’accord prévoit le retour en Turquie de tous les migrants arrivés après le 20 mars sur les îles grecques de la mer Égée. En retour, la Turquie se voit promettre une aide financière de six milliards d’euros, une libéralisation des visas pour ses ressortissants et la reprise des négociations d’adhésion à l’UE : des contreparties irréalistes pour un résultat nul. Si les flux de migrants via la mer Égée ont pratiquement cessé, ils ont par contre bondi en Méditerranée, au départ de l'Égypte et de la Libye avec de nouveaux flux de migrants illégaux en provenance d'Afrique noire et dirigés vers l'Italie et la France.
L'accord avec la Turquie a été négocié par la chancelière allemande sous la pression de son opinion publique, laquelle s'est retournée contre les migrants après les violences sexuelles commises par quelques centaines de jeunes réfugiés dans la nuit de la Saint-Sylvestre, à Cologne. Comme en août 2015, quand elle a annoncé son intention d'accueillir un million de réfugiés, Angela Merkel a agi de sa propre initiative, sans en référer à ses homologues européens...









