
Né en Asie centrale, le jeune Temutchin mène une vie errante avec sa mère, ses frères et sa sœur. Guerrier intelligent, il réunit sous son autorité tous les nomades mongols de la steppe et se voit conférer le nom de Gengis Khan (« roi universel » en mongol). Avec ses cavaliers, il franchit la Grande Muraille de Chine, assiège Pékin, massacre la population et rase la cité. Laissant en Chine une partie de ses guerriers, il se retourne vers l’ouest et marche vers la Perse. Les villes qui lui résistent ou se révoltent sont détruites et leur population massacrée.
Soucieux de la pérennité de son empire, Gengis Khan s’adjoint de bons administrateurs recrutés parmi les peuples soumis, musulmans, bouddhistes ou chrétiens nestoriens. Après sa mort, des suites d'une chute de cheval et/ou d'une beuverie, son fils Ogodai et ses lieutenants étendent leurs conquêtes jusqu’à la Russie et la Hongrie. Ils détruisent Bagdad, siège du califat musulman, et installent une dynastie mongole en Chine. Paradoxalement, l’empire de Gengis Khan, plus vaste qu’aucun autre, va permettre à l’Europe de nouer des contacts avec la Chine en unifiant l’immense territoire qui les sépare. Il rendra possible le voyage de Marco Polo.









