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Henri III (1551 - 1589)

Le dernier des Valois


Fils préféré de Catherine de Médicis, le duc d'Anjou succède à son frère sous le nom d'Henri III. Sans aucun doute le plus intelligent des quatre fils du roi de France Henri II, il sera desservi par les événements, la malchance... et la postérité qui lui fera au XIXe siècle une fausse réputation d'adulte immature et d'homosexuel notoire !

Intrigues, guerres et complots

Quand Charles IX meurt le 30 mai 1574, Henri est à Cracovie où, grâce aux intrigues et à l'argent de sa mère, il s'est fait élire roi de Pologne l'année précédente, en concurrence avec... le tsar Ivan le Terrible !

Apprenant la mort de son aîné, Henri quitte en catimini la froide Pologne et ses sujets. Au terme d'un long voyage entrecoupé de fêtes, avec une étape prolongée à Venise, il rejoint sa mère à Lyon.

Au passage, il fait la rencontre d'une jeune femme, Louise de Lorraine, et en tombe éperdument amoureux. Fait inhabituel dans un monde aristocratique où les mariages de raison et de convention sont la règle, il va épouser sa dulcinée et se refusera à s'en séparer lorsqu'il apparaîtra que leur union est stérile...

Après son sacre à Reims, Henri III inaugure un cérémonial de cour, assorti d'une étiquette qui place le souverain au-dessus de ses sujets et en fait la personnification de l'État. Son lointain successeur Louis XIV portera cette conception de la monarchie à son paroxysme...

Henri III organise le Grand Conseil (le gouvernement), y faisant entrer ses «mignons» (sans connotation homosexuelle). Ces hommes sont en fait de rudes compagnons d'armes comme le duc Anne de Joyeuse et le duc Jean-Louis d'Épernon. Le premier épouse en 1581 la belle-soeur du roi, Marguerite de Vaudémont-Lorraine, au cours de fêtes fastueuses, et sera tué à Coutras (1587) ; le second, dévoué corps et âme à Henri III, se ralliera avec réticence à son successeur Henri IV avant d'être éloigné du pouvoir par Richelieu...

Cependant, les guerres de religion reprennent avec à la tête de l'Union calviniste le roi Henri III de Navarre, qui est le cousin du roi de France. «Monsieur», duc d'Alençon et jeune frère du roi, négocie la paix de Beaulieu-lès-Loches en 1576. Jugée trop favorable aux protestants, elle suscite la création de la Sainte Ligue catholique, avec Henri de Guise à sa tête. Par la paix de Bergerac, l'année suivante, Henri III impose la dissolution des deux organisations réformée et catholique. Il s'ensuit une trêve relative de sept ans.

Mais en 1584, la mort de «Monsieur» fait d'Henri de Navarre (un protestant !) l'héritier présomptif du trône. Les troubles reprennent avec une intensité redoublée. C'est la «guerre des trois Henri». En 1588, Henri III est chassé de Paris par la Ligue, qui ne cache plus son désir de hisser un Guise sur le trône.

Le roi ne voit plus d'autre issue que de faire assassiner Henri de Guise et son frère puis de se réconcilier avec le roi de Navarre. Cela lui vaut d'être lui-même assassiné par un moine. Sur son lit de mort, il fait jurer à ses compagnons de servir avec loyauté son successeur légitime.

Le dernier souverain de la famille des Valois, branche cadette de la dynastie capétienne laisse la place au premier souverain de la famille des Bourbons.

Fabienne Manière

Publié ou mis à jour le : 2010-09-21 12:39:22