Le 2 avril 2025, le président américain Donald Trump dévoile les nouvelles orientations de sa politique commerciale en matière de barrières douanières en ce jour qu’il a pompeusement qualifié de « Liberation Day ». Il annonce des droits de douane au taux plancher de 10% sur l’ensemble des importations à partir du 5 avril, complétés par des « tarifs réciproques » au cas par cas qu'il prévoit de mettre en œuvre à compter du 9 avril.
Ces droits de douane ont été calculés en proportion du déficit commercial des États-Unis avec chaque pays considéré. Mais seuls ont été pris en considération dans ces calculs les biens manufacturés. Pour leur part, les revenus colossaux tirés des services internet par les GAFAM n'ont pas été pris en compte. Il s'ensuit par exemple que Madagascar se voit imposer des droits de douane de 84% sur la vanille naturelle, qui est la seule ressource que l'île soit en état d'exporter, étant entendu qu'elle est bien trop pauvre par ailleurs pour acheter quoi que ce soit aux États-Unis... hormis des redevances sur Google et facebook.
Reste que le 9 avril 2025, une poussée de fièvre sur les marchés obligataires a contraint le président américain à décréter une « pause » dans sa grande offensive commerciale. Un journaliste du Financial Times en a tiré l’acronyme TACO - Trump always chickens out, « Trump se dégonfle toujours ».










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