Chaque année, la conférence de Munich sur la sécurité est un peu le « Davos de la défense ». Le 10 février 2007, lors de sa 43e édition, le président russe a choisi de dire leurs quatre vérités aux Occidentaux. Cela faisait déjà sept ans qu’il avait succédé à Boris Elstine. Il avait stabilisé la situation en Russie après la descente aux enfers des années 90. Il a énoncé une critique en règle du monde unipolaire, c’est-à-dire dirigé par la superpuissance de l’heure, les États-Unis, après l’effondrement de l’URSS. « C’est le monde d’un unique maître, d’un unique souverain », a-t-il lancé. Et il a pour la première fois dénoncé les élargissements de l’OTAN vers l’Est : « Nous sommes légitimement en droit de demander ouvertement contre qui cet élargissement est opéré ». Invité au printemps de l’année suivante au sommet de l’OTAN à Bucarest, il a alors la surprise de voir les Occidentaux proposer à deux États frontaliers de la Russie, l’Ukraine et la Géorgie, d’entrer dans l’alliance. C’est le pas de trop. Au mois d’août suivant, il profite de ce que le monde a les yeux tournés vers les JO de Pékin pour envahir la Géorgie et ramener ce pays dans le giron russe.










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