Les pires serial killers de l'Histoire

Entre terreur et fascination

Le 12 avril 1919, deux inspecteurs arrêtaient à son domicile parisien un certain Désiré Landru. Surnommé le « Barbe-bleue de Gambais », cet escroc, qui fêtait ses 50 ans ce jour-là, mettait alors un terme à sa carrière de serial killer, après le meurtre d’une dizaine de femmes.

Parce que tous les meurtriers ne peuvent s’arroger le titre de serial killer (« tueur en série »), il faut en donner une définition. Est tueur en série celui qui a tué au moins trois personnes, de sang-froid et sans mobile apparent, avec un mode opératoire défini, dans des lieux différents et à intervalles souvent réguliers. Ce sont les pires meurtriers car ils semblent tuer « pour le plaisir ». Plaisir que l’on retrouve partagé par des tueurs de différentes générations depuis le Moyen Âge.

Allons à la rencontre des plus grands tueurs en série de l’Histoire. Méfiez-vous, ils ont la particularité de se cacher sous une apparence d’individus biens sous tous rapports. Âmes sensibles s’abstenir...

Charlotte Chaulin

Crime de Whitechapel à Londres en 1888, affaire Jack l'Éventreur. Découverte d'une victime par deux policiers a Whitechapel, illustration de Clair Guyot dans Le Petit Parisien de 1891.

Les pionniers du mouvement, serial killers avant l’heure

Même si le terme apparaît dans les années 1970, le psychopathe sanguinaire n’a pas attendu qu’on lui donne un nom pour satisfaire son envie de tuer. Il sévit dès le Moyen âge. Au XVème siècle, Gilles de Rais (1405-1440) apparaît comme le premier serial killer connu de l’Histoire. Il est à l’origine de la légende de Barbe-bleue. Ce riche et puissant seigneur a secondé Jeanne d’Arc dans la guerre contre les Anglais.

Disgracié après l’échec du siège de Paris et ayant perdu sa femme, il se retire sur ses terres nantaises et dilapide sa fortune. C’est à ce moment-là qu’il assouvit des pulsions sado-pédérastiques et tue près de cent quarante jeunes garçons de sa région. Contemporain de Gilles de Rais, le seigneur de Transylvanie Dracula (1431-1476) mériterait aussi de figurer parmi les tueurs en série. Sa cruauté à l'égard de ses ennemis turcs en a fait un personnage mythique, jusqu'à devenir le vampire par excellence. 

Élizabeth Bathory, portrait anonyme, XVIIe siècle.Un siècle plus tard, c’est une serial killeuse que l’on retrouve en Hongrie. La comtesse hongroise Elisabeth Bathory (1560-1614) est, selon la légende, l’une des plus célèbres meurtrières de l’histoire hongroise et slovaque. Elle aurait torturé et tué de nombreuses jeunes femmes dans le but de les vider de leur sang, afin de s’y baigner ensuite pour garder sa jeunesse. D’origine noble, elle évite un procès et l’exécution.

Toutefois, les historiens ne peuvent certifié qu’elle aurait commis ces crimes car la seule source qui leur est parvenue est le témoignage qu’elle a livrée sous la torture.

Au XIXème siècle, celui dont on connaît les crimes mais pas l'identité est le célèbre Jack l’Eventreur. Il a sévi dans le district londonien de Whitechapel en 1888. Ses victimes sont des prostitués. Il les torture et les mutile sauvagement avant de les assassiner.

La presse populaire exploite sans vergogne ce fait divers qui fait régner dans tout Londres une véritable « panique morale ». Au point que des historiens se sont demandé si le personnage n’aurait pas été créé de toute pièce par les journaux, bénéficiaires de cette effervescence publique !

Le mystère qui plane autour de son identité aurait-il été enfin levé ? Des chercheurs britanniques ont affirmé en mars 2019 avoir effectué de nouveaux tests d’ADN permettant d’identifier une bonne fois pour toute le tueur. Il s’agirait d’un barbier de 23 ans d’origine polonaise du nom d’Aaron Kosminski qui aurait été suspecté à l’époque... puis relâché !

Naît-on serial killer ou le devient-on ?

Martin Dumollard, illustration by Lebrun et Cie, Paris, 1858. L'agrandissement montre la photographie de Marie Baday (victime de Dumollard) par Bernabé en 1855 sur le parvis de l'église de Tramoyes, Rémi Cuisinier, Dumollard, L'assassin des bonnes, La Taillanderie, juillet 2008.Martin Dumollard (1810-1862) est le premier tueur en série français identifié. Ce journalier aurait agressé et assassiné une douzaine de domestiques dans la région de Lyon.

Fait marquant de son passé qui peut servir d’explication à sa folie : il aurait assisté à l’exécution de son père par écartèlement à l’âge de quatre ans. Forcément, ça secoue...

