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Qui célèbre la fête de l'Hispanité ? Réponse

La lettre d'Hérodote
15 mars 44 avant JC
«Tu quoque, mi fili»
 

Jules César est assassiné le 15 mars de l'an 44 avant JC.

En cinq courtes années de dictature, il a réussi à moderniser l'administration de l'empire romain. Aussi son souvenir va-t-il rester gravé jusqu'à nos jours dans la mémoire des hommes, malgré sa mort prématurée à seulement 55 ans.

Jean-François Zilberman.
L'assassinat

Fort de son prestige de conquérant des Gaules, Jules César a franchi cinq ans plus tôt le Rubicon. Nommé dictateur à vie, il n'a de cesse de combattre ses ennemis tout en modernisant l'administration de l'empire (extension du droit de vote, octroi de terres aux combattants....).

Mais, au sommet du pouvoir, César songe à se doter d'un titre royal qui assure la pérennité de son oeuvre au-delà de la mort. Avec sa jeune maîtresse, Cléopâtre, reine d'Égypte, il envisage un moment de se faire consacrer fils d'Amon, à l'image d'Alexandre le Grand.

Le 15 février de l'an 44 avant JC, à l'occasion des Lupercales, le fidèle Marc Antoine pose sur la tête de César le diadème des rois grecs. Mais la foule proteste et le dictateur ôte lui-même la couronne et l'envoie au temple de Jupiter.

Qu'à cela ne tienne, Jules César projette d'accepter le titre de roi pour la partie orientale de l'empire romain à l'occasion de la prochaine réunion solennelle du Sénat. Celle-ci doit avoir lieu le jour des Ides de mars en un lieu appelé «portique de Pompée», qui remplace la Curie, incendiée huit ans plus tôt. Ses proches, y compris sa femme Calpurnie, avertissent César d'une grave menace et lui font part de mauvais présages mais il n'en a cure.

Or pas moins de soixante sénateurs, qui craignent à juste titre pour l'avenir des institutions républicaines, trempent dans un complot contre sa personne. Parmi eux, Cassius, l'ancien chef de la flotte de son ennemi Pompée, qui est déçu que son ralliement à César ne lui ait pas rapporté plus d'honneurs.

À peine installé dans la salle, sous la statue de Pompée, son ancien rival, César est provoqué par un sénateur du nom de Tullius Cimbre. Celui-ci, rejoint par d'autres sénateurs, lui soumet une requête et, feignant la colère, agrippe la toge de César et l'arrache. A ce signal, c'est aussitôt le hallali. Selon le récit de l'historien Suétone, Jules César est frappé de 23 coups de poignard par les sénateurs qui l'entourent.

Les comploteurs s'enfuient, leur forfait accompli, tandis que le corps de la victime se vide de son sang. Trois esclaves le ramènent à sa demeure.

Les assassins songent à jeter le cadavre dans le Tibre mais le peuple, qui garde un excellent souvenir de César et de sa générosité, se révolte. Il exige que, selon la tradition, son corps soit incinéré en place publique. C'est ce qui est fait le 20 mars... et le bûcher flambe si haut qu'il s'étend aux maisons alentour.

Malgré sa fin tragique et prématurée, après cinq années à peine de pouvoir, Jules César reste étonnamment vivant dans les mémoires et jusque dans le langage commun. Les titres de Kaiser et de tsar sont des déformations de son nom pour désigner le souverain en allemand et en russe.

Difficile succession

Quelques jours seulement après la mort du dictateur, son petit-neveu Octave, le futur Auguste, entreprend de le venger. Contre Marc Antoine, qui tente d'instaurer la paix à Rome, il se prévaut du testament de César pour réclamer son héritage. Les guerres civiles se prolongeront encore une quinzaine d'années avant que ne s'établisse la «pax romana», la «paix romaine».

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Les commentaires des Amis d'Hérodote

Tous les commentaires sur cet article :

JPL (14-07-2008 13:53:43)

Question effectivement interpellante de "Bée".
Dans le même sens (et c'est peut-être un embryon de réponse), Labienus, le "fidèle des fidèles", celui à qui César confie ses légion en Gaule quand il se rend à Rome, est retrouvé servir dans l'armée de Pompée après que César eût "franchi le Rubicond".

Bée (20-09-2006 23:35:35)

Parmi les 23 assassins (selon Suétone) il y avait aussi bien des Républicains (conservateurs) mais il y avait des partisans de César (légats ayant servi en Gaule). Que s'est-il donc passé à cette époque pour que l'on décide d'assassiner le défenseur du Peuple? La sévérité de César (pour l'époque) n'est plus a faire, y aurait-il eu jalousie, maltraitance de la part du "Grand Jules" ? Toujours est-il qu'il ne se fit pas assassiner pour rien ! Au bout du rouleau (quand le peuple ne comprend plus ri... Lire la suite


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