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Des origines à 1532

Les peuples des Andes, de Chavín aux Incas


La cordillère des Andes, imposante chaîne de montagnes et de hauts plateaux, s'étire en Amérique du Sud de la Terre de Feu à l'isthme de Panama, le long de l'océan Pacifique. Ses pics culminent à plus de 7.000 mètres et ses cols à 4.000 ou 5.000 mètres (plus haut que le Mont Blanc !).

C'est là, dans les vallées littorales et les hauts plateaux du Pérou, que se sont épanouies les plus grandes civilisations d'Amérique du Sud, jusqu'à l'arrivée des Espagnols en 1532.

Ces civilisations dites « précolombiennes », car nées avant l'arrivée de Christophe Colomb, se sont développées, soulignons-le, en l'absence de tout contact avec les autres civilisations ! Les autres régions du continent, qu'il s'agisse de la forêt amazonienne ou de la steppe (la « Pampa ») argentine, sont restées le domaine de la chasse et de la cueillette ainsi que de l'agriculture itinérante sur brûlis.

Mochica, Côte nord, peut-être La Mina, 100-800 apr. J.-C., Or, chrysocolla, coquillages, 28,5 x 41,4 x 4,5 cm, Museo de la Nación, Lima, Photo Daniel Giannoni, DR

L'Amérique andine des origines à Pizarre

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Dans les vallées littorales et les hauts plateaux du Pérou, se sont épanouies les plus grandes civilisations d'Amérique du Sud, jusqu'à l'arrivée des Espagnols, et de Pizarre en particulier, en 1532.

Ces civilisations dites « précolombiennes », car nées avant l'arrivée de Christophe Colomb, se sont développées, soulignons-le, en l'absence de tout contact avec les autres civilisations !

Les autres régions du continent, qu'il s'agisse de la forêt amazonienne ou de la steppe (la «Pampa») argentine, sont restées le domaine de la chasse et de la cueillette ainsi que de l'agriculture itinérante sur brûlis.

Horizons et périodes

Les civilisations andines ne le cèdent en rien à leurs homologues d'Europe ou d'Asie en matière d'organisation sociale ou d'ingéniosité artistique et technique. Elles sont aussi très férues en astronomie.

Pourtant, elles ignorent :
– La monnaie,
– La métallurgie du fer,
– Le cheval,
– La roue,
– Et surtout, aussi surprenant que cela paraisse, l'écriture.

De ce fait, les seuls témoignages dont nous disposons à leur propos sont les traditions orales très floues recueillies par les Espagnols et surtout les découvertes archéologiques : vestiges de temples et de cités, tombes et mausolées.

Les archéologues ont ainsi pu identifier de nombreuses civilisations souvent très différentes les unes des autres, limitées qui à une vallée côtière, qui à un plateau ou une vallée andine.

Les Andes péruviennes n'ont pu être unifiées qu'en de rares périodes, trois au total, baptisées « horizons » par les archéologues :
– L'Horizon ancien ou civilisation de Chavín (vers 1800 à 300 environ avant Jésus-Christ),
– L'Horizon moyen ou empire de Wari (ou Huari),
– L'Horizon récent ou empire inca, apparu vers 1350 et brutalement détruit en 1533.

Premières floraisons culturelles

De premiers groupes de nomades atteignent les Andes vers 10.000 avant Jésus-Christ. Ils se sédentarisent deux mille ans plus tard et, à peu près au même moment que les hommes du Moyen-Orient, du Sahara et de la Chine, commencent à cultiver les céréales, en l'occurrence le maïs... Surprenante concomitance si l'on se rappelle que les habitants des Andes n'ont aucun contact avec le reste de l'humanité !

La révolution néolithique débouche vers 1800 avant Jésus-Christ sur une première grande civilisation andine, dite « Horizon formatif ». Elle s'épanouit surtout autour de Chavín de Huantar, une vallée située au milieu de la Cordillère blanche, au coeur du Pérou actuel. En ce lieu ont été découverts les plus anciens témoignages de la céramique et de la métallurgie dans les Andes.

Dès cette époque, les habitants des Andes maîtrisentla métallurgie de l'or, de l'argent et du cuivre, trois métaux abondants dans le sous-sol des Andes. Ils pratiquent avec talent la technique de la fonte à la cire perdue et s'en servent volontiers pour figurer le soleil.

Le Soleil mais aussi la Lune jouissent dans les religions andines d'une place plus ou moins grande selon les périodes. Ces religionssont avant toutanimistes. Elles attribuent une âme à tout ce qui vit (comme le shintoïsme japonais). Certains lieux, les « huacas », bénéficient d'une attention particulière. Signalons que les habitants du Pérou pratiquent peu, sinon pas du tout, les sacrifices humains (à la grande différence des Aztèques du Mexique).