Joseph Vacher (1869-1898) prend rapidement sa suite. Surnommé le « Jack l’Eventreur du Sud-Ouest », ce sergent réformé devenu vagabond aurait commis une trentaine de meurtres, même s’il en a reconnu seulement onze. Il égorge, viole et mutile ses victimes. Mais son état mental divise la société. Il est en proie à des hallucinations et de la paranoïa. Est-il vraiment coupable ? Il l’explique, ce n’est pas de sa faute... « À chaque fois, je suis pris d’une espèce de fièvre, d’un tremblement nerveux, je ne veux pas tuer, ni violer, mais il faut que je le fasse. »

Le souvenir traumatisant de la Première Guerre mondiale en a-t-il rendu fous certains ? Le krach boursier de 1929 leur a-t-il fait perdre la tête ? Dans les années 1930, on assiste à un retour du serial killing sur la scène internationale. C'est ainsi que Peter Kürten (1883-1931), surnommé le « Vampire de Düsseldorf », commet à l’âge de neuf ans son premier meurtre en noyant deux jeunes chiots lors d’une baignade.

En 1929, il agresse sexuellement et assassine froidement neuf individus, enfants et adultes. Lorsqu’il est condamné à mort en juillet 1931 à Cologne, on sait en tout cas qu’il est toujours bien atteint lorsqu’il prononce sur l’échafaud les mots suivants : « Dites-moi, quand ma tête aura été coupée, pourrai-je toujours entendre, au moins un instant, le bruit de mon sang jaillissant de mon cou ? Ce serait le dernier des plaisirs. »

Albert Fish arrêté, New York Daily News.Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, le « Vampire de Brooklyn », Albert Fish (1870-1936), séduit les enfants en leur proposant des bonbons (oui, il faut vraiment se méfier !). Adepte de toutes les pratiques sexuelles possibles et imaginables (voyeurisme, sadisme, masochisme, zoophilie, etc.), le monstre viole de jeunes garçons puis les castre avant de les tuer. Il ne s’arrête pas en si bon chemin. Cannibale, il mange ensuite les cadavres.

Et le nec plus ultra de sa manière de procéder ? Le soin qu’il prend d’écrire aux parents pour leur raconter en détails ce qu’il a fait subir à leurs enfants. Un jusqu’au-boutiste dans l’horreur.

Seules quatre de ses victimes sont connues. Albert Fish confesse en avoir tué plus d’une centaine tandis que son psychiatre pense, lui, que le nombre d’enfants assassinés par son patient doit probablement atteindre quatre cents. Il est condamné à la chaise électrique en 1936.

La France n'est pas épargnée. On a déjà évoqué Désiré Landru. Le mal-prénommé a tiré profit du désarroi de nombreuses veuves en mal de mari, après la Première Guerre mondiale. Il en a séduit successivement une dizaine, de 1915 à 1919, jusqu'à leur promettre le mariage et les convaincre de lui confier leurs économies, avant de les tuer et brûler leur corps dans sa cuisinière.

La personnalité de l'accusé et son esprit de répartie lui ont conféré une aura à l'opposé des macabres serial killers américains, allemands ou russes. Lors de son procès, comme la salle éclate de rire à la suite de l'une de ses réparties, le président menace : « Si les rires continuent, je vais demander à chacun de rentrer chez soi ! », à quoi Landru répond : « Pour mon compte, monsieur le Président, ce n'est pas de refus ».

La cave du docteur Petiot, exécuté en 1946La Seconde Guerre mondiale couvre les méfaits d'un tueur lui aussi mû par la cupidité mais infiniment moins drôle : le docteur Marcel Petiot ou « docteur Satan »

Pendant l'Occupation, il a attiré dans son domicile parisien au moins vingt-sept personnes menacées par la Gestapo et les a dépouillées de leurs biens contre la promesse de les exfiltrer en Argentine, avant de les tuer... dans une chambre à gaz et brûler leur corps !

Les années 1970, la décennie des tueurs en série

Les serial killers n’ont jamais autant sévi que dans les années 1970, dans le monde et majoritairement aux États-Unis.  Précurseur des atrocités à venir, Edward Gein (1906-1984), homme simple, timide, un peu simplet, était en réalité un psychopathe sévère. Dès son enfance, il tue violemment des animaux, lapins, volailles et même un cochon. Malgré ce signe avant-coureur, personne ne s'est douté qu’il était terriblement atteint psychiquement.

La mort de sa mère en 1945 est un véritable traumatisme pour lui. Nullement prêt à faire son deuil, il tente le tout pour le tout pour être à nouveau auprès d'elle. Pour la faire revivre, il multiplie les incantations devant sa tombe et déterre un cadavre voisin pour lui retirer sa peau et s’en faire un habit de femme. Il ne supporte tellement pas de ne plus être à ses côtés qu'il essaie de ne faire qu'un avec elle. Il s’imagine ainsi se glisser dans la peau de sa mère. 

