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D'où vient le nom de Lyon ? Réponse

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10 novembre
Événements
10 novembre 1444 : Défaite des croisés hongrois à Varna

Le 10 novembre 1444, après une première victoire sur les envahisseurs ottomans, une armée de croisés hongrois est battue à Varna, sur les bords de la mer Noire. Le roi de Hongrie Ladislas III meurt dans la bataille. Pour le sultan Mourad II, plus rien (sauf la mort) ne s'oppose désormais à la conquête de Constantinople.


10 novembre 1555 : Le rêve avorté d'une France antarctique

Le 10 novembre 1555, l'amiral Nicolas Durant de Villegagnon relâche dans la baie de Guanabara, au Brésil. Il amène avec lui 600 colons français. L'un d'eux, le moine André Thévet, ramène de son aventure une herbe aux vertus séduisantes, le tabac. Mais c'est à un familier de Catherine de Médicis, Jean Nicot, que l'herbe empruntera son nom (nicotine)...

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10 novembre 1630 : Richelieu et la «Journée des Dupes»

Le 10 novembre 1630, à la cour de Louis XIII, le cardinal de Richelieu prend définitivement le dessus sur ses adversaires au cours d'une «Journée des Dupes»...

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10 novembre 1657 : Christine se fait justice à Fontainebleau

Le 10 novembre 1657, l'ex-reine Christine de Suède, de passage au château de Fontainebleau, fait venir le père Le Bel, supérieur du couvent des Mathurins d'Avon, dans la galerie des Cerfs pour qu'il confesse son confident et favori, l'Italien Monaldeschi. Après quoi, elle fait exécuter ce dernier à l'épée...

Face au scandale de cette justice sommaire exercée sur le sol français, l'ex-reine revendique son droit de souveraine. Elle explique à son hôte, le cardinal Mazarin, que le condamné avait reconnu l'avoir trahie en dénonçant son projet napolitain auprès des envoyés du roi d'Espagne.

Selon des sources malveillantes, il paraîtrait que la reine aurait aussi eu connaissance de lettres où son grand écuyer et amant raillait son physique ! L'affaire est étouffée et Christine s'établit enfin à Rome, au Palais Mazarin puis au Palais Riario, dans le quartier du Trastevere, où elle rassemble des collections d'art et une cour d'artistes qui lui vaudront une grande renommée à travers l'Europe classique.


10 novembre 1871 : «Dr. Livingstone, I presume ? »

Le 10 novembre 1871, dans un village reculé d'Afrique orientale, Ujiji, deux hommes blancs se font face au milieu d'un attroupement d'Africains. Le plus jeune, un aventurier du nom de Stanley, s'avance vers son aîné :  «Dr Livingstone, I presume !»...

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10 novembre 1938 : Mort de Moustafa Kémal

Moustafa Kémal, fondateur de la Turquie moderne, meurt le 10 novembre 1938, à 9h05, à Istamboul. Il a 57 ans...

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C'est sa fête : Léon
Le pape Léon 1er le Grand (440-461) a joué un grand rôle dans la chrétienté des premiers siècles.
Léon 1er réunit le concile de Chalcédoine qui affirme la double nature du Christ en une personne. Il veut de la sorte répliquer à l'empereur romain de Constantinople qui a officialisé l'hérésie monophysite en 449 au concile (ou «brigandage») d'Éphèse. Déjà, l'Orient et l'Occident s'éloignent l'un de l'autre...
L'année suivante, en 452, le pape va au-devant d'Attila, le roi des Huns, et le convainc de rebrousser chemin sans entrer dans Rome. Il a moins de chances avec les Vandales qui pillent la Ville éternelle en 455. Le pape obtient néanmoins de Genséric, leur roi, qu'il épargne la vie des habitants.
Naissance
Martin Luther
10 novembre 1483 à Eisleben (Thuringe, Allemagne) - 18 février 1546 à Eisleben (Thuringe, Allemagne)

Le 31 octobre 1517, Martin Luther, un moine allemand placarde sur la porte d’une église 95 «thèses» où il dénonce les scandales de l'Église de son temps. Le premier de ces scandales est l'abus qui est fait des indulgences. Il s'agit des aumônes que le clergé récolte contre la promesse d'un allègement des peines qui attendent les pécheurs au Purgatoire, antichambre du Paradis.

