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Quels célèbres trappeurs périrent à Fort Alamo ? Réponse

27 avril 1848
Abolition de l'esclavage en France
 

Le 27 avril 1848, le gouvernement de la République française publie les décrets d'abolition immédiate de l'esclavage dans les colonies françaises. Sont concernées essentiellement les vieilles colonies héritées de l'Ancien Régime, dont l'économie repose encore sur les grandes plantations sucrières.

Le long parcours des abolitionnistes

Sous la Révolution, les députés de la Convention abolissent l'esclavage une première fois pour calmer les révoltes dans les colonies des Antilles. Mais Napoléon Bonaparte revient sur cette mesure et légalise l'esclavage le 20 mai 1802.

Les Anglais, sous la pression des sociétés philanthropiques d'inspiration chrétienne, se montrent plus hardis : ils abolissent la traite atlantique en 1807 et l'esclavage en 1833.

Les libéraux et philanthropes français sont tout disposés à imiter leurs homologues d'outre-Manche mais ils en sont régulièrement empêchés par les groupes de pression des riches planteurs...

Notons d'ailleurs qu'à Mayotte, sultanat musulman tombé sous protectorat français en 1841 et où n'existe aucun planteur européen, le gouvernement abolit l'esclavage dès le 9 décembre 1846, sous le règne de Louis-Philippe.

Enfin, la victoire

Il faut attendre la Révolution de février 1848 pour qu'enfin, dans l'effervescence républicaine, les abolitionnistes puissent contourner l'opposition des planteurs.

Le décret d'abolition est rédigé par Victor Schoelcher, riche philanthrope libéral et républicain, alors sous-secrétaire d'État à la Marine dans le gouvernement provisoire.

Victor Schoelcher lui-même est sous la tutelle du ministre de la Marine, le grand physicien et astronome François Arago (62 ans). Celui-ci appartient à l'extrême-gauche républicaine et s'est fait le porte-parole des revendications sociales à la Chambre des députés, dès 1840.

Victor Schoelcher et François Arago libèrent par décret 250.000 esclaves noirs ou métis aux Antilles et à la Réunion comme à Saint-Louis du Sénégal.

Une application précipitée

Le décret, qui prévoit l'abolition dans un délai de deux mois, arrive dans les colonies quelques semaines plus tard. Mais les gouvernants des colonies et les planteurs ont en général pris les devants, en multipliant les affranchissements.

À leur manière, les esclaves ont aussi accéléré le mouvement. À Saint-Pierre, en Martinique, une insurrection a éclaté le 22 mai 1848, avant qu'ait été connue l'existence du décret. Même chose en Guadeloupe où le gouverneur abolit l'esclavage dès le 27 mai 1848 pour éteindre l'insurrection.

Les planteurs reçoivent une indemnité forfaitaire. Ils contournent aussi l'interdiction de l'esclavage en faisant venir des «travailleurs sous contrat» de la Chine du sud ou d'Inde du Sud). Il s'agit d'un nouvel esclavage qui ne dit pas son nom.

L'abolition dément les sombres prophéties des planteurs. Elle se traduit par un regain de l'activité économique dans les colonies.

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Les commentaires des Amis d'Hérodote

Les 3 derniers commentaires sur cet article ( 5 en tout) :

jpl (04-05-2008 14:39:58)

Je suis assez étonné (au fait, non, je ne le suis pas tellement !) de constater que HERODOTE passe sous silence l'épisode, fort embarrassant je le concède, du "Travail obligatoire" dans les colonies. Il était encore dénoncé les 23 et 30 mars 1946 (Mil neuf cent quarante six !) par le député Houphouët Boigny dans son discours devant l'Assemblée Nationale à Paris. Le décret interdisant le travail forcé sera pris quelques jours plus tard par l'Assemblée. Mais il ne rentrera en vigueur que très prog... Lire la suite

Pauline (14-05-2006 12:56:05)

merci beaucoup pour cet excellent site, qui m'a permis de trouver toutes les informations dont j'avais besoin pour ma recherche sur l'abolition de l'escalvage. Ma prof d'histoire va être très contente !!

adrien (10-05-2006 15:09:42)

Un texte émouvant, fort et passionnant


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