La médecine à l'époque romaine

Quoi de neuf, docteur ?


 Jusqu'au 22 avril 2012, le musée gallo-romain de Lyon-Fourvière nous offre une exposition sur la médecine et la santé au temps des Romains.

C'est l'occasion de découvrir une étonnante proximité avec notre savoir-faire et nos instruments actuels.

Le visiteur est accueilli par Hippocrate. Le dieu de la médecine lui récite le célèbre serment. Et peu importe que celui-ci soit apocryphe...

Il peut voir ensuite un petit vase attique à figures rouges (vers 480 avant JC). C'est le célèbre Aryballe Peytel du Louvre, qui représente une consultation médicale.

Aryballe Peytel(vase grec représentant une consultation médicale, vers 480 avant JC, musée du Louvre)

La médecine romaine s'est enrichie des savoirs et pratiques grecs.

Cette dernière était globale, soucieuse du corps entier, de la prévention, du maintien en bonne santé, alors que la romaine était plus interventionniste et intrusive.

Il existait à Rome des ophtalmologues qui traitaient entre autres de la cataracte. Mais des patients, notons-le, se plaignaient déjà de la trop grande spécialisation de certains médecins.

La médecine était pratiquée tant par des femmes que par des hommes, comme l'attestent une épitaphe funéraire à propos d'une femme médecin du premier siècle de notre ère ou une inscription sur un monument offert par Metilia Donata, femme médecin à Lugdunum (Lyon) au IIe siècle.

L'exposition de Fourvière rassemble pour la première fois quatre tombes de médecins, découvertes à Paris, Reims, Saint-Privat d'Allier (un oculiste) et Saint-Médard des Prés.

Elle surprend par l'incroyable qualité des instruments, y compris ceux servant à la préparation de médicaments. Elle nous renseigne sur les pathologies de l'époque (rhumatismes, maladies infectieuses) et les traumatismes comme les fractures, que les Romains savaient bien évidemment réduire. Des ossements attestent d'une trépanation.

Comme nous, les Romains faisaient appel aux plantes pour se maintenir en bonne santé et se soigner. Ils utilisaient aussi les propriétés supposées des minéraux et métaux (hématite, cuivre etc) sous forme de bracelet, de pendentif.

L'exposition a été créée à Nyon (Suisse). Elle s'agrémente d'un nouvel outil à l'usage des visiteurs, Museotouch. C'est une table tactile et interactive d'un mètre carré, qui permet d'explorer les différentes collections.

Christian Guyard



Localisation :
Musée gallo-romain de Fourvière 69005 Lyon

Publié ou mis à jour le : 2016-06-30 14:08:57

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