Les 95 thèses ont un profond retentissement en Allemagne. Mais le Saint-Siège et les princes allemands tardent à les condamner. De son côté, Martin Luther entre résolument en dissidence contre Rome qu'il présente comme la «rouge prostituée de Babylone». Il dénie à l'Église le pouvoir d'effacer les peines dans l'au-delà et formule une doctrine de la grâce divine en rupture avec la pratique catholique.

Les idées de Luther se répandent comme une traînée de poudre en Allemagne. Les prêtres se marient, les moines et les religieuses abandonnent leur couvent... Le prédicateur lui-même épouse une ancienne moniale. Il prend les choses en main et organise la nouvelle religion, sous le nom de Réforme. Ses adeptes sont appelés réformés, luthériens ou encore protestants (parce que leurs représentants ont émis une «protestation» face aux représentants de l’empereur).

Tandis que l'Europe centrale se déchire entre catholiques et protestants et que de nouveaux prédicateurs comme le Français Jean Calvin (1509-1564) et le Suisse Ulrich Zwingli (1484-1531) approfondissent la Réforme protestante, l'homme qui est cause de tout cela finit sa vie paisiblement à Eisleben, sa ville natale.

Voir : L'initiateur de la Réforme
Décès
Joseph Dupleix
1er janvier 1697 à Landrecies (Nord, France) - 10 novembre 1763 à Paris

Fils d'un fonctionnaire de la Compagnie française des Indes orientales (une création de Colbert), Joseph François Dupleix s'enrichit à Pondichéry par des spéculations audacieuses.

Directeur des comptoirs de Chandernagor, puis gouverneur de Pondichéry, enfin directeur général des comptoirs français en Inde, il entreprend de faire de la Compagnie une puissance territoriale en s'alliant aux princes locaux et en les armant à l'européenne.

Son ambition est de créer un empire colonial français sur les ruines de l'empire moghol des Indes. Avec le gouverneur de l'île de France Mahé de la Bourdonnais, qui lui apporte le soutien de sa flotte, il enlève Madras aux Anglais en septembre 1746. Mais Mahé de la Bourdonnais restitue presque aussitôt la ville contre 11 millions de livres (ce qui lui vaudra d'être embastillé pendant trois ans).

Dupleix poursuit la lutte contre les Anglais avec le marquis de Bussy. Il peut compter sur quelques centaines de Français et l'appui des princes locaux. Lui-même et sa femme, la «Bégum Jeanne», vivent sur un grand pied. Il défend pendant 42 jours en 1748 Pondichéry, assiégé par la flotte de l'amiral Boscawen, et arrive à dominer la moitié du sous-continent indien.

Mais en dépit de ses succès, il doit s'opposer aux ambitions concurrentes de l'Angleterre et à la mauvaise volonté de la Compagnie elle-même, qui préfère s'en tenir au commerce. Le roi Louis XV finit par le rappeler en 1754, après qu'il se fut ruiné.

Moustafa Kémal
19 mai 1881 à Thessalonique (Empire ottoman) - 10 novembre 1938 à Istamboul (Turquie)

Menacée de dépeçage suite à sa défaite dans la Grande Guerre de 14-18, lorsqu'elle s'appelait encore empire ottoman, la Turquie est sauvée par Moustafa Kémal.

D'une énergie peu commune, noceur, grand buveur, indifférent à la religion et notoirement athée, ce stratège de talent veut bâtir une nation turque homogène.

Après avoir repoussé une armée d’invasion grecque, il chasse un million de Grecs dont les ancêtres étaient établis en Asie mineure depuis l’Antiquité, proclame la République turque, déplace la capitale à Ankara, abolit le califat, symbole de l'universalisme musulman, inscrit la laïcité dans la Constitution et supprime par voie d'autorité tous les symboles du passé ottoman, multiculturel et islamique...

Voir : Le «Père des Turcs»
Abel Gance
25 octobre 1889 à Paris - 10 novembre 1981 à Paris

Le cinéaste Abel Gance a réalisé un mémorable Napoléon (1926). Réalisé avec d'importants moyens, sur une musique d'Arthur Honegger, ce film de 2 heures et demi est l'un des derniers succès du cinéma muet et à certains égards le meilleur film jamais réalisé sur Napoléon. L'acteur principal, Albert Donnedieu, se laissera tant envahir par son personnage qu'il en perdra la raison. Le cinéaste adaptera quelques années plus tard son film au parlant.

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