Deux siècles après le déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion, un siècle après l'ouverture du tombeau de Toutânkhamon par Carter et Carnarvon, une épidémie d'égyptomania frappe à nouveau l'Occident.
Elle vient d'atteindre la France avec, du 23 mars au 15 septembre 2019, une exposition itinérante à la Grande Halle de la Villette (Paris). Cette exposition a été voulue et organisée par l'Égypte à un moment où son activité touristique retrouve des couleurs et en prélude à l'inauguration du nouveau musée d'égyptologie, au pied des pyramides, à la fin 2020.
Malgré un règne bref et sans gloire, Toutânkhamon est aujourd'hui immensément célèbre parce qu’il est le seul pharaon dont la tombe a été découverte intacte. Ca s'est passé le 5 novembre 1922 dans l'aride Vallée des Rois, sur la rive gauche du Nil, en face de Karnak et de la ville actuelle de Louxor. Comme tous les tombeaux des pharaons du Nouvel Empire, ce tombeau a été creusé dans la roche.
C'est ainsi qu'on a pu extraire des cinq salles du tombeau pas moins de 5 398 objets en or, en albâtre et en pierres précieuses, soit un étonnant bric-à-brac de statues, lits, fauteuils et chars, coffrets, bijoux, armes, boomerangs etc.
Selon une pratique commune, certaines pièces ont d'ailleurs pu être récupérées chez d'autres pharaons. C'est le cas d'une statue en bois doré censée représenter le pharaon chevauchant une panthère : la poitrine très affirmée du personnage donne à penser qu'il s'agit d'une pharaonne antérieure plutôt que de Toutânkhamon lui-même.
Parmi les pièces du tombeau, l'une des plus remarquables, visible à Paris en 2019, est le naos, chambre sacrée prévue pour recevoir une statue de la divinité. En effet, elle est composée de dix-huit tableaux qui illustrent la vie intime du couple royal, Toutânkhamon et Ânkhésenamon.
L'Égypte en cartes animées
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