La période classique

vase-portrait mochica (musée Larco, Lima)De 300 avant Jésus-Christ à 600 après Jésus-Christ, autrement dit à l'époque où s'épanouit Rome en Occident, les Andes sont le lieu de plusieurs civilisations originales.

Cette période dite «classique» est en particulier celle des Mochicas, de Nazca (ou Nasca) et de Tiwanaku.

Les Moche ou Mochicas du nord du Pérou hissent à des sommets inégalés l'art de la céramique. Le vase-portrait ci-contre est un bel exemple de leur art naturaliste d'une remarquable technicité. Ils se signalent aussi par de grandes pyramides en briques.

Sur la côte sud du Pérou actuel, d'une exceptionnelle aridité, les Nazcas développent une agriculture savante, irriguée par des aqueducs souterrains.

Ils sont surtout célèbres pour d'étranges figures artistiques sans équivalent dans le monde : les « géoglyphes ». Il s'agit de dessins géants gravés dans le sol rocailleux et dont l'aspect d'ensemble ne peut être apprécié que du ciel!

L'essor interrompu des Incas

La région andine est brièvement unifiée une troisième et dernière fois par les Incas, une dynastie issue de la région de Cuzco (l'Inca désigne le souverain de cet empire mais le mot a fini aussi par désigner l'ensemble de ses sujets).

La dynastie aurait, selon la légende, été fondée par un certain Manco Capac vers 1350. Elle aurait compté au total une douzaine de souverains. Ces souverains étaient réputés d'origine divine d'où l'apparat qui les entourait et contribuait à la vénération populaire. D'où aussi l'obligation qui leur était faite d'épouser leur soeur pour ne pas diluer leur sang divin (même coutume que chez les pharaons d'Égypte).

L'empire inca atteint sa plus grande expansion à l'heure même où Christophe Colomb débarque aux Antilles ! Il s'étend alors sur... 5.000 kilomètres, de l'Équateur actuel au Chili central en passant par le Pérou et la Bolivie. Pour l'administration d'un si vaste territoire, l'Inca, qui réside à Cuzco, dispose d'un réseau de messagers à pied (rappelons-nous que les Indiens, avant l'arrivée des Espagnols, ne disposent pas de chevaux). Le réseau routier (les « chemins de l'Inca ») est, il est vrai, bien entretenu.

L'Inca est réputé propriétaire de toutes les terres. Il dispose pour les besoins de sa cour, de son administration et de son armée d'un tiers des revenus, un autre tiers est dévolu aux prêtres et le reste aux travailleurs, avec une répartition en fonction de la taille des familles ! À défaut d'écriture, les fonctionnaires de l'Inca disposent pour leur comptabilité d'un ingénieux système de calcul à base de cordelettes de différentes couleurs, le « qipu ».

L'empire inca est abattu en 1532, au bout d'à peine plus d'un siècle d'existence, par une troupe de 183 Espagnols guidés par un ancien gardien de porcs illettré originaire d'Estrémadure et vieux de plus de 50 ans, Pizarre.

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Publié ou mis à jour le : 2015-09-04 22:30:02

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Les commentaires sur cet article :

Hans Kalimero (19-07-201512:04:18)

Vous ne citez pas les Chachapoyas qui étaient insoumis au règne Inca. Les Chachapoyas étaient carthago/guanches donc berbères dont les ancêtres se nommaient eux-mêmes "maxyes" et se prétendaient originaires de Troie en Asie mineure d'après Hérodote dans ses Histoires - IVème livre "Melpomène".

dinardais (19-07-201511:41:18)

Les historiens s'accordent pour dire que le cheval était inconnu des Indiens d'Amérique .Les conquistadores n'en ont importé qu'un petit nombre et les autres Européens
guère plus.Or au XVIII°siècle d'immenses troupeaux vivaient
dans les steppes au nord comme au sud. Cette prolifération impose que chaque jument ait pu avoir des jumeaux chaque année et ce n'est pas leur fort que d'en produire :Obtenir deux poulains en trois ans est la norme admise en moyenne .
Qui étudiera ce ... Lire la suite

Erik de Bruxelles (17-07-201513:49:16)

Samson Laval : Bien vu ^^

Laval Samson, Canada (17-07-201503:49:14)

La photo de Machu Picchu est inversée.
SVP Corriger

Cecilia (01-08-200623:48:34)

fantastique votre article!!! ça a sans doute aidé les amis d'Hérodote à connaître notre culture latino-américaine!!!
Ceci, Santa Fe, Argentine


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