Le kiosque de l'Histoire, anciennes parutions

L'Histoire

Mensuel, N° 396, Février 2014, 6,40€

Mensuel, N° 396, Février 2014, 6,40€

Il y a vingt ans, le 6 avril 1994, débutait le génocide des Tutsis au Rwanda. Le magazine L'Histoire lui consacre son dossier du mois.

À l'approche des élections municipales en France, le 30 mars, le mensuel revient aussi sur l'Histoire de la municipalité parisienne, en conflit assez régulier avec l'État français comme le rappellent les tragédies révolutionnaires de 1358, 1789 et 1871.

C'est en 1528 seulement, sous le règne de François 1er, que la ville devient formellement la capitale du royaume. Sanctionnée pour ses sautes d'humeur, elle est exclue de la loi de 1884 qui prévoit d'élire au suffrage universel les maires et les adjoints de toutes les communes. 

Et c'est en 1977 seulement qu'elle se voit accorder enfin le droit à un maire élu comme n'importe quelle commune française.

À noter une réflexion sur l'«Anthropocène». Ce néologisme désigne déjà dans la littérature anglo-saxonne une nouvelle période géologique qui désigne les transformations irrémédiables opérées par l'homme sur son environnement. Cette période succèderait à l'Holocène, la période qui nous sépare du dernier Âge glaciaire.

À noter encore une critique très sévère par Guillaume Mazeau de la fausse découverte du visage de Robespierre

Le médecin légiste Philippe Charlier, qui s'est déjà illustré en présentant une image de la tête du roi Henri IV, a récidivé en effet avec le chef jacobin.

Avec le concours de la société Visualforensic, il a fixé son visage à partir du masque mortuaire que Mme Tussaud aurait prétendûment modelé sur la tête de l'Incorruptible après son exécution le 28 juillet 1794. 

Dans les faits, la communauté des historiens exclut que la célèbre mouliste sur cire ait pu réaliser ce masque, la dépouille de Robespierre ayant été incontinent conduite au cimetière des Errancis, dans la plaine Monceau, et jetée dans une fosse. Qui plus est, ce masque ne montre rien de la balafre à la joue reçue par Robespierre lors de son arrestation.

Ces incohérences expliquent le très grand écart entre les multiples portraits et bustes connus de l'Incorruptible et le visage vérolé et hideux montré par le docteur Philippe Chartier.

André Larané


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