Le dictionnaire de l'Histoire - Résistance - Herodote.net

Le dictionnaire de l'Histoire

Résistance

Le 18 juin 1940, suite à l'invasion allemande, Charles de Gaulle (49 ans), général deux étoiles et éphémère sous-secrétaire d'État à la Défense, lance un Appel à la radio de Londres. Il invite ses compatriotes à le rejoindre et pour la première fois évoque la «flamme de la résistance française».

Jean Moulin, préfet d'Eure-et-Loir, se met à son service. Il va faire la liaison entre le général et la Résistance intérieure clandestine. Henri Frenay fonde le Mouvement de libération nationale mais, comme beaucoup d'autres, persiste longtemps à voir dans le Maréchal Pétain un «bouclier» contre l'occupant nazi. Son mouvement et d'autres se fédèrent au sein de Combat. On y retrouve Bertie Albrecht, une infirmière.

À Koufra, au coeur du désert libyen, des soldats de la France libre font autour de Leclerc le serment de ne plus déposer les armes avant que le drapeau français ne flotte sur Strasbourg.

Après l'invasion de l'URSS par la Wehrmacht, le 22 juin 1941, les communistes entrent à leur tour dans la Résistance et la clandestinité. le 21 août 1941, l'un d'eux, Pierre Georges, futur «colonel Fabien», abat au métro Barbès le premier Allemand qu'il croise sur le quai, l'aspirant Moser. En représailles, les nazis font exécuter des dizaines d'otages dont Honoré d'Estienne d'Orves. En octobre 1941, à Châteaubriant, en Bretagne, ils fusillent 27 détenus communistes (dont Guy Môquet, 16 ans)...

La situation se durcit fin 1942 avec l'occupation de la zone Sud, jusque-là théoriquement autonome. Désormais, tous les Français sont à la merci de la police allemande. Le 26 janvier 1943, les principaux mouvements de résistance de l'ex-zone Sud - Combat (le plus important), Franc-Tireur et Libération (dirigé par Emmanuel d'Astier de la Vigerie) - se donnent une instance de coordination. Le 27 mai 1943, Jean Moulin met en place un Conseil national de la Résistance (CNR) inféodé au général de Gaulle. Mais, quelques semaines plus tard, il est traîtreusement arrêté de même que plusieurs amis, dont Raymond Aubrac, lequel sera délivré par sa femme Lucie. Georges Bidault lui succède à la tête du CNR jusqu'à la Libération.

Le 21 février 1944, de grandes affiches rouges annonce aux Parisiens l'exécution au mont Valérien de 23 «terroristes étrangers» membres d'un groupe de FTP (francs-tireurs partisans) dont le chef est Missak (Michel) Manouchian.

Voir : France : de la tragédie à l'espoir

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