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Devinette

A quel architecte français doit-on les plans de Washington ? Réponse

Henri IV (1553 - 1610)
Le «Vert-Galant» 6 fois converti
 

Henri IV, issu de la maison de Bourbon, une branche cadette de la dynastie capétienne, met un terme aux guerres de religion avec l'Édit de tolérance de Nantes. Avec son ami Maximilien de Béthune, duc de Sully, il restaure le royaume dans son intégrité et sa prospérité. Il sera finalement assassiné par le triste Ravaillac.

Tous ces éléments alimenteront sa popularité, portée à son zénith au XIXe siècle par les partisans de la restauration monarchique.

Henri IV (peinture sur bois, musée Carnavalet, Paris)

Une famille tiraillée

Le futur roi de France naît au château de Pau, résidence des rois de Navarre. Sa mère Jeanne d'Albret, farouche protestante, l'arrache au catholicisme.

La régente Catherine de Médicis, désireuse de réconcilier protestants et catholiques, marie l'héritier de Navarre, par ailleurs prince du sang (proche parent de la famille royale) à sa fille Marguerite (dite Margot). Mais les noces se terminent dans le sang avec le massacre de la Saint Barthélemy.

Ramené de force au catholicisme, Henri réussit cinq ans plus tard à s'enfuir de la cour et devient le chef des réformés. Il prend dès lors la tête de l'Union calviniste tandis que les ultras catholiques se rassemblent dans une Sainte Ligue conduite par le duc Henri de Guise, dit le Balafré.

Batailles pour un trône

Coup de tonnerre en 1584 avec la mort du plus jeune fils de Catherine de Médicis : le protestant Henri de Navarre devient l'héritier légitime du roi de France Henri III, celui-ci n'ayant pas d'enfant ! L'ultime guerre de religion, dite «des trois Henri» met au prises Henri de Guise, Henri de Navarre, héritier de la couronne, et le roi Henri III.

Après la mort de ses rivaux, le roi de Navarre, devenu Henri IV, livre la bataille de la dernière chance à Ivry, près de Chartres, le 14 mars 1590, face à des troupes trois fois plus nombreuses. C'est un succès («ralliez-vous à mon panache blanc»). Pour le concrétiser, il se résout à abjurer la foi calviniste et revient au catholicisme sur le conseil de Maximilien de Béthune (lui-même protestant déterminé !). Il est enfin sacré roi en 1594.

Remise en ordre

En 1598, Henri IV impose son autorité avec l'édit de Nantes et la soumission contre espèces sonnantes et trébuchantes des derniers seigneurs réfractaires à son autorité. Le 2 mai 1598, la paix de Vervins met un terme à la présence espagnole. Aussitôt après, par le traité de Lyon avec le duc de Savoie, Henri IV agrandit le royaume de quelques belles seigneuries entre Rhin et Saône (Bresse, Bugey, Valromey, pays de Gex).

Henri IV et son ministre et ami Maximilien de Béthune, futur duc de Sully, s'appliquent sans attendre à remettre en ordre le pays et à restaurer ses finances. Ainsi Henri IV se marie-t-il avec Marie de Médicis, fille du grand-duc de Toscane, avec une belle dot à la clé !

Dès 1604, du fait de la sage et habile gestion du surintendant des finances, le budget de l'État redevient excédentaire. Maximilien de Béthune mérite dès lors de recevoir les titres de duc de Sully et pair de France.

Henri IV est assassiné dans les conditions que l'on sait le 14 mai 1610, au lendemain du sacre de la reine Marie de Médicis !... Celle-ci devient illico régente.

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