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De 1492 à 1688

Renaissance et Temps modernes


L'Europe décolle

Pour les historiens, le Moyen Âge se termine en 1453, avec la prise de Constantinople par les Turcs qui met fin au dernier vestige de l'empire romain, ou en 1492, avec l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique.

À ces dates-là, du Japon à l'Angleterre, tous les vieux pays sont à peu près au même niveau de développement économique. Par leur taille, les États chrétiens font piètre figure en regard des empires musulmans : l'empire ottoman, l'empire perse et le sultanat de Delhi. Qui plus est, leur unité fondée sur la référence au catholicisme est brisée par la Réforme protestante.

Mais l'Europe a l'avantage d'être beaucoup plus peuplée que ses voisins. Elle compte 70 millions d'habitants (15 en Allemagne, 13 en France, 9 en Italie, 7,5 dans la péninsule ibérique,...) tandis que l'empire ottoman n'est peuplé que de12 millions d'habitants, dont une moitié de chrétiens orthodoxes, l'Afrique du Nord de 4 millions d'habitants et l'Égypte de 6.

Dynamique, l'Europe est saisie d'une telle effervescence intellectuelle, artistique et scientifique que très vite elle se distingue du reste du monde. Cette effervescence s'accompagne d'un retour aux modèles de l'Antiquité gréco-latine. C'est l'humanisme. L'époque a été pour cela qualifiée de Renaissance. Le terme, sous sa forme italienne Rinascita, est pour la première fois employé par le peintre Giorgio Vasari vers 1550 pour qualifier un mouvement littéraire et artistique. Il est repris au XIXe siècle par l'historien suisse Jacob Burckhardt dans le titre d'un ouvrage : Civilisation de la Renaissance pour qualifier cette fois une époque historique, les XVe et XVIe siècles.

L'Europe consolide son avance sur le reste du monde avec la colonisation de l'Amérique. C'est le début d'une prodigieuse aventure.

Imprimerie et Grandes Découvertes

À la fin du XVe siècle, le centre de gravité de la chrétienté occidentale se déplace de l’Italie vers les régions rhénanes, épargnées tant par les Turcs que par la guerre franco-anglaise.

C’est là, entre Strasbourg et Mayence, qu’un graveur sur bois, Gutenberg, invente l’imprimerie. Son procédé permet de reproduire des livres à de nombreux exemplaires et à moindre coût à partir de caractères en plomb.

Les livres imprimés sur papier concurrencent très vite les manuscrits sur parchemin que copiaient un par un des moines spécialisés. Moins chers, plus accessibles, ils facilitent la diffusion de la lecture ; le livre le plus lu étant toujours la Bible (en latin).

À l’ouest du continent se préparent des bouleversements tout aussi importants que l’imprimerie. Dans le petit royaume du Portugal, dont la principale ressource est la pêche en haute mer, des marins audacieux rêvent de concurrencer les marchands italiens en contournant l’Afrique en bateau et en allant eux-mêmes acheter des épices aux Indes. Un prince, appelé Henri le Navigateur bien qu’il n’ait jamais navigué, crée un centre de recherches à Sagres, sur la côte atlantique. Dans ce centre, on dresse des cartes marines et l’on rassemble un maximum d’informations sur les navigations lointaines.

À la même époque, à l’autre bout du monde, en Chine, un empereur de la dynastie Ming, qui a succédé à la dynastie mongole, organise de grandes expéditions maritimes. À plusieurs reprises, des flottes de jonques géantes, chargées de milliers d’hommes, explorent les côtes de l’océan Indien et jettent même l’ancre en Afrique. Mais les lettrés chinois, sages comme tout intellectuel qui se respecte, condamnent ces expéditions qui leur paraissent coûteuses et sans utilité.

Les Portugais ont plus de chance. L’un des leurs, Barthélemy Diaz, réussit à atteindre la pointe de l’Afrique. Il fait la preuve qu’il est possible de remonter en bateau jusqu’aux Indes.

Mais peu après, un Génois excentrique, qui a étudié la navigation au Portugal, prétend qu’il est possible d’atteindre l’Asie des épices en filant droit vers l’ouest à travers l’océan Atlantique. Il soumet son projet à la reine d’Espagne Isabelle la Catholique. Celle-ci, toute à sa joie d’avoir expulsé les derniers musulmans de son pays, accepte de l’aider.

Christophe Colomb a le bonheur de rencontrer sur sa route une terre qu’il croit être les Indes (12 octobre 1492). Il appelle ses habitants des Indiens. Mais quelques années plus tard, on s’apercevra qu’il s’agit en fait d’un continent nouveau, un Nouveau Monde. On le baptisera Amérique, d’après le prénom d’un navigateur florentin, Amerigo Vespucci.

Très vite les Espagnols et les Portugais multiplient les expéditions. Les premiers explorent et occupent les terres situées à l’ouest de l’Europe, du continent américain à l’archipel des Philippines. Les seconds se réservent les terres situées plus à l’est, de la pointe de l’Amérique (le Brésil) à la Chine en passant par l’Afrique et les Indes. Les uns et les autres cherchent en premier lieu de nouvelles routes pour le commerce des épices. En Amérique, les nouveaux-venus abattent les empires locaux : l’empire aztèque et l’empire inca. Ils christianisent les populations indiennes, généralement par la contrainte.

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Le temps des Révolutions

Publié ou mis à jour le : 2018-04-20 15:32:44

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Les commentaires sur cet article :

echo (06-11-201721:02:41)

Bonjour,
Cet article donne une image exhaustive et attrayante de cette période de bouleversements. Cependant, il est à regretter qu'il contienne une information erronée souvent relayée et sans fondement: la supposée relation amoureuse entre Anne d'Autriche et Mazarin, navrant.
Il est navrant de voir se


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À qui les musulmans attribuent-ils la paternité du Coran ?

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