Voleur de cadavres devient sa nouvelle occupation. Surprenant designer d’intérieur, il se sert de crânes à la place de bols et refait tout son mobilier avec de la peau humaine. C'est sûr, il ne risque pas d’avoir le même abat-jour que son voisin ! Arrêté en 1957, il est envoyé en hôpital psychiatrique.

Ed ouvre la voie à une génération de tueurs sanguinaires et méthodiques. En pleine période hippieà la fin des années 1960, Hollywood est marqué par les meurtres à répétition commandités par Charles Manson (1934-2017), gourou d’une secte dont il contrôle les faits et gestes. Il est notamment coupable en 1971 du meurtre de l’actrice Sharon Tate, épouse du réalisateur Roman Polanski, alors enceinte de huit mois.

Le tueur en série condamné Robert Hansen avec les cornes d'un mouton de Dall qu'il a tué, @Anchorage Daily News.Au même moment, entre 1966 et 1978, le « Tueur du Zodiaque »commet de nombreux meurtres dont cinq sont confirmés et trente-sept revendiqués. Il s’attaque à des jeunes couples, parfois arrêtés en voiture dans des endroits isolés à la tombée de la nuit. Son mode opératoire a cela de particulier qu'il entre en contact à chaque fois avec la presse à qui il adresse régulièrement des lettres signées d'une croix dans un cercle.

Sa dernière lettre, en 1978, précise qu’il est toujours en liberté et ne serait jamais arrêté et annonce son souhait qu’un film sur sa vie soit réalisé. Son vœu sera exaucé...

En Alaska, un père de famille d'apparence banale sur lui se révèle être un monstre sanguinaire. Robert Hansen (1939-2014) assassine de sang froid près de vingt femmes entre 1971 et 1983. Son mode opératoire : les séquestrer discrètement dans son sous-sol pendant qu’il dîne en famille au rez-de-chaussée puis, le jour venu, les faire courir nues dans la forêt et les chasser comme des bêtes sauvages.

Bel homme, Ted Bundy (1946-1989) est le profil type du tueur très charismatique. Responsable d’une trentaine d’homicides de jeunes femmes tombées sous son charme entre 1974 et 1978, il parvient même à mentir et à manipuler les journalistes lors de son incarcération. Heureusement, il n’a pas dupé tout le monde et le « Tueur de Collégiennes » monte sur la chaise électrique à l’âge de 42 ans.

Jeffrey Dahmer (1960-1994) dissèque dès son enfance des animaux morts. Un signe déjà annonciateur d’une carrière de serial killer. Nécrophile et cannibale, il s’en prend à dix-sept jeunes hommes, souvent rencontrés dans des clubs gays, entre 1978 et 1991. Il leur injecte de l’acide chlorhydrique ou de l’eau bouillante dans le lobe frontal, persuadé de les rendre jeunes pour toujours !

Andrei Tchikatilo en prison, 1992.Andrei Tchikatilo (1936-1994), surnommé le « monstre de Rostov », le « boucher de Rostov » ou « l’éventreur de Rostov », est l’un des plus ignobles personnages qui soient. Le mode opératoire de ce tueur en série ukrainien est parsemé de détails ultra-morbides. Classé parmi les plus grands criminels du siècle, c’est pour assouvir ses pulsions sexuelles (n’ayant pas d’autre moyen à cause d’une impuissance) qu’il a torturé et tué plus de cinquante femmes et enfant entre 1978 et 1990. Et consommé la chair de ses victimes...

Tamara Samsonova arrêtée le 27 juillet 2015, Saint-Pétersbourg.Les serial killeuses, quoique moins nombreuses, ne sont pas en reste. La police russe fait ainsi la découverte de « Mamie l’éventreuse ». Tamara Samsanova, arrêtée en 2015 après avoir été filmée par une caméra de surveillance à Saint-Peterbourg alors qu’elle transportait la tête bouillie de sa dernière victime dans une marmite, a tué et mangé onze personnes depuis 1995. Comment expliquer qu’une dame de soixante-huit ans puisse commettre de tels actes ? L’influence de son entourage, peut-être. Son ancien voisin n'était autre qu'Andrei Tchikatilo !

La liste des tueurs en série dans le monde des années 1970 et 1980 est bien fournie. On pourrait encore citer Richard Chase, le « vampire de Sacramento », Jorge Sagredo et Carlos Tropp « les psychopathes de Viña del Mar » ou encore Pedro Alonso Lopez, « le monstre des Andes ».

Un profil type ?

