Charlie Chaplin (1889 - 1977)

Le clochard que le monde aime

Tandis que les Européens entrent en 1914 dans un suicide collectif, la frénésie de la « Belle Époque » se prolonge dans les studios d'Hollywood, près de Los Angeles (Californie). Parmi les jeunes talents qui vont donner vie à l'industrie du cinéma figure un bel Anglais au visage avenant qui ne craint pas de se dévaluer dans le costume d'un clochard lunatique.

Connu des Anglo-Saxons comme The Tramp (« le vagabond »), il sera baptisé Charlot par les Français (traduction de son petit nom anglais Charlie). C'est encore sous ce surnom que Charles Chaplin est le plus souvent désigné en dépit d'une carrière cinématographique parmi les plus longues et les plus prestigieuses du XXe siècle...

Charlot et l'enfantCharles Spencer Chaplin est né à Londres le 16 avril 1889 dans une famille d'artistes du music-hall. À 5 ans, d'après ses souvenirs, il chante sur scène à la place de sa mère, victime d'une extinction de voix, et sa performance impromptue fait rire le public aux larmes !

Il participe dès l'âge de 9 ans à des tournées au sein d'une petite troupe, « Eight Lancashire's Lads ». Son père étant mort alcoolique en 1896 et sa mère devenue folle, Charles quitte définitivement Londres pour les États-Unis en 1912.

Engagé par Mack Sennett, il interprète son premier film en 1914 et, la même année, réalise lui-même ses premiers films. Pas moins de 35 !

Il va très vite s'épanouir dans le cinéma muet, en donnant par la grâce du rire une épaisseur humaine aux vagabonds et aux déshérités de la classe ouvrière.

Charlie Chaplin acclamé à New York en 1921 (16 avril 1889, Londres ; 25 décembre 1977, Corsier-sur-Vevey)

Un mythe planétaire

Directeur exigeant, Charles Chaplin fonde en 1919 une compagnie de production, les Artistes Associés, avec les acteurs Douglas Fairbanks et Mary Pickford et le réalisateur D.W. Griffith.

La compagnie se présente à ses débuts comme une fédération de producteurs indépendants. Elle est rejointe par J. Schenck, producteur de Buster Keaton et également Samuel Goldwyn... « Les fous dirigent l'asile », disent de mauvaises langues.

L'arrivée du cinéma parlant (1927) ne l'empêche pas de réaliser l'un de ses films les plus beaux et plus émouvants, City Lights (Les Lumières de la ville, 1931). Son dernier film muet, Modern Times (Les temps modernes, 1936), s'inspire très nettement du film tendre et drôle de René Clair, À nous la liberté (1932).

D'un long métrage au suivant, son engagement politique devient de plus en plus vigoureux jusqu'à atteindre le summum dans The great dictator (Le dictateur, 1940). Mais cette caricature perspicace de Hitler est froidement accueillie aux États-Unis.

Publié ou mis à jour le : 2021-08-11 06:51:31

Aucune réaction disponible

Respectez l'orthographe et la bienséance. Les commentaires sont affichés après validation mais n'engagent que leurs auteurs.

Actualités de l'Histoire
Revue de presse et anniversaires

Histoire & multimédia
vidéos, podcasts, animations

Galerie d'images
un régal pour les yeux

Rétrospectives
2005, 2008, 2011, 2015...

L'Antiquité classique
en 36 cartes animées

Frise des personnages
Une exclusivité Herodote.net