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17 octobre 1961

Nuit tragique à Paris


Sept ans après la « Toussaint rouge », trois ans après l'arrivée du général de Gaulle au pouvoir, l'indépendance de l'Algérie apparaît inéluctable.

Pourtant, la France est plus perturbée que jamais par cette décolonisation qui n'en finit pas. La guerre s'est même transportée en métropole. Il n'y a pas de jour sans que des militants algériens soient assassinés par des militants de factions rivales, pas de semaine sans que des policiers soient également assassinés.

La tension entre policiers français et indépendantistes algériens culmine avec la manifestation meurtrière du mardi 17 octobre 1961.

Nuit du 17 octobre 1961 à Paris (DR)

Montée des tensions

Au cours des mois précédents, 22 policiers sont tombés en France métropolitaine sous les balles des commandos du FLN (Front de Libération Nationale), l'un des mouvements qui revendiquent l'indépendance des trois départements algériens.

Les syndicats de policiers réclament davantage de fermeté de la part du préfet de police de Paris, Maurice Papon. Le 5 octobre, celui-ci demande aux travailleurs algériens de ne plus circuler de nuit dans la capitale. Il autorise aussi l'interpellation de tout musulman de jour comme de nuit.

Pour protester contre ce couvre-feu discriminatoire, la Fédération de France du FLN appelle les Algériens de la région parisienne à manifester pacifiquement, avec femmes et enfants, le 17 octobre, à 20h30, sur les Champs-Élysées.

Une manifestation nocturne à deux pas du palais de l'Élysée et de l'Assemblée nationale, avec une police chauffée à blanc par les attentats dont elle a été victime, c'est le drame assuré ! Le FLN veut user de cette provocation pour prendre le dessus sur le mouvement rival du MNA. Il ne lui déplaîrait pas non plus que la France soit mise en accusation sur la scène internationale.

Le drame survient comme prévu. Les forces de l'ordre affrontent sans ménagement les manifestants et les embarquent vers les commissariats. Des manifestants seraient même jetés dans la Seine !

On parle de 30 à 300 morts mais rien ne vient corroborer cette assertion. Ainsi ne retrouve-t-on sur le pavé ou dans l'eau aucun cadavre. Bien plus tard, en 1998, une commission d'enquête constituée par le Premier ministre Lionel Jospin concluera à un total de 25 corps de Nord-Africains déposés à la morgue dans les semaines qui ont suivi mais dont deux ou trois seulement auraient pu périr dans la nuit du 17 octobre.

La différence vient de l'imprécision des témoignages, des exagérations (on a cru voir des corps qui auraient dérivé sur la Seine jusqu'aux écluses), des insuffisances des enquêtes (on a assimilé à des victimes des personnes qui ont préféré disparaître dans la nature) etc. (...)

Version intégrale pour les amis d

Publié ou mis à jour le : 2017-11-01 15:47:12

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Les commentaires sur cet article :

Erik (18-10-201707:38:13)

Moi aussi, à l'instar de Pierre Girault, j'aime lire Bernard Lugan.

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/10/le-17-octobre-les-gauchistes-vont-comm%C3%A9morer-un-massacre-qui-na-pas-eu-lieu.html

jean marie thiers (05-02-201312:29:13)

Je n'avais pas lu l'item correspondant à 1961, donc, d'accord c'est parfait, sauf le nombre, mais c''est une controverse stérile.

Pierre GIRAULT (27-10-201210:47:01)

Un point de vue et des chiffres sur cet évènement qui continue à susciter beaucoup de réactions :
http://bernardlugan.blogspot.fr/2012/10/apres-lesclavage-le-17-octobre-1961-la.html

Jean-Marie (13-04-201223:45:11)

3 lignes seulement sur les événements du 8 février 62 !
Serait-ce pour ne pas accabler Papon ?
[il aurait bien fait de même avec plaisir en 68]
Auriez-vous oublié ?

Gilles Aerts (12-10-200821:25:37)

Votre article, comme d'habitude, est tout à fait objectif.
Les derniers que j'ai pu lire sur ce sujet ces dernières années ne mentionnaient pas les attentats répétés dont les policiers, à l'époque, étaient victimes. Pourtant, c'est quelque chose dont je me souviens personnellement, faisant moi-même mon service militaire (mais toujours "en civil" en permission, et plaignant silencieusement ces pauvres flics, de garde dans leurs guérites, si vulnérables, devant les commissariats et autres l... Lire la suite


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