La folie meurtrière des serial killers s’est déchaînée aux États-Unis comme nulle part ailleurs et c'est naturellement dans ce pays que le terme a vu le jour. Créé en 1971 par l’agent du FBI Robert Ressler, il a été utilisé pour la première fois au procès Bundy.

À cette même période  se développe la psychologie criminologique : des agents du FBI vont à la rencontre des serial killers pour tenter d’établir leur profil psychologique et, ainsi, résoudre au mieux les affaires criminelles. La chaîne Netflix en fera le sujet de la série Mindhunter en 2017.

En 1992, trois agents du FBI dressent le portrait-type du serial killer dans leur Manuel de classification du crime. Résultat ? Il serait à 90% homme, à 80% caucasien et à 68% maltraité pendant l’enfance.

Norman Bates devant a sinistre maison du film Psychose. L'agrandissement montre Marion Crane sous sa douche, peu de temps avant son meurtre.

Un thème de prédilection pour le cinéma

Le tueur en série passionne et terrifie les foules encore aujourd’hui. Très présent dans la culture populaire, il est l’un des thèmes de prédilection du cinéma policier et d’horreur. La plupart des psychopathes qui ont souvent hanté nos nuits suite au visionnage de l’un de ces films sont inspiré de tueurs en série qui ont réellement existé.

L'affiche du film  Le Silence des agneaux. L'agrandissement est une image du film : Hannibal Lecteur interprété par Anthony Hopkins.Pour ne citer que trois exemples parmi les cultissimes, M le Maudit de Fritz Lang (1933) est évidemment inspiré du « vampire de Düsseldorf ». Le tueur en série Ed Gein est aussi celui qui a donné naissance au psychopathes les plus célèbres du cinéma : Norman Bates dans Psychose d’Alfred Hitchcock (1960), les Sawyer ont inspiré Massacre à la tronçonneuse (1974) et Hannibal Lecteur dans Le Silence des Agneaux (1991). Ce dernier rôle formidablement interprété par Anthony Hopkins est aussi inspiré de Ted Bundy.

Plus récemment, après avoir réalisé Seven, un film sur un tueur en série inventé de toutes pièces et dont le mode opératoire s’appuie sur les sept péchés capitaux, David Fincher a sorti Zodiac en 2007, qui raconte cette fois l’histoire incroyable mais vraie, et bien sordide, du tueur du Zodiaque.

Parmi les derniers en date, on relève le film Suspect (2013), qui raconte les exploits de Robert Hansen, interprété par John Cusack. En 2017, le réalisateur Marc Meyers a réalisé, lui,un biopic de Jeffrey Dahmer. Enfin, le 3 mai 2019, Netflix sort un film retraçant le parcours de Ted Bundy, interprété par Zac Efron. Son titre ? Extrêmement méchant, choquant et vil.  Il a le mérite d’être explicite. Et en août 2019, Quentin Tarantino sort Once Upon a Time in Hollywood, un film qui dépeint la société hollywoodienne de la fin des années 1960 et les assassinats commis par les disciples du gourou psychopathe Charles Manson.

Barbe-bleue, un serial killer pour les enfants

Barbe-bleue est un conte populaire rendu célèbre par Charles Perrault en 1697 dans Les Contes de ma mère l’Oye. Le héros éponyme est un homme doté d’une grande richesse mais affublé d’une ridicule barbe bleue qui le rend laid et terrifiant.

Barbe-bleue, publiée pour la première fois dans Les Contes de Perrault, dessins par Gustave Doré, Paris, Jules Hetzel, 1862, BnF, Gallica. L'agrandissement est une illustration de Barbe-bleue d’après un dessin de Frédéric Théodore Lix, vers 1870, Paris, coll. particulière.Il s’est marié à plusieurs reprises mais ses anciennes épouses ont toutes mystérieusement disparu. Il se marie encore une fois et confie à sa nouvelle épouse les clés de son château car il doit partir en voyage. Toutes les pièces lui sont accessibles sauf un mystérieux cabinet dont il lui défend formellement l’entrée : « S'il vous arrive de l'ouvrir, il n'y a rien que vous ne deviez attendre de ma colère ».

Forcément, la jeune femme, poussée par sa curiosité, y pénètre. Elle tombe alors nez-à-nez avec les dépouilles des épouses qui l'ont précédée, et laisse tomber sa clé dans une flaque de sang. La clé enchantée avec laquelle elle a ouverte la porte restant marquée d’une tâche de sang indélébile, Barbe-bleue découvre à son retour la trahison de sa femme et s’apprête à la tuer mais il est devancé par les frères de celles-ci : « Ils lui passèrent leur épée au travers du corps et le laissèrent pour mort ».


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• 26 octobre 1440 : exécution de Gilles de Rais
Publié ou mis à jour le : 2019-07-17 12:47:26

 
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