Les derniers sursauts de l'Antiquité (VIe-VIIe siècles)

L’apogée de l’empire byzantin (476-565)

Avec la disparition de l’empereur d’Occident en 476, seule la partie orientale de l’empire romain survit. Nous l’appellerons dorénavant l’empire byzantin, même si ses habitants se considèrent toujours comme romains.

Cette année-là, deux empereurs sont en conflit pour le trône : Zénon l’emporte grâce à l’appui du chef ostrogoth Théodoric, qui est alors autorisé à conquérir l’Italie pour son propre compte. Rome, dorénavant à l’écart des centres politiques, conserve une grande aura et acquiert un rôle religieux croissant : l’évêque de Rome et le patriarche de Constantinople deviennent les deux principales autorités chrétiennes, souvent en conflit.

Vincent Boqueho

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Le règne d’Anastase, successeur de Zénon, marque une nouvelle vitalité de l’empire byzantin avec un accroissement démographique et un enrichissement du Trésor. Il soutient le royaume franc de Clovis, contenant ainsi la puissance du royaume ostrogoth. Au nord, l’arrivée d’un nouveau peuple des steppes, les Bulgares, va constituer une menace plus durable. Anastase réprime plusieurs révoltes intérieures et contient les attaques des Perses et de leurs alliés arabes, les Lakhmides.

Le règne de son successeur Justin connaît les mêmes constantes : émeutes internes entre factions, querelles religieuses, et guerre contre les Perses. L’empire byzantin s’impose comme le principal défenseur de la chrétienté en soutenant le royaume chrétien d’Ethiopie face au royaume juif yéménite.

L’empire est à nouveau radieux lorsque Justinien devient empereur en 527. Il doit d’abord réprimer une émeute majeure dans la capitale qui remet en cause sa légitimité : les émeutiers rassemblés dans l’hippodrome sont massacrés, ce qui fait plus de trente mille morts.

Une fois son pouvoir affermi, Justinien entend profiter de la mort de Théodoric en Italie pour reprendre Rome. Son général Bélisaire s’attaque d’abord au royaume vandale centré sur l’Afrique du nord : il s’en empare en moins d’un an, mais il faudra du temps avant de pacifier la région. Puis, il s’attaque au royaume ostrogoth d’Italie. L’opération s’avère plus difficile et s’échelonne sur vingt ans. Enfin en 552, les Byzantins profitent de luttes internes au royaume wisigoth pour s’emparer de l’Andalousie. A cette date, l’empire romain a retrouvé une partie de sa grandeur, notamment grâce à la reconquête de Rome : c’est l’apogée de l’empire byzantin.

Le règne de Justinien est également marqué par de longues guerres contre les Perses, qui mettent Antioche à sac, et par la lutte contre les barbares qui ravagent les environs de Constantinople. Par ailleurs, une épidémie de peste couplée à un refroidissement du climat fait replonger la population de l’empire, ce qui fragilise les nouvelles conquêtes sur le long terme. Grand bâtisseur, Justinien fait notamment construire la basilique Sainte Sophie, caractérisée par sa grande coupole inédite à cette époque. C’est aussi un grand législateur qui procède à de nombreuses réformes durables.

Lorsqu’il meurt en 565 après 38 ans de règne, il laisse un empire rayonnant, mais fragile. Dès le règne de son successeur, il va connaître un recul inexorable que l’arrivée des Arabes musulmans va brutalement accélérer.

Publié ou mis à jour le : 2019-11-07 11:49:38

 
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