Le dictionnaire de l'Histoire

métallurgie du fer, sidérurgie

Le travail du fer, ou sidérurgie, apparaît vers le IIe millénaire avant JC au Moyen-Orient. Il tire parti du minerai de fer, très abondant à la surface de la terre. Le métal est séparé des impuretés dans des bas fourneaux où se consument lentement et à haute température, à l'abri de l'air, des couches alternées de minerai et de charbon de bois : les impuretés se consument et donnent le «laitier», libérant le métal en fusion. On obtient au final un bloc de quelques centaines de grammes à plusieurs kilos : la «loupe», formée pour un tiers de fer pur, pour un tiers d'acier (alliage ferreux avec moins de 2% de carbone) et pour le reste de fonte (celle-ci n'a pas d'utilité pratique dans l'Antiquité).

En Gaule, les Celtes découvrent la métallurgie du fer vers 750 avant JC. Ils excellent rapidement dans cette industrie et fabriquent aussi bien des socs de charrue que de longues et redoutables épées à double tranchant. Grâce à la supériorité de leurs armes, les premiers Celtes, qui combattent souvent nus et couverts de peintures rituelles, vont au IVe siècle avant JC se répandre dans toute l'Europe, du Danube aux îles britanniques.

Voir : La guerre des Gaules

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