Le 11 décembre 2001, désireuse d'accélérer la baisse des prix industriels, l'Organisation mondiale du commerce (OMC), fondée sept ans plus tôt, prend le risque d'admettre en son sein la Chine populaire en dépit de son économie très peu respectueuse des règles libérales :
• L'État chinois reste en effet majoritaire dans le capital de toutes les grandes entreprises stratégiques du pays, ce qui lui permet de subventionner celles-ci et de les aider à acheter leurs rivales occidentales riches en technologie et en savoir-faire.
• Il domine aussi tout le secteur bancaire et manipule de ce fait la monnaie chinoise en la sous-évaluant artificiellement de façon à écraser par les prix toute forme de concurrence.
C'est ainsi que la Chine va profiter à plein à partir de 2005 du démantèlement des accords multifibres, prévu par les accords de Marrakech en marge de la création de l'OMC. Il s'agit d'accords dérogatoires au GATT qui fixaient en matière de textiles et vêtements des quotas d'importations pour les différents pays producteurs. Leur démantèlement va se ravaler ravageur pour les dernières entreprises textiles occidentales mais aussi pour les industries textiles des pays du pourtour méditerranéen (Turquie, Tunisie,...), incapables de résister au rouleau-compresseur chinois.










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