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Dans quel océan navigua la Flotte des Trésors ? Réponse

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3 novembre
Événements
3 novembre 1493 : Christophe Colomb en Guadeloupe

Le 3 novembre 1493, lors de son deuxième voyage vers le Nouveau Monde, Christophe Colomb aborde sur une île que ses habitants, des Indiens Caraïbes de féroce réputation, appellent Caloucaéra. Son nom sera transformé par les découvreurs européens en Guadeloupe. L'île, de même que la Martinique voisine, sera colonisée à partir de 1635 par les Français.


3 novembre 1839 : La Sublime Porte se réforme

Le 3 novembre 1839, le sultan ottoman Abdul-Medjid 1er (en turc Abdulmecit) publie la charte de Gulhané (hatti chérif) qui proclame l'égalité devant la loi de tous les sujets de l'empire ottoman, quelle que soit leur religion. C'est le début d'une longue période de bouleversements connue sous le nom de Tanzimat, d'après un mot turc qui signifie organisation et désigne un Conseil qui sera établi en 1854 pour veiller à l'application des réformes...

suite de l'article
3 novembre 1867 : Les chassepots font merveille à Mentana

Le 3 novembre 1867, des volontaires garibaldiens tentent de pénétrer à Rome et d'en chasser le pape Pie IX. Ils veulent remettre la ville au roi d'Italie Victor-Emmanuel II pour achever l'unité politique de la péninsule...

suite de l'article
3 novembre 1903 : Le Panamá, un État sur mesure

Le 3 novembre 1903, l'isthme de Panama fait sécession d'avec la Colombie tandis que des vaisseaux de guerre américains mouillent devant les villes de Colon et Panama. La création du nouvel État est téléguidée par le gouvernement américain qui souhaite avoir les mains libres pour y creuser un canal...

suite de l'article
3 novembre 1918 : Mutinerie à Kiel

Le 3 novembre 1918, une mutinerie éclate à Kiel, un port militaire allemand de la mer Baltique. Les dirigeants allemands s'inquiètent d'une contagion révolutionnaire dans tout le pays. Ils pressent l'empereur Guillaume II de démissionner, ce qui sera fait le 9 novembre, et entament des négociations avec les Alliés occidentaux pour un armistice qui mettrait fin à la Grande Guerre.


C'est sa fête : Hubert
De noble ascendance, Hubert fut évêque de Liège et Maastricht au temps des rois mérovingiens. Autour de son tombeau, dans les Ardennes, s'est établie la ville de Saint-Hubert.
Une légende tardive raconte qu'un crucifix lui serait apparu entre les bois d'un cerf au cours d'une partie de chasse. Cela fait de Saint Hubert le patron des chasseurs. On lui attribue aussi des pouvoirs contre la rage !
Naissances
Benvenuto Cellini
3 novembre 1500 à Florence (Italie) - 15 février 1571 à Florence (Italie)

Le sculpteur et orfèvre Benvenuto Cellini s'est signalé par son génie artistique, y compris en France où il a été invité par François 1er, mais aussi par ses frasques, son goût pour les éphèbes et, plus grave, sa violence. Ainsi s'est-il rendu coupable de plusieurs meurtres !...

Mutsuhito, Meiji Tenno
3 novembre 1852 à Kyoto (Japon) - 30 juillet 1912 à Tokyo (Japon)

Mutsuhito, fils de l'empereur Koméi, monte sur le trône à 15 ans. Il est, selon la chronologie officielle, le 122e empereur du Japon (Tenno en japonais). Il adopte le nom de règne de Meiji Tenno (Meiji veut dire lumière en japonais). Ce nom est significatif de sa volonté de moderniser l’empire du Japon et de l’ouvrir sur le monde.

Ne se satisfaisant pas du rôle purement symbolique et religieux dévolu au souverain, l’empereur Meiji Tenno congédie le maire du palais (le shogun) le 9 novembre 1867 et décide de gouverner désormais en personne, avec le concours des grands seigneurs (daimyos) réformistes.

