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Le dictionnaire de l'Histoire

corporations, métiers, compagnons



 

Dans les bourgs et villes du Moyen Âge, après l'An Mil, les artisans s'organisent sous forme d'associations professionnelles, les « corps de métiers », aussi appelés selon le lieu : « gildes » (ou « guildes »), « hanses »...

Ces associations organisent l'entraide et sévissent contre les franc-tireurs qui voudraient casser les prix ou dénaturer les pratiques professionnelles. Elles sont hiérarchisées, avec des maîtres, des compagnons et à la base des apprentis. Leur direction est assurée par des maîtres élus, les jurés, réunis en « jurandes » ou « maîtrises ».

Après quelques années de formation auprès d'un maître, les apprentis deviennent compagnons. Ils vont alors de ville en ville pour compléter leur formation chez différents maîtres. Les meilleurs, s'ils en ont les moyens, exécutent un « chef-d'oeuvre » et le soumettent à un jury. Ils peuvent alors devenir maîtres à leur tour.

À la fin du Moyen Âge, le coût des chefs-d'oeuvre et des obstacles divers font que seuls les fils de maître peuvent espérer devenir maître à leur tour. Les compagnons tendent alors à se grouper dans des associations d'entraide parallèles et plus ou moins clandestines, les « compagnonnages ». La franc-maçonnerie, qui apparaît au XVIIIe siècle dans la société cultivée anglaise, s'inspire de cette tradition-là.

On distingue usuellement les « métiers libres » ou « métiers réglés », qui sont relativement autonomes et ne dépendent que des municipalités (échevins, maires,...), et les « métiers jurés », qui sont sous la tutelle de l'administration royale.

Au XVIIe siècle, sous l'influence des théories mercantilistes, l'administration renforce son emprise sur les corporations, les accablant de règlements et de taxes. Le système se sclérose et devient source d'injustices, de privilèges, justifiant pleinement les appels des « philosophes » à la liberté d'entreprendre.

En 1762, sous le règne de Louis XV, un édit royal porte un premier coup aux corporations en dispensant les paysans qui travaillent les étoffes de l'adhésion à une corporation. Cela fait l'affaire des marchands-fabricants qui distribuent le travail dans les villages pendant les périodes hivernales.

En 1776, le ministre Turgot tente mais en vain de supprimer les corporations. Celles-ci ne sont abolies en France que par le décret d'Allarde et la loi Le Chapelier (1791), à la faveur de la Révolution.

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