Il déplace sa capitale de Kyoto à Edo (aujourd’hui Tokyo) et réinvente une «tradition nationale japonaise» fondée sur le culte d'État, le shintoïsme, pour maintenir ses sujets dans l’obéissance.

Il brise la féodalité et oblige les anciens guerriers samouraïs à se mettre à son service exclusif, dans l’administration, l’armée et les affaires. Les créations d’entreprises se multiplient, bénéficiant du haut degré d’éducation du peuple japonais (50% de la population adulte sait déjà lire et écrire au XIXe siècle).

L’empereur lance la construction de voies ferrées. Il copie le meilleur de l'Occident par le biais de la mission Iwakura... Ainsi, il instaure le service militaire et bâtit une armée moderne sur le modèle allemand. En 1889, il juge son œuvre assez solide pour oser introduire une Constitution et se défaire d'une partie de son pouvoir au profit de deux assemblées élues.

Le succès de cette modernisation à marches forcées est consacré par les conquêtes coloniales du Japon et sa victoire sur la Russie en 1905. C’est la première fois qu’une puissance asiatique l’emporte sur un pays européen. Les Occidentaux comprennent qu’ils doivent désormais tenir le Japon pour leur égal.

En 45 ans de règne, jusqu'à sa mort, le 30 juillet 1912, Mutsuhito aura ainsi fait sauter plusieurs siècles à son pays, du Moyen Âge à l'ère industrielle.

Voir : Le Japon entre dans l'«ère des Lumières»
André Malraux
3 novembre 1901 à Paris - 22 novembre 1976 à Créteil

Issu d'un milieu bourgeois, André Malraux, passionné de culture orientale, part en 1923 au Cambodge, alors protectorat français, en vue de piller et revendre quelques statues khmères. Cela lui vaut quelques ennuis avec la justice française... et nourrit ses premiers romans (La voie royale,...).

Là-dessus, il se pique de passion pour les communistes chinois en pleine lutte avec les nationales du Guomindang de Tchang Kaï-chek. Du dramatique affrontement de Changhai (1927), il tire la matière de La condition humaine (prix Goncourt, 1933). Un peu plus tard, il participe (de loin) à la guerre civile en Espagne et en tire un nouveau roman à succès, L'Espoir.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la Résistance et, après la Libération de la France, devient brièvement ministre de l'Information du général de Gaulle. Il poursuit en parallèle des réflexions sur la création artistique, dans le droit fil d'un grand critique un peu oublié, le médecin Élie Faure, auteur de L'Esprit des formes. André Malraux entame son dernier parcours comme ministre des Affaires culturelles du général de Gaulle sous la Ve République.

Décès
Olympe de Gouges
7 mai 1748 à Montauban - 3 novembre 1793 à Paris

Née en mai 1748 dans un ménage modeste de Montauban sous le nom de Marie Gouzes, la future Pasionaria de la Révolution française, précurseur du féminisme, est libérée du mariage par un veuvage précoce.

Montée à Paris, elle fréquente divers amants dont l'écrivain François Sébastien Mercier, auteur du Tableau de Paris, et se manifeste dès 1788 par des écrits révolutionnaires (Remarques patriotiques) comme par sa dénonciation de l'esclavage.

En 1791, elle publie une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, avec une dédicace à la reine Marie-Antoinette, où l'on peut lire cette célèbre formule : «La femme a le droit de monter à l'échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune» (article 10).

Sous la Convention, elle milite au club des Jacobins, dénonçant la peine de mort, revendiquant le droit de vote sans distinction de sexe,... Proche des Girondins, elle s'oppose aux Montagnards et à leur chef, Robespierre, ce qui lui vaut d'être condamnée à l'échafaud. «Enfants de la Patrie, vous vengerez ma mort !» lance-t-elle avant de mourir.

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